Hanoi (VNA) – Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République Tô Lâm a souligné la nécessité de passer d’un modèle de gestion fragmenté à une gouvernance unifiée de l’espace de développement national et à une mobilisation et à une utilisation plus efficaces des ressources nationales.
Lors de son discours d’ouverture au 3e Plénum du Comité central du Parti du 14e mandat, le 20 juillet à Hanoi, le leader suprême a déclaré que les terres, les mers, les zones urbaines, les infrastructures, les ressources naturelles et les données devaient être envisagées comme un système intégré, organisé conformément à la stratégie nationale, aux atouts comparatifs de chaque région et à l’efficacité globale.
Selon le secrétaire général et président Tô Lâm, cette réforme représente la deuxième transformation majeure permettant au Vietnam d’entrer dans une nouvelle phase de développement et d’atteindre ses objectifs stratégiques : devenir un pays en développement doté d’une industrie moderne et d’un statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2030, puis un pays socialiste développé à revenu élevé d’ici 2045.
Il a averti que la réorganisation des limites administratives n’aurait qu’un impact limité si la stratégie de développement restait conditionnée par une gestion fragmentée et localisée. Ce modèle a engendré des chevauchements de responsabilités, un morcellement de l’espace régional, une dispersion des investissements et de l’utilisation des sols, une augmentation des coûts logistiques, une baisse de la compétitivité et des difficultés dans la mise en œuvre des projets d’infrastructures nationales.
Le secrétaire général et président Tô Lâm a retracé l’évolution de l’aménagement du territoire au Vietnam. Après le Congrès national du Parti du 6e mandat, l’utilisation des terres était principalement axée sur la sécurité alimentaire. Entre les Congrès du Parti des 8e et 11e mandats, elles ont été considérées comme une ressource stratégique pour le développement des infrastructures, l’attraction des investissements et l’accélération de l’urbanisation. Par la suite, lors des Congrès du Parti des 12e et 13e mandats, l’aménagement du territoire a intégré les critères de durabilité et de développement à long terme, reconnaissant ainsi la terre comme une ressource endogène et un atout stratégique de l’État.
Depuis le Congrès du Parti du 14e mandat, le Vietnam propose une vision élargie de l’aménagement du territoire, qui transcende les frontières administratives et la surface terrestre pour englober l’espace souterrain, l’espace maritime, l’espace aérien à basse et haute altitude, l’espace extra-atmosphérique et l’espace numérique. Dans cette nouvelle approche, le foncier acquiert non seulement une valeur matérielle, mais aussi une valeur liée aux données, à l’innovation et aux écosystèmes.
Le secrétaire général et le président Tô Lâm a également souligné que le pays devait passer du concept traditionnel de « gestion » à celui de « gouvernance ». Dans ce modèle, l’État cesse de se limiter à l’émission de décisions administratives et assume un rôle de coordination entre les différents niveaux de gouvernement, les secteurs et les acteurs au sein du système politique et social.
Selon le leader suprême, une gouvernance unifiée renforcera l’intégration régionale, tirera parti des atouts comparatifs de chaque territoire et liera la planification nationale à la création de corridors économiques interprovinciaux et de pôles de croissance. Elle permettra également de promouvoir une utilisation plus efficace des terres et des ressources, de réduire les coûts logistiques, d’accroître la compétitivité de l’économie et de favoriser un développement plus équilibré et durable.
Les avantages escomptés comprennent l’amélioration des infrastructures de transport, un développement urbain et industriel plus intégré, la création de nouveaux emplois et une augmentation des revenus pour la population, ainsi qu’un meilleur accès aux services publics et aux opportunités économiques pour les résidents des zones rurales, isolées et montagneuses.
Le secrétaire général et le président Tô Lâm a souligné que le succès de cette transformation dépendra largement du rôle des cadres et des fonctionnaires. À cet égard, il a jugé essentiel de renouveler leur façon de penser, de renforcer leur capacité à concevoir des politiques d’intégration régionale, à coordonner les ressources entre les provinces et les secteurs, et à agir avec vision stratégique, initiative et sens des responsabilités, en privilégiant toujours l’intérêt national aux intérêts locaux. – VNA
Les orientations du leader Tô Lâm ouvrent une nouvelle phase de développement
Il s’agit de renforcer le leadership et les capacités de gouvernance du Parti, ainsi que la qualité et l’efficacité de l’appareil de l’État ; de garantir une gouvernance unifiée de l’espace de développement national et une mobilisation et une utilisation plus efficaces des ressources nationales ; de mettre en place un modèle de développement fondé sur la productivité, le savoir, la technologie et le capital humain ; et de renforcer la prévention proactive des risques, la résilience, l’adaptabilité et la sécurité nationale.