L’alimentation à base de plantes réduit le risque de maladies non transmissibles

Il est prouvé que la consommation de jusqu’à 800 grammes de fruits et légumes par jour peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires de 20 à 32%. Par ailleurs, les personnes consommant le plus de céréales complètes présentent un risque de développer un diabète de type 2 inférieur d’environ 30% à celui des groupes à faible consommation.

Différentes variétés de soja sont présentées lors de la conférence. Photo fournie par les organisateurs
Différentes variétés de soja sont présentées lors de la conférence. Photo fournie par les organisateurs

Hanoi (VNA) – La nutrition est l’un des moyens les plus efficaces de prévenir les maladies non transmissibles (MNT) et d’améliorer la santé publique, en particulier depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la prévention des maladies le 1er juillet 2026, qui marque un tournant dans le système de santé du pays, passant du traitement à la prévention, ont déclaré des experts lors d’une conférence à Hô Chi Minh-Ville le 26 juin.

Coorganisée par l’Institut national de nutrition et le Centre de recherche et d’application sur le soja Vinasoy (VSAC), la conférence scientifique intitulée « Le rôle de la nutrition à base de soja et de noix dans la santé et la prévention des maladies non transmissibles » a réuni d’éminents experts en nutrition, médecine préventive, agriculture et technologies alimentaires afin de présenter les dernières recommandations fondées sur des données probantes pour la prévention des maladies et une vie plus saine au Viêt Nam.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les maladies non transmissibles, notamment les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, le cancer et le diabète, sont responsables de 74 % des décès dans le monde. Au Viêt Nam, ce groupe représente environ 80 % des décès.

Des experts ont souligné que, outre le vieillissement de la population, de nombreux facteurs de risque liés au mode de vie et à l’alimentation alimentent cette tendance. La consommation de sel reste supérieure aux recommandations, plus de 60 % de la population ne consomme pas suffisamment de fruits et légumes, et plus de 30 % des adultes sont physiquement inactifs.

Le prof. associé-Dr Trân Thanh Duong, directeur de l’Institut national de nutrition (NIN), a fait remarquer que le Vietnam est confronté à un « double fardeau » nutritionnel. Alors que le retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans demeure proche de 15%, les taux de surpoids et d’obésité augmentent rapidement, en particulier chez les jeunes.

« La Loi sur la prévention des maladies marque une transition importante, passant d’une approche curative à une prévention proactive. Dans ce processus, la nutrition joue un rôle fondamental car elle exerce l’impact le plus précoce, le plus large et le plus durable sur la santé publique », a-t-il déclaré.

Selon les présentations faites lors de la conférence, la science moderne de la nutrition ne se contente plus d’apporter suffisamment d’énergie et de nutriments ; elle s’intéresse désormais à la qualité des aliments, à leurs effets à long terme sur la santé et à la durabilité des systèmes alimentaires.

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La prof.associée-Dr Truong Tuyêt Mai, directrice adjointe de l'Institut national de nutrition, prend la parole lors de la conférence. Photo fournie par les organisateurs

La prof.associée-Dr Truong Tuyêt Mai, directrice adjointe du NIN, a souligné que des études à grande échelle démontrent qu’une alimentation équilibrée à base de plantes contribue à la gestion des dyslipidémies et de la glycémie, tout en améliorant la santé du microbiote intestinal.

Il est prouvé que la consommation de jusqu’à 800 grammes de fruits et légumes par jour peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires de 20 à 32%. Par ailleurs, les personnes consommant le plus de céréales complètes présentent un risque de développer un diabète de type 2 inférieur d’environ 30% à celui des groupes à faible consommation.

De plus, elle a indiqué qu’une alimentation équilibrée à base de plantes contribue à la gestion des facteurs de risque métaboliques et à la prévention des maladies chroniques, tout en favorisant le développement durable par la réduction des émissions de gaz à effet de serre et une meilleure utilisation des terres et de l’eau.

Le Dr Nguyên Song Tu, du NIN, a souligné que le soja est une source rare de protéines végétales complètes, d’une qualité comparable à celle des protéines animales, contenant les neuf acides aminés essentiels. Il apporte également des isoflavones, de la lécithine, des fibres alimentaires et des acides gras insaturés qui contribuent à la santé cardiovasculaire et métabolique.

Les recommandations internationales préconisent de plus en plus une consommation accrue de protéines végétales comme stratégie clé pour réduire le risque de maladies chroniques.

De même, les noix, comme les noix de Grenoble, les amandes, les graines de lin et l’avoine, fournissent des composés bioactifs bénéfiques.

Le prof.associé-Dr Dang Minh Nhât, de l’Université de Dà Nang – Université des sciences et technologies, a expliqué que des tests expérimentaux menés sur du lait de soja non sucré et du liquide d’avoine riche en fibres ont révélé des scores d’activité prébiotique (SAP) élevés, favorisant la croissance de bactéries bénéfiques telles que Lactobacillus et Bifidobacterium tout en inhibant la bactérie pathogène Escherichia coli. Ce processus de fermentation produit des acides gras à chaîne courte (AGCC), essentiels à la santé intestinale et au bon fonctionnement du système immunitaire.

Il a souligné que le microbiote intestinal est de plus en plus reconnu comme un système fonctionnel très complexe, ce qui signifie que la valeur des aliments réside non seulement dans leur teneur en nutriments, mais aussi dans leur capacité à moduler cet écosystème microbien.

La conférence a également mis en lumière la chaîne de valeur nutritionnelle du soja, depuis la conservation de plus de 2.200 ressources génétiques jusqu’aux technologies de transformation avancées, en passant par la sélection végétale.

Le Dr Lê Hoàng Duy, directeur du Centre de recherche et d’application du soja Vinasoy, a déclaré que les technologies de transformation jouent un rôle essentiel dans la préservation de la valeur nutritionnelle des protéines végétales, des acides gras insaturés et des micronutriments essentiels, tout en maintenant les fibres et les composés bioactifs tels que les prébiotiques et les isoflavones, et en éliminant les facteurs antinutritionnels.

Il a ajouté que le soja possède également des propriétés de fixation biologique de l’azote, contribuant ainsi à améliorer la santé des sols, à réduire l’utilisation d’engrais et les émissions de carbone.

Lors de la conférence, les experts ont appelé à une collaboration plus étroite entre les décideurs politiques, les instituts de recherche, les entreprises et les agriculteurs afin de faire progresser la recherche sur le microbiome, de développer des régions d’approvisionnement durable en matières premières, de développer les technologies de transformation avancées et de renforcer la communication nutritionnelle fondée sur des données probantes pour promouvoir des modes de vie plus sains au Vietnam. — VNA

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