Hanoï (VNA) - Face au signalement d’un foyer épidémique de hantavirus à bord d’un navire de croisière international, le ministère vietnamien de la Santé a officiellement indiqué qu’aucun cas d’infection humaine n’avait été enregistré à ce jour sur le territoire national. Bien que la situation soit jugée sous contrôle, les autorités sanitaires appellent la population à la vigilance et au respect strict des mesures de prévention afin d’éviter tout risque de propagation.
Selon l’Administration de la prévention des maladies du Vietnam du ministère de la Santé s’appuyant sur les informations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), un foyer de syndromes respiratoires aigus sévères a été détecté début mai 2026 à bord d’un navire de croisière en provenance d’Argentine. Au 4 mai, le bilan faisait état de sept personnes touchées, dont deux cas confirmés et cinq cas suspects, avec trois décès et un patient dans un état critique.
Les hantavirus, principalement transmis à l'être humain par des rongeurs infectés, tels que souris ou rats, font partie des agents pathogènes pouvant provoquer des détresses respiratoires et cardiaques, ainsi que des fièvres hémorragiques. En l'absence de vaccin comme de médicaments spécifiques contre les hantavirus, les traitements proposés consistent uniquement à soulager les symptômes.
La contamination humaine survient généralement par inhalation de poussières ou d’aérosols contaminés par les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs infectés. Si la transmission interhumaine demeure exceptionnelle, elle a néanmoins été documentée dans la littérature médicale. Après une période d’incubation généralement comprise entre deux et quatre semaines, pouvant aller jusqu’à huit semaines, les hantavirus peuvent entraîner des formes cliniques de gravité variable, parfois fatales. Les premiers symptômes sont souvent similaires à ceux de la grippe : fièvre, céphalées et douleurs musculaires.
Dans ce contexte, et bien qu’aucune circulation du virus chez l’homme ne soit actuellement signalée au Vietnam, le ministère de la Santé rappelle que la présence fréquente de rongeurs dans l’environnement quotidien impose une vigilance accrue. Il est ainsi fortement recommandé de ne pas manipuler de rats ou de souris, vivants ou morts, et d’éviter tout contact avec leurs nids ou leurs excréments.
Pour le nettoyage des zones suspectes, les experts préconisent d'aérer les locaux et de porter systématiquement des gants et des masques. Il est crucial d'humidifier les surfaces avec un désinfectant avant de nettoyer. Par ailleurs, une hygiène rigoureuse des mains et une gestion stricte des déchets et des stocks alimentaires sont essentielles pour ne pas attirer les nuisibles. Toute personne présentant des symptômes évocateurs après un contact potentiel avec des rongeurs est invitée à consulter immédiatement un établissement de santé pour un diagnostic et une prise en charge rapide.
L’Administration de la prévention des maladies poursuit, en coordination étroite avec l’OMS, la surveillance de la situation internationale et la mise en œuvre des mesures de réponse au niveau national.-VNA