Singapour (VNA) - Le secrétaire général du Comité central du Parti communiste du Vietnam et président de la République To Lam a donné le 29 mai un discours important lors du Dialogue Shangri-La, tenue à Singapour. L'Agence vietnamienne d'information tient à vous présenter l'intégralité de ce texte."CRÉER ACTIVEMENT LA PAIX, LA STABILITÉ ET LE DÉVELOPPEMENT DANS UN MONDE EN PROFONDE MUTATION
Monsieur Lawrence Wong, Premier ministre du pays hôte, Singapour,
Monsieur le docteur Bastian Giegerich, directeur général de l’Institut international d’études stratégiques (IISS),
Mesdames et Messieurs, chers amis,
Permettez-moi tout d’abord d’exprimer mes sincères remerciements au gouvernement de Singapour et à l’Institut international d’études stratégiques pour l’honneur qui m’est fait de prendre la parole lors de la séance d’ouverture de cet important forum. Depuis plus de deux décennies, le Dialogue Shangri-La est devenu un espace de dialogue majeur sur la sécurité régionale où les nations partagent leurs analyses, s’écoutent avec sérieux et recherchent des approches responsables en faveur de la paix, de la stabilité et du développement.
Nous nous réunissons à un moment où le monde est confronté à de nombreux risques et incertitudes : un monde plus interconnecté mais aussi plus vulnérable ; des technologies plus avancées mais exposées à des risques accrus de détournement ; une interdépendance plus profonde mais également plus susceptible d’être transformée en instrument de pression. Alors même que les nations parlent toutes de paix, de stabilité et de coopération, l’environnement stratégique connaît une montée de la méfiance, de la fragmentation et d’une compétition insuffisamment maîtrisée. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est donc d’unir nos efforts autour d’une vision commune, minimale mais essentielle, afin de garantir la paix, la confiance et le développement de l’humanité au XXIe siècle. Il convient également de renforcer les capacités de prévention des crises dès leur apparition et à distance, car l’expérience montre que de nombreuses grandes crises naissent souvent de malentendus non dissipés, de signaux mal interprétés et de mécanismes de prévention activés trop tardivement.
C’est dans cet esprit que je souhaite partager avec vous le thème suivant : créer activement la paix, la stabilité et le développement dans un monde en profonde mutation.
Mesdames et Messieurs,
Le changement est un état permanent du monde. Mais que ces mutations conduisent au conflit ou deviennent un moteur vers la paix dépend du choix stratégique des nations et de la communauté internationale. En observant le monde d’aujourd’hui, je considère que les instabilités actuelles reflètent trois crises fondamentales qui se déroulent simultanément et s’influencent mutuellement. Il s’agit de la crise de l’ordre international, de la crise du modèle de développement et de la crise de la confiance stratégique.
La première est la crise de l’ordre international. L’ordre international n’est pas immuable. Un ordre juste peut être ajusté afin de refléter les évolutions du monde. Mais tout ajustement doit se faire dans le respect des règles, par le dialogue, le partage et la retenue ; il ne peut reposer sur la coercition, l’imposition, la menace du recours à la force ou la création d’un « fait accompli ».
La crise de l’ordre international commence lorsque les règles continuent d’être évoquées, mais que leur force contraignante s’affaiblit ; lorsque les engagements continuent d’être proclamés, mais que les actes concrets sapent précisément ces mêmes engagements ; lorsque les principes fondamentaux du droit international sont interprétés de manière subjective et imposée, appliqués de façon incohérente, ou relégués derrière une logique privilégiant l’usage de la puissance, celle du « gros poisson qui mange le petit ». Dans un tel environnement, les États, en particulier les pays de taille moyenne et les petits pays, sont confrontés à des pressions les poussant à choisir un camp, à des formes de coercition économique, technologique, financière et sécuritaire ; parallèlement, des espaces de connectivité tels que les mers et océans, le cyberespace, les chaînes d’approvisionnement, les infrastructures numériques ou encore les câbles de données risquent de devenir des espaces de compétition. Les récentes tensions sur les routes maritimes stratégiques au Moyen-Orient montrent qu’un conflit dans un point chaud peut rapidement affecter le commerce, l’énergie, la logistique ainsi que la vie économique et sociale de nombreuses autres régions à l’échelle mondiale.
