Hanoï (VNA) - Le Premier ministre Le Minh Hung a présidé, le 11 septembre à Hanoï, une réunion de travail avec le ministère de l’Industrie et du Commerce et les organismes concernés sur la restructuration du système de distribution des carburants.
Les participants ont discuté de la réduction des intermédiaires, de la répartition claire des responsabilités, ainsi que du recours aux technologies. Ils ont également examiné la poursuite de la réforme du mécanisme de gestion des prix selon les principes du marché, sous la régulation de l’État, et des mesures visant à garantir l’approvisionnement, y compris en période de fortes fluctuations, ainsi que du fonctionnement du Fonds de stabilisation des prix des carburants.
Le Premier ministre a souligné que la sécurité énergétique nationale constituait une condition essentielle à la stabilité et à une croissance économique à deux chiffres. La restructuration du système de distribution figure ainsi parmi les priorités.
Selon le chef du gouvernement, les carburants sont des produits stratégiques et essentiels qui ont un impact direct sur la production, les activités économiques, la vie de la population, l’inflation et la stabilité macroéconomique. Face aux fluctuations du marché international, le Vietnam a pris des mesures budgétaires, fiscales et de gestion du marché pour garantir l’approvisionnement et maîtriser les prix.
Il a toutefois relevé plusieurs insuffisances : forte dépendance au marché international, limites du cadre juridique et des mécanismes de gestion, risques de ruptures d’approvisionnement, organisation peu rationnelle du système de distribution, nombre élevé d’opérateurs principaux aux capacités d’approvisionnement limitées et présence de nombreux intermédiaires qui augmentent les coûts. Des cas de rétention de stocks, de spéculation, de transactions successives entre intermédiaires et de contrebande ont également été constatés.
Concernant le projet de modification du décret n°83/2014/ND-CP sur le commerce des carburants, Le Minh Hung a demandé une réforme réelle du système de distribution. Le nouveau mécanisme doit réduire au maximum les intermédiaires, clarifier les droits, les obligations et les responsabilités de chaque acteur, réduire les coûts, tout en conciliant les intérêts de l’État, des entreprises et des consommateurs.
Le Premier ministre a également demandé de poursuivre la réforme du mécanisme de gestion des prix selon les principes du marché, sous la régulation de l’État. Le ministère de l’Industrie et du Commerce, en coordination avec le ministère des Finances, devra revoir la formule de calcul des prix, les coûts, les bénéfices ainsi que les règles de déclaration et de publication des prix. Il s’agit à la fois de permettre aux entreprises de réduire leurs coûts et de faire jouer la concurrence pour faire baisser les prix, tout en empêchant les acteurs de tirer parti de leur position sur le marché pour pratiquer des prix injustifiés.
Enfin, les ministères concernés devront perfectionner les mécanismes relatifs à l’approvisionnement, aux réserves et aux outils de stabilisation du marché, afin que l’État dispose des outils nécessaires pour intervenir en cas de fluctuations anormales du marché.
Le chef du gouvernement a demandé au ministère de l’Industrie et du Commerce d’accélérer la finalisation du projet de décret, en poursuivant les consultations avec les entreprises, les associations, les experts et la population, en vue de sa soumission pour adoption, au plus tard début octobre 2026. -VNA