Hanoï (VNA) – Le secteur de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche a maintenu une croissance positive au cours des neuf premiers mois de 2026, avec une progression de 4,02 %, la plus élevée depuis 2019, confirmant ainsi son rôle de pilier de l’économie, tout en contribuant à assurer la sécurité alimentaire et à soutenir les exportations.
Lors d’une conférence de presse consacrée à la publication des statistiques socio-économiques du troisième trimestre et des neuf premiers mois de 2026, tenue le 3 octobre à Hanoï, Dau Ngoc Hung, chef de la Division des statistiques de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche relevant du Département des statistiques du ministère des Finances, a indiqué que la production agricole, sylvicole et halieutique avait enregistré des résultats positifs au troisième trimestre et au cours des neuf premiers mois de l’année.
Au troisième trimestre 2026, ce secteur devrait progresser de 4,21 %, soit une hausse nettement supérieure aux taux de croissance de 3,6 % enregistré au troisième trimestre 2024 et de 3,71 % au troisième trimestre 2025. Ces résultats reposent sur une croissance relativement homogène dans plusieurs domaines, notamment l’aquaculture et la pêche, l’élevage et les cultures pérennes.
Le secteur halieutique demeure l’un des principaux moteurs de la croissance. La valeur de la production halieutique a augmenté de 4,99 % au cours des neuf premiers mois, contribuant à hauteur d’environ 28 % à la croissance globale du secteur. Cette progression s’explique notamment par le développement de l’aquaculture, l’intensification de l’application des hautes technologies et l’expansion des modèles d’élevage intensif, hyperintensif et marin. La production de crevettes d’eau saumâtre a atteint 940 800 tonnes au cours des neuf premiers mois, en hausse de 8,3 % sur un an, tandis que celle de tilapias a progressé de 10,2 % et l’aquaculture marine de 10,4 %.
L’élevage a également maintenu une croissance soutenue, avec une hausse de 4,92 % de la valeur de sa production au cours des neuf premiers mois, contribuant à plus de 25 % à la croissance globale du secteur. Les cheptels porcins et avicoles ont continué d’augmenter en volume et en production grâce à la transition vers des modèles d’élevage en exploitation et de production concentrée, au développement des chaînes de valeur intégrées, ainsi qu’à l’application de mesures de biosécurité.
Parallèlement, les cultures pérennes continuent de valoriser leurs atouts grâce à l’extension des superficies consacrées aux cultures à forte valeur économique, à l’amélioration des rendements et de la qualité, ainsi qu’au développement des codes des zones de production. La valeur de la production des cultures pérennes a progressé de 4,91 % au cours des neuf premiers mois, contribuant à hauteur d’environ 21 % à la croissance globale du secteur. Plusieurs fruits ont enregistré des hausses notables, notamment le durian, dont la production a augmenté de 13,8 %, le jacquier de 8,7 % et la noix de coco de 6,4 %.
Par ailleurs, les cultures annuelles et la sylviculture continuent de jouer un rôle fondamental. Malgré une réduction des superficies rizicoles, les rendements et la production de riz ont augmenté, contribuant à garantir la sécurité alimentaire et à répondre aux besoins de la consommation intérieure et des exportations. La production de bois a également progressé, contribuant à assurer l’approvisionnement en matières premières de l’industrie de transformation et des exportations.
Selon le Département des statistiques, les exportations demeurent un moteur important de la production agricole, sylvicole et halieutique. Le chiffre d’affaires à l’exportation des produits agricoles, sylvicoles et halieutiques a atteint 39,1 milliards de dollars au cours des neuf premiers mois de 2026, en hausse de 3,7 % sur un an. Parallèlement, la reprise de la demande intérieure a également soutenu la production.
Ces résultats ont été obtenus dans un contexte où les conditions météorologiques sont restées globalement favorables à la production dans de nombreuses régions. Les mesures visant à orienter la production, à prévenir et à combattre les maladies, à restructurer les cultures et l’élevage, ainsi qu’à renforcer les liens entre la production et les débouchés ont également été mises en œuvre en temps opportun par les ministères, les secteurs et les collectivités locales.
Cependant, le secteur agricole, sylvicole et halieutique reste confronté à plusieurs difficultés, notamment la baisse ou le niveau encore faible des prix de certains produits agricoles, le coût élevé des intrants, les risques persistants de maladies, ainsi que les effets des phénomènes météorologiques extrêmes, des pluies et tempêtes, de la sécheresse et de l’intrusion saline. Les exigences croissantes des marchés d’exportation en matière de qualité, de sécurité sanitaire des aliments et de traçabilité exercent également une pression accrue sur les entreprises et les producteurs.
Dans les temps à venir, le Département des statistiques recommande aux localités de poursuivre les efforts pour stabiliser la production, contrôler les maladies, réduire les coûts des intrants, développer des zones de production répondant aux normes, élargir les chaînes de valeur et améliorer la qualité de la transformation. Il préconise également de suivre de près l’évolution des marchés et de soutenir la commercialisation et les exportations, afin de maintenir la dynamique de croissance positive du secteur agricole, sylvicole et halieutique.- VNA