La deuxième est la crise du modèle de développement. Pendant plusieurs décennies, la mondialisation, le commerce, l’investissement, la technologie et l’intégration des chaînes d’approvisionnement ont créé d’immenses opportunités de développement pour de nombreux pays, notamment les pays en développement. Mais ces mêmes moteurs font aujourd’hui face à de nouvelles pressions. La croissance ralentit. La dette publique et le coût du capital augmentent. Le changement climatique menace les moyens de subsistance de millions de personnes. Les nouvelles technologies ouvrent de grandes perspectives mais créent également de nouveaux écarts. Le commerce, la finance, les droits de douane, l’énergie, l’alimentation, les données et les technologies risquent d’être utilisés comme instruments de pression.
Pour de nombreux pays, le développement n’est pas un choix secondaire placé après la sécurité. Le développement constitue précisément le fondement d’une sécurité durable. Si le processus de développement est interrompu, si les pays en développement voient se réduire leurs possibilités d’ascension, alors les fragilités économiques risquent très facilement de se transformer en instabilité sociale, politique, voire en incertitude stratégique. Troisièmement, la crise de la confiance stratégique. Il s’agit d’une crise silencieuse mais dangereuse, car elle pousse les pays à interpréter les actions des autres à travers le prisme de la méfiance et de l’insécurité. Lorsque la confiance s’érode, une mesure défensive peut être perçue comme une provocation, une divergence d’intérêts peut être transformée en confrontation, un incident mineur peut déclencher une spirale de réactions en l’absence de dialogue, de communication et de retenue. La confiance stratégique ne signifie pas l’effacement des divergences ni le rejet de la concurrence. L’essentiel est de gérer les différences dans un cadre fondé sur des règles, afin que la concurrence soit limitée, responsable et prévisible. Un ordre régional durable ne peut être construit sur une peur permanente et un manque de confiance mutuelle.
Les nouvelles technologies rendent ce défi encore plus complexe. Les mégadonnées, l’intelligence artificielle, le cyberespace, les technologies quantiques, les systèmes automatisés et les infrastructures numériques élargissent à la fois les capacités de développement, mais peuvent également amplifier la méfiance, manipuler l’information, raccourcir le temps de prise de décision et accroître les risques d’erreur de calcul. Lorsque la technologie dépasse la vitesse des règles et le contrôle humain, la stabilité stratégique devient plus fragile. C’est pourquoi surmonter la crise de confiance exige un cadre stratégique de construction de la confiance stratégique, comprenant des canaux de communication rapide en cas d’incident, la transparence, le dialogue, un partage substantiel d’informations afin de réduire les malentendus, des règles de conduite claires pour prévenir les frictions, ainsi que des normes technologiques suffisamment solides pour garantir que les êtres humains conservent toujours la responsabilité ultime dans les décisions ayant de graves conséquences en matière de sécurité.
Mesdames et Messieurs,
Les trois crises mentionnées ci-dessus convergent clairement en Asie-Pacifique. Il s’agit du centre de croissance le plus dynamique du monde, mais aussi d’un espace marqué par une concurrence stratégique intense ; d’un espace traversé par des routes maritimes vitales, mais également porteur de nombreux risques en mer ; d’une région ayant largement bénéficié de la mondialisation, mais subissant aujourd’hui directement les pressions liées à la fragmentation des chaînes d’approvisionnement, au changement climatique, aux transformations technologiques et à la nouvelle concurrence géoéconomique. Parce qu’elle est le point de convergence des défis, l’Asie-Pacifique doit aussi être le point de départ des solutions. La région partage un intérêt commun pour la paix, la connectivité et le développement ; elle possède une expérience de coopération à plusieurs niveaux ; elle dispose de l’ASEAN comme structure de dialogue et d’équilibre ; elle possède suffisamment de motivation et de détermination pour empêcher que la concurrence ne glisse vers la confrontation, pour éviter que les voies de connexion ne deviennent des lignes de division, et pour faire en sorte que la sécurité d’un pays ne devienne pas l’insécurité d’un autre.
