Demandantpeu de soins et occasionnant un faible coût, de petits jardins àdomicile apparaissent de plus en plus en ville, octroyant un espacevert supplémentaire. La famille de Hùng, résidant dans l'arrondissementde Binh Thanh, exploite 15 m2 sur sa terrasse pour cultiver différentesvariétés de légumes.
Résultat : depuis plus d'un an, safamille n'en achète plus au marché. Pour sa part, Nguyên Thanh Duoc quiloue un appartement dans l'arrondissement de Phu Nhuân, utilise sonbalcon pour semer des bourgeons. "Je suis âgée. À cause de ma tensionartérielle instable, mon médecin m'a conseillée de manger davantage delégumes. Comme je ne suis pas sûre de la qualité des produits dumarché, j'ai choisi de les cultiver à domicile", confie-t-elle.
Toujoursselon cette dame, certaines cultures, même produites dans l'espaceconfiné de son appartement sont capables de répondre aux besoins des 3membres de sa famille. De plus, les bourgeons de chou, de liserond'eau, d'herbes aromatiques sont faciles à semer, rapides à récolter etriches en nutrition.
Le développement de la culturemaraîchère bio à domicile fait augmenter la fourniture de services deconseils, de variétés de légumes, d'équipements jardiniers. Les 3numéros téléphoniques de la société Nguyên Nông dans le 3earrondissement sont constamment occupés toute la journée par desdemandes autour des soins et techniques de culture maraîchère.
"Unclient cultivant le melon torchon, m'appelait plusieurs fois par jourpour recevoir des conseils. Nous avons fini par lui envoyer destechniciens à domicile", raconte Thu Hoài, consultante de cettesociété.
Pour répondre aux besoins des clients, outre uncontingent de fournisseurs, la société Nguyên Nông a recruté unedizaine de techniciens spécialisés dans le conseil à domicile. Mais,l'offre s'avère supérieure à la demande. Selon Huynh Thi Kim Cuc,directrice du Centre de gestion et d'évaluation des espèces végétaleset animales (Service municipal de l'agriculture et du développementrural), la culture potagère à domicile est devenue une tendance dansles cités urbaines. Bien que cette pratique ne soit pas d'une grandevaleur économique, des personnes y recourent car elles sont plus sûresde la qualité de leurs produits. -AVI