Au passage de la douane,Nguyên Thi Ngoc Tu, 29 ans, a été contrôlée avec dans ses bagages descornes de rhinocéros présumées. Des échantillons ont été soumis à uneexpertise dont les résultats officiels seront connus cinq jours après.
La passeure a été aussitôt interpellée et placée en garde à vue.Elle a raconté aux enquêteurs qu’elle devait transporter cettemarchandise de Bangkok à Hanoi à la demande d’une personne.
Cescornes ont une valeur de revente globale d’environ 4 milliards de dôngs(188.000 dollars), a indiqué Nguyên Duc Sâm, chef de l’équipe debagages importés de l’office douanier de l’aéroport international de Nôi Bài.
Lacorne de rhinocéros est interdite d’import comme d’export puisque cetteespèce figure sur la liste rouge de la Convention sur le commerceinternational d'espèces de faune et de flore sauvages menacéesd’extinction (CITES).
Le rhinocéros est en effet victime dubraconnage et de la contrebande: ses cornes, convoitées notamment pourleurs supposés effets thérapeutiques et aphrodisiaques, font l’objetd’un trafic international qui a connu une escalade rapide.
Desétudes scientifiques ont pourtant montré que l’excroissance faite dekératine, la même matière que les ongles humains, n’a aucune propriététhérapeutique. – VNA