À partir de cette vision, je souhaite partager quelques orientations afin de construire ensemble une Asie-Pacifique pacifique, stable, développée, résiliente et capable de réduire les risques dès leur apparition, le plus tôt possible et à distance.
Premièrement, il faut faire des règles et du dialogue des moyens efficaces permettant de réduire réellement les risques. Le Dialogue de Shangri-La est un lieu où les pays s’écoutent mutuellement, clarifient leurs intentions, recherchent des points communs et gèrent leurs divergences, mais le dialogue ne doit pas se limiter à l’expression de positions. Il doit permettre d’identifier précocement les risques, de partager les informations, de maintenir des canaux de communication en période de tension et d’empêcher que les divergences ne dégénèrent en crise. L’ordre fondé sur des règles n’appartient pas non plus à un groupe particulier de pays, mais constitue une base commune permettant aux grandes, moyennes et petites nations de coexister pacifiquement sur la base de la Charte des Nations Unies, du droit international, du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, du non-recours ou de la menace du recours à la force, du règlement pacifique des différends et de l’égalité entre les États. Les règles n’ont de valeur que lorsqu’elles sont appliquées de manière cohérente et transformées en mécanismes concrets tels que l’alerte précoce, les communications d’urgence, la gestion des incidents, la retenue et une coopération vérifiable.
Cela est particulièrement important pour les mers et les océans. Les mers et les océans constituent des ressources, un espace commun de connexion et les artères vitales du commerce, de l’énergie, de l’alimentation et des chaînes d’approvisionnement mondiales. Aucun pays n’a intérêt à ce que ces voies de connexion deviennent des lieux de démonstration de force, de coercition ou de confrontation.
S’agissant de la Mer Orientale, la position du Vietnam est constante, claire et fondée sur des principes. Le Vietnam soutient le règlement de tous les différends et désaccords par des moyens pacifiques, sur la base de la Charte des Nations Unies et du droit international, en particulier de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982. Le Vietnam respecte les droits et intérêts légitimes et licites des autres pays ; en même temps, il défend avec fermeté et persévérance son indépendance, sa souveraineté, ses droits souverains et sa juridiction légitime conformément au droit international.Deuxièmement, il convient d’édifier une architecture régionale ouverte, inclusive et centrée sur l’ASEAN.
Dans un contexte marqué par l’émergence de nombreux nouveaux mécanismes et initiatives, il est nécessaire de bâtir une architecture capable de relier les intérêts, de réduire les suspicions et de soutenir les mécanismes existants. Toute initiative contribuant à la paix, à la stabilité et au développement est la bienvenue, à condition qu’elle soit transparente, respecte le droit international, soit complémentaire aux dispositifs en place, ne porte pas atteinte au rôle central de l’ASEAN et ne transforme pas l’Asie du Sud-Est en espace de confrontation entre blocs.
Le rôle central de l’ASEAN n’est ni acquis naturellement ni garanti dans la durée. L’ASEAN ne pourra préserver ce rôle qu’à travers l’unité, l’autonomie stratégique et sa capacité à façonner un agenda commun. L’inclusivité doit aller de pair avec l’efficacité, le dialogue doit déboucher sur l’action et le consensus doit permettre à la région de réagir rapidement face aux enjeux communs.
Le Vietnam soutient et est prêt à coopérer étroitement avec les Philippines, en leur qualité de président de l’ASEAN en 2026, ainsi qu’avec les autres États membres, afin de consolider la paix et la sécurité, d’élargir les espaces de prospérité, de promouvoir la connectivité, le développement inclusif et durable, tout en plaçant les peuples de l’ASEAN au cœur des priorités.
Troisièmement, il convient de placer la sécurité humaine et la résilience sociale au cœur de la sécurité durable.
L’instabilité actuelle ne découle pas uniquement des conflits militaires, mais aussi des ruptures dans les dynamiques de développement. Ainsi, le renforcement de la défense nationale constitue un besoin légitime, mais la sécurité durable ne peut reposer uniquement sur la puissance militaire, et encore moins être construite par la course aux armements ou par des actions accentuant l’insécurité du développement d’autres pays.
