Protéger les ''soldats en blouse blanche'' contre la deuxième vague de COVID-19

Le Vietnam a signalé 255 nouveaux cas d'infection au coronavirus depuis le 25 juillet, dont 14 étaient des agents de santé (deux médecins, 10 infirmières et deux étudiants en médecine).
Protéger les ''soldats en blouse blanche'' contre la deuxième vague de COVID-19 ảnh 1 Séminaire virtuel sur la protection des "soldats en blouse blanche" contre la deuxième vague de COVID-19. Photo: Vietnamplus

Hanoï - Le Vietnam a signalé 255 nouveaux cas d'infection au coronavirus depuis le 25 juillet, dont 14 étaient des agents de santé (deux médecins, 10 infirmières et deux étudiants en médecine). L’épidémie s'est propagée dans plus de 10 villes et provinces vietnamiennes.

Les informations ont été données lors d’un séminaire virtuel sur la protection des "soldats en blouse blanche" contre la deuxième vague de COVID-19 organisé le 5 août à Hanoï par le Syndicat des agents de santé du Vietnam (ministère de la Santé) en collaboration avec le magazine ''Lao dong va Cong doan'' (Travail et Syndicat).

Les agents de santé représentent 6% des nouvelles infections

Le président de l'Association des infirmières du Vietnam, Pham Duc Muc, a déclaré que 14 agents de santé, soit 6%, avaient contracté le coronavirus SARS-CoV-2 depuis la détection de nouveaux foyers épidémiques à Da Nang, le 25 juillet.

''Le taux d'agents de santé infectés par le coronavirus dans cette nouvelle vague est équivalent aux statistiques du Conseil international des infirmières dans 77 pays (environ 7%). À l'heure actuelle, les agents de santé ont plus que jamais besoin de protection et d'encouragement de la part du gouvernement, des agences du secteur de la santé et de la population de tout le pays'', a déclaré M. Muc.

Le ministère de la Santé a estimé qu’il y avait un manque d’agents de santé, même si un peu plus de 200 personnes ont été testées positives pour le coronavirus lors de la dernière vague. Le ministère a envoyé des agents de santé compétents à Da Nang - épicentre du COVID-19 -  tandis que le Comité populaire municipal a également appelé d’autres localités telles que Hai Phong, Binh Dinh et Binh Thuan à envoyer des médecins pour soutenir la ville. Cependant, si davantage de cas sont signalés, il y aura sûrement une pénurie de personnel médical.

Le représentant en chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au Vietnam, Kidong Park, a déclaré que le monde avait détecté de nombreux cas d’infection locale. Après l'application des mesures de distanciation sociale, l’épidémie a été maîtrisée dans de nombreux pays. Actuellement, beaucoup de pays intensifient également les mesures pour contenir la propagation.

Protéger les ''soldats en blouse blanche'' contre la deuxième vague de COVID-19 ảnh 2 Les agents de santé de l'hôpital de l'amitié Viet-Tiep de la ville de Hai Phong se rendront à Da Nang pour soutenir leurs homologues. Photo: VNA

Pour les cas détectés à Da Nang, Kidong Park a déclaré que quelques infections ne signifiaient pas que l’épidémie ne se propage plus, car il existait des cas d'infection sans symptômes.

La pandémie ne peut pas se terminer immédiatement, a-t-il déclaré, en appelant à rester vigilant et à prendre des mesures de prévention dans les hôpitaux et les établissements de santé en permanence, et pas seulement pendant les épidémies.

Dans certains hôpitaux de Da Nang, qui sont les points chauds de l’épidémie, les systèmes de surveillance ont détecté des cas d'infection. Cependant, il y a des cas pas encore confirmés qui peuvent être les familles de  patients ou le personnel médical, a déclaré Kidong Park, demandant à chacun de rester vigilant et de mettre en œuvre les mesures de prévention.

Une inversion des rôles à laquelle personne ne s'attend

''Nous sommes très anxieux, même si nous savons tous que tôt ou tard les agents de santé contracteront l’épidémie lorsqu'ils soignent des patients. Le fait que les médecins et les infirmières deviennent des patients est une inversion des rôles auquel personne d'entre nous ne s'attend. Les médecins, aides-soignants et infirmiers sont les plus exposés au risque d'infection lorsqu'ils doivent soigner des patients pendant une longue période ou effectuer de petites opérations qui peuvent leur transmettre le SARS-CoV-2, a déclaré M. Muc.

Dans le contexte actuel, la santé des médecins et des infirmières n'est pas leur propriété, mais la propriété du système de santé, car s'ils sont infectés, les patients ne recevront pas les meilleurs soins et le système de santé manquera de personnel.

Par conséquent, le secteur de santé et son syndicat devraient élever la voix pour protéger les agents de santé en première ligne dans la lutte contre le COVID-19, et c'est le moment d'honorer les contributions inlassables et silencieuses du personnel médical, en particulier des aides-soignants et infirmiers.

Pham Thanh Binh, président du Syndicat des agents de santé du Vietnam, a déclaré que le syndicat fait le maximum pour soutenir les travailleurs médicaux infectés par le coronavirus.

Le syndicat a fourni 2 millions de dôngs (85,5 dollars) à chacun et a mobilisé des entreprises afin de leur remettre 2 millions de dollars supplémentaires. En outre, le syndicat a également accordé 50 millions de dôngs aux personnes en quarantaine à l'hôpital de Da Nang C et 50 millions de dôngs à l'hôpital central de Hue où 25 cas graves sont traités. -Vietnamplus

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