Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA
Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville (VNA) – Hô Chi Minh-Ville intensifie la surveillance et les mesures de prévention face à la forte augmentation des cas de syndrome pieds-mains-bouche, notamment chez les jeunes enfants.

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes.

Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas. Parmi les zones présentant des taux d’incidence élevés (pour 100.000 habitants), on compte la zone spéciale de Côn Dao, la commune de Long Diên et la commune de Binh Khanh.

Les experts médicaux ont également constaté une augmentation inquiétante des cas graves. Le Dr Nguyên An Nghia, de l’Hôpital pour enfants n°1, a déclaré que si seulement un à deux lits sur dix aux urgences étaient auparavant occupés par des cas graves de syndrome pieds-mains-bouche, ce chiffre est désormais passé à cinq ou six.

Il a attribué cela à la propagation rapide et subtile du variant EV71 C1, qui possède une virulence élevée et la capacité d’échapper à l’immunité, ce qui rend plus difficile pour les parents de détecter les premiers signes avant-coureurs.

Face à l’augmentation des risques, de nombreuses écoles maternelles ont mis en place des mesures préventives. À la maternelle Happy Childhood, des protocoles d’hygiène stricts sont appliqués quotidiennement, hebdomadairement et mensuellement afin de réduire les risques d’épidémies.

Les salles de classe, les couloirs, les jouets et les espaces communs sont nettoyés et désinfectés minutieusement après chaque journée scolaire et de nouveau avant l’arrivée des élèves le matin. Les enfants sont invités à se laver les mains au savon avant et après les repas et à utiliser leurs propres objets personnels, tels que serviettes, gobelets et gourdes, afin de prévenir la contamination croisée.

L’école refuse également d’admettre les enfants présentant des symptômes de maladies infectieuses, même bénins, et les enseignants bénéficient d’une formation régulière en matière de prévention des maladies.

Les autorités sanitaires municipales insistent sur l’importance du dépistage précoce et du signalement rapide des cas suspects afin de permettre une mise en œuvre rapide des mesures de confinement et de désinfection. L’hygiène personnelle et l’assainissement de l’environnement demeurent les stratégies de prévention les plus efficaces.

Il est conseillé aux parents de surveiller attentivement leurs enfants infectés. Si la plupart des cas peuvent être traités à domicile, les enfants présentant des symptômes graves, tels qu’une forte fièvre persistante, des sursauts fréquents ou des vomissements répétés, doivent être conduits immédiatement à l’hôpital. Les enfants infectés doivent rester à la maison et s’isoler pendant au moins 10 jours afin d’éviter toute propagation du virus. – VNA

source

Voir plus

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.

e séquençage du génome consiste à lire et à décrypter l’intégralité de l’ADN d’un individu, afin de repérer d’éventuelles variations pouvant expliquer sa maladie. Photo: pngtree.com

Des scientifiques vietnamiens identifient les mutations génétiques de maladies rares

Le professeur-Docteur Nguyên Huy Hoàng, directeur adjoint de l’Institut de biologie de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies, et son équipe de recherche ont mené un projet intitulé « Analyse des mutations génétiques chez des patients vietnamiens atteints de maladies rares sélectionnées à l’aide de la technologie de séquençage de l’exome entier ». Ce projet, réalisé de 2022 à 2024, vise à élucider les causes génétiques de ces maladies au sein de la population vietnamienne.

Une équipe de santé de la commune de Dat Do effectue des consultations médicales à domicile pour les habitants. Photo : VNA.

Ho Chi Minh-Ville déploie un modèle de soins de santé continus de proximité

Ce programme novateur, fondé sur les principes de la médecine familiale, ambitionne d’instaurer un suivi médical continu, proactif et global pour chaque citoyen. Ces équipes mobiles se rendent désormais directement au domicile des habitants, en accordant une attention prioritaire aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux populations les plus vulnérables.

Au siège du Comité populaire du quartier de Xuan Hoa, des médecins des hôpitaux de Dermatologie et d’Ophtalmologie de Saïgon, en collaboration avec le centre de santé local, ont examiné 250 personnes âgées. Photo: VNA

Hô Chi Minh-Ville : 16 000 examens gratuits et soins de proximité renforcés

Le Déparrtement de la Santé de Hô Chi Minh-Ville a lancé, le 5 avril, une campagne inédite de dépistage gratuit déployée simultanément sur 64 sites au profit de 16 000 habitants. Cette opération d'envergure marque un tournant stratégique pour la mégapole, qui ambitionne de passer d'une médecine curative passive à une gestion proactive de la santé.

La vice-présidente de l’Assemblée nationale Nguyen Thi Thanh, la ministre de la Sané Dao Hong Lanet les délégués lors de l'événement. Photo d'illustration : Nhan dan.vn

Renforcer les soins de base et améliorer la santé communautaire

Le ministère de la Santé, en coordination avec la Télévision vietnamienne, a organisé le 5 avril au soir, à Hanoï, un programme politico-artistique intitulé « Une population en bonne santé – un pays prospère », en réponse à la première Journée de la santé pour tous (7 avril).