Hanoï (VNA) – Les pays de l’ASEAN intensifient leur coopération dans la lutte contre la cybercriminalité, les escroqueries en ligne et la traite des êtres humains, alors que les organisations criminelles exploitent de plus en plus les technologies pour étendre leurs activités transfrontalières et échapper au contrôle des autorités.
Lors de la 20e Conférence ministérielle de l’ASEAN sur la lutte contre la criminalité transnationale (AMMTC 20), tenue le 21 octobre à Makati, aux Philippines, le ministre philippin de l’Intérieur et des Collectivités locales, Jonvic Remulla, a estimé que les États membres devaient moderniser leurs méthodes de lutte face à des réseaux criminels de plus en plus sophistiqués.
Selon lui, les escroqueries en ligne, le blanchiment d’argent et le trafic de drogue sont étroitement liés, tandis que les technologies permettent aux criminels d’étendre rapidement leurs activités au-delà des frontières. Il est donc nécessaire de renforcer la coopération régionale afin de protéger les populations contre ces nouvelles menaces pour la sécurité.
Parmi les points marquants de la conférence figure la déclaration de l’ASEAN sur la protection des enfants contre les abus et l’exploitation sexuels en ligne, qui aborde notamment les risques liés aux contenus générés par l’intelligence artificielle (IA). Les ministres ont également examiné le premier rapport régional de l’ASEAN sur la situation de la traite des êtres humains, qui fait le bilan des résultats de la coopération dans la lutte contre ce crime.
Outre les formes traditionnelles de criminalité, les ministres ont aussi discuté des menaces liées à l’extrémisme violent d’inspiration nihiliste.
Le ministre Jonvic Remulla a souligné que le renforcement du partage de renseignements, du contrôle des frontières et de la coordination des services chargés de l’application de la loi entre les pays de l’ASEAN demeurait essentiel pour lutter efficacement contre les réseaux criminels transnationaux. - VNA