Le don d’organes d’une touriste britannique sauve trois vies vietnamiennes

Une touriste britannique de 19 ans, décédée lors d’un voyage au Vietnam, a sauvé la vie de trois patients vietnamiens souffrant d’insuffisance organique terminale, un geste d’une profonde compassion. Elle est la première ressortissante étrangère à faire don de ses organes au Vietnam.

Le professeur associé-Docteur Duong Duc Hung, directeur de l’Hôpital universitaire Viêt Duc, remet un témoignage de gratitude à la famille de la donneuse d'organes pour leur geste d’une profonde compassion. Photo : VGP
Le professeur associé-Docteur Duong Duc Hung, directeur de l’Hôpital universitaire Viêt Duc, remet un témoignage de gratitude à la famille de la donneuse d'organes pour leur geste d’une profonde compassion. Photo : VGP

Hanoi (VNA) – Une touriste britannique de 19 ans, décédée lors d’un voyage au Vietnam, a sauvé la vie de trois patients vietnamiens souffrant d’insuffisance organique terminale, un geste d’une profonde compassion.

Elle est la première ressortissante étrangère à faire don de ses organes au Vietnam. Son foie a été transplanté à un homme de 53 ans souffrant d’une insuffisance hépatique aiguë liée à une hépatite B et à une cirrhose. Ses deux reins ont été donnés à un homme de 35 ans et à une femme de 41 ans, tous deux sous dialyse depuis des années en attente d’une greffe.

Début avril, la jeune femme a été victime d’un accident imprévu lors d’un voyage au Vietnam. Malgré des soins intensifs, elle a été déclarée en état de mort cérébrale le 2 avril à l’Hôpital universitaire Viêt Duc, à Hanoi.

Face à cette perte immense, ses parents ont pris la courageuse décision de faire don de ses organes afin de sauver des vies. « Le Vietnam était un pays qu’elle aimait profondément, et rendre la pareille au Vietnam est très important pour nous », a partagé son père, Andy, sur la page Facebook de l’hôpital.

Les médecins de l’hôpital ont déclaré que les transplantations avaient non seulement accompli leur mission professionnelle, mais incarnaient également une puissante transformation de la perte en espoir.

La jeune femme venait d’obtenir son baccalauréat et s’apprêtait à entrer à l’université. Son voyage au Vietnam était une récompense pour ses efforts. Ses parents l’ont décrite comme forte, intelligente et pleine de vie, ajoutant qu’ils étaient fiers que son héritage perdure désormais à travers d’autres personnes.

Le don d’organes au-delà des frontières

Lors d’une cérémonie de reconnaissance le 8 avril en l’honneur de la famille de la donneuse, l’ambassadeur du Royaume-Uni au Vietnam, Iain Frew, a présenté ses condoléances et exprimé sa gratitude, qualifiant ce geste de symbole fort susceptible de promouvoir le don d’organes au Vietnam.

Le professeur associé-Docteur Duong Duc Hung, directeur de l’Hôpital universitaire Viêt Duc, a déclaré que la décision de la famille était particulièrement touchante, d’autant plus qu’il s’agissait de leur première visite dans le pays. Il a souligné que leur geste transcendait les différences de nationalité, de culture et de croyance, et qu’il contribuerait à sensibiliser davantage le public au don d’organes.

La ministre de la Santé, Dào Hông Lan, a également adressé une lettre à la famille pour la remercier de sa décision humanitaire. – VNA

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