Ce dont nous avons besoin, c’est d’une base de développement hautement résiliente face aux chocs, de chaînes d’approvisionnement ouvertes et diversifiées, d’une connectivité fluide des infrastructures, ainsi que d’une coopération en matière de finance, de technologie et de ressources humaines ; parallèlement, il convient de promouvoir une coopération concrète dans les secours en cas de catastrophe, la santé, la sécurité des ressources en eau, la sécurité alimentaire, énergétique et cybernétique, la protection des infrastructures critiques ainsi que les opérations de recherche et de sauvetage. Dès lors que la coopération garantit la sécurité et les moyens de subsistance des populations, la confiance stratégique se trouve consolidée et renforcée.
Quatrièmement, il convient d’établir des normes de responsabilité pour les nouvelles technologies et l’industrie de défense.
L’intelligence artificielle, les mégadonnées, les technologies quantiques, les systèmes automatisés, les technologies spatiales, la cybersécurité et les chaînes d’approvisionnement de haute technologie redéfinissent aujourd’hui la sécurité internationale. Ces technologies peuvent accroître les capacités de développement, d’anticipation des risques et de gouvernance, mais elles peuvent également être détournées à des fins de cyberattaques, de manipulation de l’information, d’automatisation des conflits, de surveillance illégale ou encore de création de nouvelles formes de coercition.
Dans le domaine de la défense et de la sécurité, la question essentielle n’est pas tant de savoir jusqu’où la technologie peut devenir puissante, mais dans quelle mesure l’être humain est capable de la maîtriser. Il est donc nécessaire de promouvoir le dialogue sur l’IA dans les secteurs de la défense et de la sécurité, de garantir la responsabilité ultime de l’être humain dans les décisions ayant de graves conséquences, d’établir des règles de conduite dans le cyberespace, de protéger les câbles sous-marins et les infrastructures critiques de données, ainsi que d’assurer la transparence concernant les technologies susceptibles d’affecter la stabilité stratégique. L’industrie de défense doit servir des objectifs légitimes de protection et de stabilité régionale, et non devenir un moteur de la course aux armements.
Cinquièmement, il convient de consolider les fondements sociaux et la résilience, de protéger l’espace informationnel et de renforcer la sensibilisation.
Dans un monde profondément interconnecté par le numérique, l’instabilité ne provient pas seulement des conflits militaires, des perturbations des chaînes d’approvisionnement ou des cyberattaques, mais peut également naître de l’érosion de la confiance au sein de la société. Les fausses informations, la manipulation de l’information, l’incitation à l’extrémisme, la polarisation sociale et les campagnes d’influence délibérées peuvent affaiblir le consensus national, déformer la perception du public, approfondir les divisions et accélérer la propagation des crises. Ainsi, préserver la paix à l’ère nouvelle exige également de protéger la vérité, de consolider la confiance sociale, de renforcer les capacités de communication stratégique, l’éducation citoyenne numérique, de promouvoir la responsabilité des plateformes technologiques et la coopération internationale dans la lutte contre la désinformation. Une société capable de distinguer le vrai du faux, de préserver le consensus face aux bouleversements et de ne pas se laisser guider par la peur, la haine ou la manipulation constituera un fondement essentiel de la sécurité durable.
Sixièmement, il convient de renforcer les capacités de diplomatie préventive, de médiation et d’intermédiation dans la région.
De nombreuses crises n’éclatent pas uniquement en raison de divergences d’intérêts, mais aussi parce que les parties manquent de canaux d’échange fiables, d’espaces de désescalade et de mécanismes permettant de ramener la confrontation vers le dialogue. Ainsi, l’Asie-Pacifique doit considérer la diplomatie préventive comme une capacité stratégique et non comme une mesure de circonstance une fois la crise déclenchée.
Nous avons besoin de davantage de canaux de consultation croisée, de mécanismes de médiation souples, de groupes de contact en cas d’incident, de forums semi-officiels ainsi que d’initiatives de confiance entre les armées, les forces de sécurité, les organismes chargés de l’application de la loi en mer, les chercheurs, les entreprises et les organisations de la société civile. L’objectif est de créer des voies de sortie diplomatiques avant que les parties ne soient entraînées dans une spirale d’escalade menant au risque de conflit.
