Lyon (VNA) – Lors du Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, plusieurs experts internationaux ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.
Lors d’un échange avec l’Agence vietnamienne d’Information (VNA), Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France, a indiqué que le Vietnam avait mis en place, il y a plus de 15 ans, la plateforme de coopération interministérielle « One Health Partnership », née de la crise de la grippe aviaire. Selon elle, la particularité du modèle vietnamien réside dans la large participation de nombreux acteurs. Elle a estimé qu’il s’agissait d’une plateforme remarquable et assez unique, susceptible de servir de modèle à d’autres pays.
Toutefois, Flavie Goutard a souligné que le Vietnam devait encore améliorer l’efficacité de la mise en œuvre, en particulier en matière de ressources financières. Dans un contexte économique encore difficile, le pays doit, selon elle, mettre en place de manière proactive des mécanismes de financement nationaux afin de maintenir les plateformes et les engagements liés à l’approche « Une seule santé ».
Partageant cet avis, Nguyen Viet Hung, directeur de l'International Livestock Research Institute (Institut international de recherche sur l'élevage) au Vietnam, a indiqué que le Vietnam faisait partie des pays de tête dans l’application de cette approche, grâce à un mécanisme de coordination structuré et efficace. Selon lui, le Vietnam n’est pas seulement un pays bénéficiaire, mais aussi un acteur contribuant activement aux initiatives mondiales.
Il a proposé trois grandes orientations : renforcer les ressources nationales, notamment financières et humaines ; déployer davantage l’approche « Une seule santé » au niveau local, où apparaissent directement les risques sanitaires ; et poursuivre l’amélioration des mécanismes de coordination, en accordant une attention accrue à la santé de la faune sauvage et à la santé environnementale.
Toujours selon Nguyen Viet Hung, ce n’est qu’en assurant à la fois une bonne coordination, des ressources suffisantes et une mise en œuvre efficace sur le terrain que l’approche « Une seule santé » pourra réellement devenir un mode d’action largement intégré dans la société. -VNA