Vientiane (VNA) - Le Premier ministre lao Sonexay Siphandone a annoncé que l'économie du pays avait progressé en moyenne de 5 % au cours du premier semestre 2026, précisant que la croissance avait atteint 5,5 % au premier trimestre avant de se modérer à 4,6 % au deuxième trimestre.
S’exprimant lors de la première session extraordinaire de la 10e Assemblée nationale, le Premier ministre a indiqué que les recettes budgétaires de l’État avaient atteint 44 956 milliards de kips (2,1 milliards de dollars), soit 54 % de l’objectif fixé pour l’ensemble de l’année 2026 et une hausse de 19 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Le secteur des services a affiché la plus forte progression, avec une croissance de 5,3 %, devant l’industrie (5,1 %) et l’agriculture (4,3 %).
La valeur totale du commerce extérieur s’est élevée à 10,107 milliards de dollars au cours du premier semestre, en baisse de 10,2 % par rapport à la même période de 2025. Les exportations ont atteint 5,63 milliards de dollars, tandis que les importations se sont établies à plus de 4,47 milliards de dollars, générant un excédent commercial d’environ 1,16 milliard de dollars.
Cette diminution des exportations s’explique principalement par la chute de 60,5 % des exportations de panneaux solaires, consécutive à l’augmentation des droits de douane américains.
Face aux défis attendus au second semestre 2026, le gouvernement lao a adopté une stratégie visant à stimuler les secteurs à fort potentiel afin de transformer les difficultés en opportunités. Il mise notamment sur le développement de la production agricole destinée à la transformation et à l’exportation, avec un objectif de 1,9 milliard de dollars, ainsi que sur l’accroissement des exportations de produits miniers, dont la valeur cible dépasse 2,185 milliards de dollars.
Parallèlement, les autorités souhaitent renforcer le contrôle du transport afin d’améliorer la collecte des recettes budgétaires.
Cette réorientation stratégique vise non seulement à compenser le ralentissement des exportations, mais aussi à construire une économie plus résiliente, moins dépendante d’un seul marché ou d’un seul secteur, afin de soutenir une croissance durable à long terme.-VNA