À l’égard des partenaires exerçant une influence majeure dans et hors de la région, le Vietnam souhaite adresser un message sincère : l’Asie-Pacifique est un espace ouvert où tous les pays ayant des intérêts légitimes peuvent contribuer à la paix, à la stabilité et au développement. La région accueille favorablement toute présence transparente, responsable, respectueuse du droit international, du rôle central de l’ASEAN et contribuant à la réduction des tensions. Ce que la région attend n’est pas une présence ou une absence dictée par la volonté unilatérale d’une quelconque puissance, mais un engagement responsable. Nous reconnaissons que la concurrence est inévitable, mais celle-ci doit s’inscrire dans les limites du droit, de la transparence et de la retenue.
Mesdames et Messieurs,
Les trois crises auxquelles le monde est aujourd’hui confronté ne sont pas des fatalités que nous serions contraints d’accepter. L’essentiel est d’affronter lucidement ces crises sans laisser celles-ci obscurcir les possibilités d’action. La crise de l’ordre international montre que le droit international et la retenue doivent être renforcés. La crise du modèle de développement souligne la nécessité de renouveler les moteurs de croissance dans un sens plus inclusif, durable et centré sur l’être humain. La crise de confiance stratégique exige davantage de dialogue, de transparence, de responsabilité et de mécanismes de coopération plus substantiels.
Ces réponses ne se matérialiseront pas d’elles-mêmes. Elles ne pourront devenir réalité que si les nations œuvrent ensemble à l’élaboration de règles, à la convergence des intérêts, au renforcement de la confiance et à la mise en place de mécanismes efficaces de réduction des risques dans la pratique. Dans un monde en profonde mutation, les défis ne proviennent pas uniquement des facteurs d’instabilité extérieurs, mais également du fait que nous ne sommes pas encore suffisamment préparés à gérer les risques. L’essentiel est donc de passer d’une réaction passive à une démarche proactive ; du simple rappel des principes à la mise en œuvre de mécanismes concrets ; de la gestion des crises après leur survenue à la réduction des risques avant qu’elles n’éclatent. Ainsi, le choix auquel l’Asie-Pacifique est aujourd’hui confrontée n’est pas entre compétition et absence de compétition, car la compétition constitue une réalité des relations internationales. Le choix le plus important est celui entre une compétition incontrôlée et une coexistence responsable ; entre division et dialogue ; entre méfiance, coercition et un ordre fondé sur des règles et la confiance. Le Vietnam est convaincu que notre région possède suffisamment de maturité et d’intérêts communs pour choisir la voie de la paix, de la coopération et de la prospérité.
Mesdames et Messieurs,
Le Vietnam comprend la valeur de la paix à travers sa propre histoire, et celle du développement à travers son parcours de Renouveau et d’intégration internationale. Fort de cette expérience, le Vietnam est profondément conscient que ses intérêts nationaux sont étroitement liés à la paix, à la stabilité et à la prospérité de la région. Contribuer à la paix régionale revient également à préserver les intérêts durables du Vietnam. Élargir la coopération, réduire les risques et rapprocher les intérêts légitimes constituent aussi la manière dont le Vietnam assume ses responsabilités envers la communauté internationale.
La paix, la stabilité et le développement représentent l’aspiration commune de toutes les nations et de tous les peuples. Mais ces aspirations ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles se traduisent par des actions concrètes : faire preuve de retenue face aux tensions, privilégier le dialogue lorsque les divergences s’accentuent, coopérer lorsque les défis dépassent les frontières et mettre en place des mécanismes de réduction des risques réellement opérationnels.
Dans cet esprit, le Vietnam est prêt à travailler avec les pays de la région et au-delà pour renforcer les règles, consolider la confiance, promouvoir le dialogue, intensifier la coopération, réduire les risques et bâtir ensemble une Asie-Pacifique plus sûre, plus résiliente et plus prospère.
Je vous remercie de votre aimable attention !