Hanoï (VNA) - Le groupe de coordination intersectoriel Vietnam-Laos a organisé, du 26 au 28 août dans la province de Dien Bien, un programme d'inspection sur la mise en œuvre de l'Accord de Hanoï de 2007.
Cette mission visait à évaluer les résultats obtenus, à identifier les difficultés, les obstacles et à proposer des solutions pour fluidifier davantage le passage des personnes, des véhicules et des marchandises aux frontières, selon les informations communiquées samedi par le ministère de l’Industrie et du Commerce.
Signé le 14 septembre 2007 à Hanoï, cet accord bilatéral visant à faciliter la circulation des personnes, des moyens de transport et des marchandises à travers la frontière, afin de promouvoir davantage les investissements et le commerce entre les deux pays. L'Accord de Hanoï de 2007, est devenu, après près de 20 ans de mise en œuvre, l’un des cadres importants de coopération entre les deux gouvernements.
Il contribue à faciliter les échanges transfrontaliers, à promouvoir le commerce, l’investissement et le développement socio-économique dans les zones frontalières, ainsi qu’à consolider les relations d’amitié, de solidarité spéciale, de coopération intégrale et de cohésion stratégique entre le Vietnam et le Laos.
Dans le cadre du programme, le groupe de coordination de l’inspection intersectorielle des deux pays a effectué une étude de terrain au poste-frontière international de Tay Trang (province de Dien Bien) – Pang Hoc (province de Phongsaly) et échangé avec les services compétents au poste-frontière sur la mise en œuvre des réglementations relatives à l’entrée et à la sortie des personnes, à l’importation et à l’exportation, à la gestion des moyens de transport, ainsi qu’à l’inspection et au contrôle des marchandises et à la facilitation du commerce.
Les deux parties se sont concentrées sur l'évaluation de l'état des infrastructures frontalières, des réseaux de transport, des zones de contrôle et des entrepôts, tout en examinant les difficultés logistiques survenues lors de l'application de l'Accord de 2007.
À travers ces inspections, le groupe intersectoriel a salué la coordination efficace entre les autorités locales et les forces de contrôle des deux pays. Le maintien régulier des échanges d'informations et d’une coordination dans la résolution des problèmes émergents a permis de garantir la fluidité du trafic frontalier tout en répondant aux impératifs de gestion étatique, de sécurité, de défense et d'ordre public.
Une séance de travail a été organisée pour dresser un bilan complet de la mise en œuvre de l'accord, particulièrement pour la période allant de 2023 au premier semestre de 2026.
Les discussions ont porté sur les procédures applicables aux personnes et aux moyens de transport, l’import-export et le transit des marchandises, la quarantaine, les paiements, les infrastructures et les liaisons de transport aux postes-frontières, ainsi que sur les technologies de l’information, la transformation numérique et la coordination entre les organismes compétents des deux pays.
Au-delà des résultats obtenus, les deux parties ont également évoqué franchement certaines difficultés persistantes, notamment le manque de synchronisation des infrastructures routières et frontalières dans certaines zones, les capacités encore limitées des entrepôts, des aires de contrôle et de transbordement ainsi que des services logistiques, et la nécessité de revoir certaines réglementations relatives à la gestion des personnes, des moyens de transport et des marchandises afin de mieux les adapter à la législation en vigueur.
Les deux parties sont notamment convenues de poursuivre l’étude de solutions visant à faciliter davantage le commerce transfrontalier et la circulation des marchandises, notamment des produits agricoles, à renforcer la connectivité des infrastructures frontalières et commerciales, à accélérer l’application des technologies de l’information, à moderniser la gestion et à améliorer la coordination entre les forces compétentes des deux pays.
L'un des points d'orgue de cette mission a été la révision approfondie des dispositions de l'Accord de Hanoï de 2007 après vingt ans d'existence. Les deux parties ont identifié les modifications nécessaires pour adapter le texte aux exigences de la réforme administrative, de la transformation numérique et aux évolutions contemporaines du commerce, du transport et de la logistique.
Le Vietnam et le Laos ont également convenu d'intensifier les investissements dans la modernisation des infrastructures aux postes frontières et des transports ; de faciliter les importations, les exportations, le transit et le transport de marchandises ; et d'améliorer l'échange d'informations et la coordination professionnelle entre les forces compétentes des deux pays. -VNA