Longue de 200 mètres, elle relie la rue Luong Van Can à celle deHang Non. Autrefois, elle comprenait trois rues : Hang Quat, Hang Danet Ma Vi.
A l'époque de la colonisation française (19e-20e siècle), cetterue était connue sous le nom de Hang Quat (rue des éventails), enraison des nombreux fabricants et vendeurs de cet accessoire portatif.
Ce métier artisanal fit son apparition à Thang Long grâce à deshabitants originaires de la province de Hung Yen (Nord). Ens'installant dans la capitale, les fabricants d'éventails du village deDao Xa, district d'An Thi, formèrent la rue Hang Quat, où ilsconstruisirent même un temple dédié au fondateur du métier. Ce temple,dénommé "Xuan phien thi" (Le marché printanier des éventails), setrouve à l'heure actuelle à l'emplacement de la maison sise au n° 4.
Hang Quat offrait autrefois divers types d'éventails en provenancede différents villages, dont Kim Lu (district de Thanh Tri, Hanoi),Canh Hoach (district de Thanh Oai, Hanoi), Ve (district de Tu Liem,Hanoi), Vo (district de Gia Lam, Hanoi) et Do Dinh (arrondissement deHa Dong, Hanoi).
Les produits en provenance du village de Kim Lu étaient appelés"éventails Lu". Ces éventails étaient généralement en papier, en gaze,avec des montures en bambou voire en ivoire.
Les éventails Vac du village de Canh Hoach étaient caractériséspar de petits trous d'aiguille sur la feuille de papier, quipermettaient à la lumière de traverser et créaient l'impression quel'éventail était recouvert de soie.
Le village de Ve fabriquait des éventails en bambou tressé dediverses formes, telles que feuilles de figuier ou trapèze, et levillage de Do Dinh, des éventails en plumes.
Le village de Vo, lui, était connu pour ses grands éventails carrés jouant le rôle de tarare.
La rue de Hang Dan (rue des instruments à cordes) où étaientvendus autrefois luths à deux cordes, cithares à seize cordes,monocordes et violes à deux cordes, devint au début du 20è siècle unerue des fabricants de meubles et d'objets de bois.
La rue Ma Vi (Queue de cheval), elle, tire son nom de la vente debroderies, de costumes et d'accessoires de théâtre créés avec du crinde cheval.
Les éventails et les instruments de musique à Hang Quat ne sontplus qu'un souvenir dans la mémoire des vieux Hanoïens. Désormais, larue regroupe des vendeurs d'autels, de broderies, de tentures, etc. Lestraces du passé subsistent cependant ici et là, dans certainsmonuments, dont le temple Dau et la maison communale dédiée au génietutélaire du quartier, respectivement aux n° 64 et 74. - AVI