VietnamPlus - Le ministère vietnamien de la Santé a publié le 13 mai une mise à jour des informations fournies par l’OMS concernant le foyer de cas d’infection par le virus Hanta enregistré sur le navire de croisière international MV Hondius. Selon l’Administration de la prévention des maladies du Vietnam relevant du ministère de la Santé, aucune personne de nationalité vietnamienne n’est actuellement associée à ce foyer.
D’après la dernière note d’information publique de l’OMS sur cet événement, publiée le 8 mai 2026 et révisée le 9 mai 2026, huit cas avaient été recensés au 8 mai à bord du MV Hondius, dont trois décès, parmi lesquels deux personnes décédées avant d’avoir pu être testées. Six cas ont été confirmés par analyses en laboratoire comme étant des infections au virus Hanta, toutes attribuées à la souche Andes (ANDV).
L’OMS estime que le niveau de risque pour les passagers et les membres d’équipage du navire est modéré, tandis que le risque pour la population mondiale demeure faible. L’organisation a également souligné que le mode de transmission du virus Hanta est différent de celui de la COVID-19. Elle poursuit la surveillance de l’évolution épidémiologique et continuera d’actualiser son évaluation des risques.
Concernant l’origine de la contamination, l’OMS a précisé que l’enquête se poursuivait. Les experts privilégient actuellement l’hypothèse selon laquelle le premier cas aurait contracté le virus lors d’une exposition à un environnement contaminé ou à des rongeurs infectés au cours d’activités touristiques en plein air, avant l’embarquement sur le navire. Une transmission limitée entre personnes aurait ensuite pu se produire à bord, à la suite de contacts rapprochés et prolongés.
Dans le contexte actuel, l’OMS recommande aux personnes présentes sur le navire ainsi qu’aux passagers des vols concernés de surveiller leur état de santé pendant 42 jours après la dernière exposition potentielle. Les premiers symptômes à surveiller comprennent notamment les maux de tête, les vertiges, les frissons, la fièvre, les douleurs musculaires ainsi que des troubles digestifs tels que les nausées, les vomissements, la diarrhée et les douleurs abdominales. Une hygiène régulière des mains est également recommandée.
L’Administration de la prévention des maladies du Vietnam a demandé aux autorités locales de renforcer la surveillance aux points d’entrée sur le territoire et dans les établissements de soins, d’assurer le nettoyage et la désinfection des moyens de transport, ainsi que de mener des actions de lutte contre les vecteurs et de dératisation afin de prévenir les risques sanitaires.
Au Vietnam, les maladies causées par le virus Hanta ne constituent pas un phénomène totalement nouveau dans le cadre de la surveillance épidémiologique. Toutefois, selon l’examen des données scientifiques disponibles, aucun cas d’infection par la souche Andes n’a été enregistré dans le pays jusqu’à présent.
Des études antérieures menées au Vietnam ont principalement identifié des éléments liés à d’autres souches du virus Hanta, notamment le virus Seoul ou certains virus Hanta détectés chez des animaux. Les autorités sanitaires appellent ainsi la population à rester vigilante sans céder à l’inquiétude, à suivre uniquement les informations officielles et à éviter d’interpréter ce foyer de cas sur un navire de croisière international comme une menace de propagation généralisée au sein du pays.
L’Administration de la prévention des maladies du Vietnam recommande également aux habitants de continuer à maintenir un environnement propre et à appliquer les mesures de lutte contre les rongeurs afin de prévenir les maladies transmissibles de l’animal à l’homme, conformément aux recommandations du ministère de la Santé publiées le 5 mai 2026.
En cas d’apparition de symptômes tels que fièvre, douleurs musculaires, fatigue, troubles digestifs, toux, oppression thoracique ou difficultés respiratoires après un contact avec des rongeurs, leurs déjections ou des zones présentant des traces de présence de rats, les habitants sont invités à consulter rapidement un établissement médical et à signaler leur historique d’exposition afin de bénéficier d’un conseil, d’un diagnostic et d’un traitement appropriés.
L’Administration de la prévention des maladies du Vietnam continuera de coopérer avec l’OMS et les organismes concernés pour suivre l’évolution de la situation, évaluer les risques et mettre en œuvre les mesures de réponse adaptées, tout en informant rapidement la population de tout nouveau développement. -VietnamPlus