Le Tết à Hanoï, un charme irrésistible

Calquée selon le calendrier lunaire, la fête du Tết est le point de démarcation entre la fin d’une année et le début de la suivante.
 Le Tết à Hanoï, un charme irrésistible ảnh 1L'ambiance de Tết dans chaque maison. Photo: internet

Hanoï (VNA) - Calquée selon le calendrier lunaire, la fête du Tết est le point de démarcation entre la fin d’une année et le début de la suivante.

Il s’agit de la fête la plus grande et la plus importante des Vietnamiens au cours de laquelle les obligations professionnelles et autres soucis sont laissés de côté; la famille et les rites traditionnels retrouvent leurs places privilégiées. Où que vous soyez et quoi que vous fassiez, vous rentrerez chez vos parents ou dans votre province natal.

Quelles sont les préparations pour la fête ?

Pour accueillir l’arrivée du printemps, on se précipite au nettoyage et à la décoration de la maison; à la préparation de la nourriture, des spécialités culinaires du Tết et à l’achat des monnaies de l’enfer, des objets en papier destinés à envoyer aux ancêtres au ciel. Les rues, parées de couleur rouge, sont donc vraiment trépidantes.

Les gens se tassent dans les marchés aux fleurs dans le but de trouver un kumquat, un pêcher ou bien simplement pour ressentir l’atmosphère printanière. Tout en plongeant dans une ambiance commune de la grande fête, les conducteurs participent à la circulation avec gaieté et bonheur. Les signes du printemps reviennent et se présentent dans les moindres recoins de la ville. Tout change: du paysage à la disposition du cœur des hommes.

Comment la fête se déroule-t-elle ?

Pendant les premiers jours du nouvel an vietnamien, on n’observe plus la préoccupation chez les Hanoïens. Les rues sont tellement tranquilles qu’on peut même entendre le gazouillement des oiseaux. Ils sifflent tous les jours mais la hâte quotidienne nous empêche de le percevoir.

Le Tết nous donne donc l’opportunité de prendre notre temps et de bénéficier de notre ville sous toutes ses dimensions: respirer l’air plus pur et voir notre ville plus lumineuse. Et quand tous les tapages de la vie urbaine disparaissent, la tranquillité de la rue nous aide à entendre plus clairement les voix de notre entourage, puis à nous ressentir et à pouvoir appeler la moindre sensation dans nos âme et cœur. La vie semble simple et paisible. L’homme semble plus serein et insouciant.

Contrairement au calme extérieur, à l’intérieur de certaines maisons dominent les conversations incessantes, le fou rire et l’enthousiasme des retrouvailles. On rend visite à ses amis que l’on n’a pas vus pendant toute l’année, bien qu’ils ne soient pas trop loin de chez nous. Les membres de la famille se réunissent pour prier devant l’autel, adresser de bons souhaits l’un à l’autre puis se retrouver autour d’une table.

La joie de ma sœur et de mon cousin.

À vrai dire, la fête du Tết réveille en moi tous les cinq sens. La couleur rose des fleurs de pêche, l’étincellement des petites lampes électriques enroulées autour du kumquat sont bien ancrés dans mes mémoires visuelles. Mes souvenirs du Tết sont également constitués de l’éclatement des feux d’artifice, de la chanson Happy New Year et de dizaines de chansons vietnamiennes à ce sujet. Les parfums des bâtons d’encens brûlés, les odeurs de cuisine typique du Tết se répandent tous les trois premiers matins de l’année lunaire.

Et le goût de ces plats, la saveur des spécialités traditionnelles du Tết tels que les confitures du gingembre, le gâteau carré de riz gluant me sont tellement familiers depuis l’enfance. Le Tết est aussi entré dans mon esprit à travers la sensation de porter un nouvel habit, de toucher une pièce de monnaie toute neuve cachée dans l’enveloppe rouge comme cadeau qui porte bonheur…

C’est de telles manières que le Tết a été inculqué dans ma conscience infantile.

Pourquoi le Têt nous est-il si important ?

Les Vietnamiens accordent une grande importance aux valeurs du passé donc, l’esprit d’une fête nationale a été conservé et transmis de génération en génération avec rigueur et solennité. Selon la conception des Vietnamiens, le premier jour de l’année lunaire est un nouveau commencement et décide alors tout le reste de l’année: certains principes devraient être respectés, quelques tabous sont à éviter. En effet, il est conseillé d’acheter du sel ou bien il est interdit de balayer la maison au début du nouvel an…

D’ailleurs, tout doit être neuf, propre et clair; les hommes doivent être bien dans leur peau et aussi bien dans leur ventre. C’est pourquoi, autrefois, même les défavorisés essayaient d’acheter un nouvel habit à leurs enfants et de préparer un repas copieux mis sur l’autel des ancêtres.

De nos jours, le Tết ne se résume pas à l’abondance matérielle mais relève surtout de l’aspect moral. La distance, que ce soit géographique ou sentimentale tout au long de l’année, fait de cette fête une occasion en or pour un rapprochement familial et les rencontres amicales. Il est incontestable que le Tết est la fête la plus attendue au pays des rizières et des buffles.

Le Tết consiste, non seulement, en une transition entre l’année passée et le nouvel an, entre les va-et-vient; mais aussi en une période sacrée pour notre peuple. Le Tết suggère tant de choses intéressantes à découvrir et à admirer.

Celui fêté à Hanoï est d’autant plus particulier qu’il mérite d’être tenté au moins une fois dans la vie. Qu’attendez-vous si vous n’avez jamais vécu une telle expérience ? -CVN/VNA

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