Hanoi (VNA) - La vice-Première ministre Pham Thi Thanh Tra a signé la décision n° 2033/QD-TTg du Premier ministre approuvant la Stratégie nationale de développement global de l’enfant, qui fixe des objectifs précis en matière de santé, d’éducation, de protection et d’épanouissement des enfants.
D’ici à 2030, le Vietnam entend garantir à tous les enfants un environnement sûr, sain, accueillant et épanouissant, ainsi qu’un accès équitable à des services de qualité en matière de santé, d’éducation et de protection. La Stratégie vise également à favoriser leur développement physique, intellectuel, psychologique, moral et personnel, tout en renforçant leurs compétences de vie, leurs aptitudes numériques et leur créativité. Une attention particulière sera accordée aux enfants en situation particulière et à ceux vivant dans les zones défavorisées. L’objectif est de contribuer à améliorer la qualité des ressources humaines de demain et de répondre aux exigences du développement durable et de l’intégration internationale du Vietnam.
À l’horizon 2045, tous les enfants devront jouir pleinement de leurs droits et accéder équitablement à des services de haute qualité dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la culture, du sport, de la protection sociale et d’autres secteurs essentiels. Ils devront également disposer des capacités nécessaires pour s’adapter à la société numérique et participer à l’intégration internationale, afin de devenir une ressource humaine hautement qualifiée au service d’un pays prospère et heureux.
La proportion d’enfants victimes de violences et d’abus sexuels devra diminuer d’au moins 5 % par an jusqu’en 2030, puis de 3 % par an entre 2031 et 2035. Le taux de travail des enfants âgés de 5 à 17 ans devra passer sous 1,1 % en 2030 et rester inférieur à ce seuil en 2035.
La mortalité due aux accidents et aux blessures devra être ramenée à moins de 12 pour 100.000 enfants en 2030, puis à moins de 11 pour 100.000 en 2035. Par ailleurs, tous les enfants en situation particulière devront bénéficier, dès 2030, d’un soutien et de services adaptés à leurs besoins fondamentaux, avec un maintien de cet objectif jusqu’en 2035.
L’accès aux activités culturelles, sportives et récréatives sera également élargi. La proportion de communes, de quartiers et de zones administratives spéciales disposant d’espaces de jeux et de loisirs devra atteindre 85 % en 2030, puis 90 % en 2035.
La Stratégie prévoit par ailleurs de renforcer les capacités des familles et des structures chargées de l’enfance, tout en améliorant la coordination intersectorielle et la gestion numérique des informations. D’ici à 2030, le Vietnam devra achever la collecte, la normalisation, la mise à jour, l’interconnexion et le partage des données relatives aux enfants. Le suivi portera notamment sur les enfants victimes de violences ou exposés aux risques d’exploitation et d’abandon, conformément au Programme national de protection de l’enfance et de prévention et de réduction du travail illégal des enfants pour 2026-2030.
La proportion de parents et de personnes chargées de la garde des enfants disposant de connaissances et de compétences adaptées aux différentes étapes de leur développement devra atteindre 85 % en 2030 et 95 % en 2035.
D’ici à 2027, toutes les communes, tous les quartiers et toutes les zones administratives spéciales devront désigner une personne chargée des questions relatives à l’enfance et mettre en place un dispositif de réception et de traitement des signalements. L’accès à la ligne nationale de protection de l’enfance 111 et aux mécanismes de traitement des urgences devra être garanti jusqu’en 2035.
Pour atteindre ces objectifs, la Stratégie s’articule autour de huit axes prioritaires : perfectionner les institutions et les politiques ; améliorer la santé, la nutrition et le développement global des enfants ; renforcer la qualité de l’éducation ; protéger les enfants et garantir leur sécurité ; promouvoir leur participation ainsi que leur accès aux activités culturelles, sportives et récréatives ; accélérer la transformation numérique et améliorer le suivi et l’évaluation ; renforcer la communication sur les droits de l’enfant ; enfin, mobiliser les ressources nécessaires dans le cadre légal et développer la coopération internationale. -VNA