Ho Chi Minh-Ville (VNA) – La transformation numérique et l’application des nouvelles technologies à la production deviennent indispensables pour les entreprises vietnamiennes à l’heure de la quatrième révolution industrielle. Le développement des usines intelligentes constitue un levier essentiel pour améliorer la productivité, la qualité et la gestion de la production, tout en favorisant une participation accrue aux chaînes d’approvisionnement mondiales.
C’est ce qu’ont souligné des experts et des représentants d’entreprises lors de la conférence de bilan du projet de coopération pour le développement des usines intelligentes dans le Sud en 2026, organisée le 21 octobre par le Service de l’industrie et du commerce de Ho Chi Minh-Ville, en collaboration avec Samsung Electronics Vietnam.
Lee Kyung Ha, expert de Samsung, a expliqué qu’une usine intelligente devait reposer sur un système de gestion intégré, permettant de connecter les données tout au long de la chaîne de production et d’améliorer les processus sur la base de ces données. Les entreprises doivent ainsi passer d’une gestion manuelle traditionnelle à un modèle fondé sur les données et la standardisation des processus, afin de construire une plateforme numérique au service d’une production durable.
Toutefois, les solutions adoptées doivent être adaptées à la situation et aux capacités de chaque entreprise. L’objectif ne consiste pas seulement à numériser les activités, mais également à identifier les problèmes et à lever les obstacles. Cette approche permet de traduire la transformation numérique en résultats concrets dans la gestion des activités, la planification, la qualité de la production, la logistique et la gestion de l’énergie.
Plusieurs entreprises illustrent cette démarche. Cat Thai, spécialisée dans la production et le commerce, ainsi que SMC Phu My, active dans la mécanique de précision, ont adopté des systèmes de gestion en temps réel et utilisent les données pour améliorer la qualité de leur production. Viet Uc, spécialisée dans la mécanique et les matières plastiques, et le groupe SIBA, spécialisé dans la mécanique de haute technologie, ont, pour leur part, intégré les technologies numériques dès la mise en service de leurs nouvelles usines.
Le directeur général adjoint du groupe SIBA, Le Hoang Trung, a indiqué que la participation au projet avait permis à son entreprise de faire le point sur le fonctionnement de son usine, de découvrir des méthodes de gestion avancées et d’élaborer progressivement une feuille de route adaptée à ses objectifs à long terme. L’entreprise a également commencé à numériser ses données de conception grâce à un système de gestion des données techniques (PDM), à surveiller sa consommation d’énergie et à visualiser les informations relatives à la production.
Le directeur adjoint du Service de l’industrie et du commerce de Ho Chi Minh-Ville, Ha Van Ut, a souligné que la valeur du projet dépassait l’installation de logiciels ou l’amélioration d’indicateurs techniques. Son principal apport réside dans l’évolution des pratiques de gestion, les entreprises passant d’un pilotage fondé sur l’expérience à une gestion appuyée sur des données concrètes, avec des processus plus professionnels et standardisés.
Il a précisé que les experts de Samsung avaient accompagné pendant plusieurs mois les quatre entreprises participantes directement sur leurs sites de production afin de définir des feuilles de route adaptées à chacune. Cette coopération étroite entre le Centre de développement des industries de soutien de Ho Chi Minh-Ville, Samsung Electronics Vietnam et les experts mobilisés a permis d’évaluer le niveau de numérisation des entreprises et de définir des feuilles de route adaptées au développement d’usines intelligentes. -VNA