New York (VNA) - L’ASEAN a réaffirmé son engagement à éradiquer la pauvreté, à garantir la sécurité alimentaire et à promouvoir un développement rural durable, soulignant la nécessité de renforcer la coopération régionale pour relever les défis croissants auxquels sont confrontés les systèmes alimentaires.
S’exprimant au nom de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) lors d’un débat général consacré à l’éradication de la pauvreté, au développement agricole et à la sécurité alimentaire, organisé le 14 octobre par la Deuxième Commission (Commission économique et financière) dans le cadre de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, l’ambassadeur Do Hung Viet, chef de la Mission permanente du Vietnam auprès de l’ONU, a souligné le rôle crucial de l’agriculture pour garantir la sécurité alimentaire, soutenir les moyens de subsistance et favoriser une croissance inclusive en Asie du Sud-Est.
Il a indiqué que, face aux défis posés par le changement climatique, la perte de biodiversité, la demande croissante en denrées alimentaires et la fluctuation des prix, l’ASEAN met activement en œuvre sa « Vision pour l’alimentation, l’agriculture et la foresterie à l’horizon 2045 », ainsi que le plan d’action correspondant pour la période 2026-2030, afin de bâtir des systèmes alimentaires durables, inclusifs et résilients.
Le diplomate vienamien a insisté sur la nécessité de soutenir les agriculteurs et les communautés rurales par le biais de pratiques agricoles durables, de l’innovation et d’un meilleur accès aux technologies, au financement et aux marchés.Une coopération régionale renforcée est également indispensable pour faire face aux catastrophes naturelles et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, a ajouté le diplomate.
Soulignant l’ampleur du défi, l’ambassadeur Do Hung Viet a indiqué qu’environ 14 % de la population de l’ASEAN était confrontée à l’insécurité alimentaire, tandis que près d’un tiers ne disposait pas des moyens financiers nécessaires pour accéder à une alimentation saine. Les efforts visant à garantir la sécurité alimentaire doivent donc aller au-delà de la simple disponibilité des denrées : ils doivent également permettre à tous d’accéder à une alimentation nutritive à un prix abordable.
L’ambassadeur a réaffirmé que l’ASEAN fait de la promotion d’un développement rural inclusif et durable, ainsi que de l’amélioration des conditions de vie des communautés vulnérables, une priorité, en s’appuyant sur des cadres de coopération régionale dédiés au développement rural et à l’éradication de la pauvreté.
Il a affirmé que l’ASEAN demeure déterminée à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030, comme en témoigne la baisse de la proportion de la population régionale vivant sous le seuil de pauvreté, passée de 13,3 % en 2016 à 10,8 % en 2023.L’ASEAN poursuit par ailleurs des initiatives telles que le programme « Un village, un produit », qui vise à renforcer l’autonomie des femmes et des jeunes en milieu rural, à développer la connectivité numérique et à investir dans des infrastructures essentielles.
Ces mesures doivent contribuer à créer davantage de moyens de subsistance et à renforcer la sécurité alimentaire, a ajouté le diplomate vietnamien.Les participants au débat ont identifié la pauvreté, l’insécurité alimentaire et la malnutrition comme des obstacles majeurs à la réalisation des Objectifs de développement durable.
Nombre d’entre eux ont appelé à mettre en place des systèmes alimentaires plus durables et résilients, à promouvoir une agriculture adaptée au changement climatique, à accroître les investissements dans les infrastructures rurales et les dispositifs de protection sociale ainsi qu’à faciliter l’accès des agriculteurs aux technologies, au financement et aux marchés.-VNA