Dak Lak intensifie sa réponse à la méningite à méningocoque après un cas mortel

Le ministère de la Santé signale que depuis début 2026, le Vietnam a enregistré 24 cas de méningite à méningocoque, dont quatre décès. Cela représente une augmentation de près de 50% par rapport à la même période l’année précédente, les infections étant signalées de manière sporadique dans plusieurs localités.

Le Centre provincial de contrôle des maladies de Dak Lak prélève des échantillons auprès des personnes ayant été en contact étroit avec le patient . Photo : VNA
Le Centre provincial de contrôle des maladies de Dak Lak prélève des échantillons auprès des personnes ayant été en contact étroit avec le patient . Photo : VNA

Dak Lak (VNA) – Les autorités sanitaires de la province de Dak Lak (Centre) renforcent les mesures de lutte contre la méningite à méningocoque suite à la détection de plusieurs cas, dont un décès.

Selon le Centre provincial de contrôle des maladies, le cas mortel concernait un enfant de deux ans qui présentait initialement de légers symptômes respiratoires avant que son état ne se détériore rapidement, avec une suspicion de septicémie et de méningite. Malgré des soins intensifs, l’enfant est décédé. L’oncle de l’enfant a également été testé positif et est actuellement en isolement et sous traitement.

Suite à ces cas, les équipes de santé ont mené des enquêtes épidémiologiques et un traçage des contacts, identifié les personnes ayant été en contact étroit avec le patient, prélevé des échantillons pour analyse et administré des antibiotiques à titre préventif. Des mesures de désinfection ont également été mises en œuvre dans les zones touchées afin de réduire le risque de transmission communautaire.

Le ministère de la Santé signale que depuis début 2026, le Vietnam a enregistré 24 cas de méningite à méningocoque, dont quatre décès. Cela représente une augmentation de près de 50% par rapport à la même période l’année précédente, les infections étant signalées de manière sporadique dans plusieurs localités.

Des décès récents dans les régions du Sud et du Centre du pays ont suscité des inquiétudes quant à une possible augmentation du risque de transmission.

La méningite est une inflammation des méninges qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière. Elle est généralement causée par un virus ou une bactérie (méningocoque). La transmission bactérienne s’opère par des gouttelettes de sécrétions respiratoires ou pharyngées. Elle est plus souvent due à une infection (bactérienne, virale ou fongique), mais peut également être causée par une irritation chimique, une hémorragie sous-arachnoïdienne, un cancer et d'autres maladies.

Les symptômes les plus fréquents sont les suivants : raideur de la nuque, fièvre élevée, photophobie, état confusionnel, céphalées et vomissements. Même lorsque la maladie est diagnostiquée très tôt et qu’un traitement approprié est institué, entre 5 et 10% des malades décèdent, en général dans les 24 à 48 heures qui suivent l’apparition des symptômes.

Une surveillance renforcée pour la détection précoce, la confirmation des flambées épidémiques, la prise en charge des cas, et une campagne réactive de vaccination (avec le vaccin adapté) constituent les principales mesures de prévention et de lutte efficaces pour endiguer les épidémies de méningite à méningocoque.

En conséquence, les autorités sanitaires incitent fortement la population à se faire vacciner, en particulier les jeunes enfants et les groupes à risque. Des mesures préventives telles que le lavage fréquent des mains, le fait de se couvrir la bouche en cas de toux ou d’éternuement, d’éviter de partager des objets personnels et de maintenir une bonne ventilation des espaces de vie sont également recommandées.

Il est conseillé aux personnes présentant des symptômes suspects de consulter rapidement un médecin afin d’obtenir un diagnostic et un traitement précoces. – VNA

source

Voir plus

Le pourcentage de personnes pratiquant régulièrement une activité physique a augmenté de 10 %. Photo : Vietnamplus

Le Vietnam place le sport au cœur de sa stratégie de santé publique

Le Vietnam renforce sa stratégie de santé publique en mettant l’accent sur la prévention et la pratique sportive. Objectif : améliorer la condition physique, prolonger l’espérance de vie en bonne santé et construire une société plus dynamique, au service d’un développement durable.

"Dans une ferme de vaches laitières à Gia Lai. La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Photo: VNA

Les mesures se renforcent pour empêcher l’entrée du virus de la fièvre aphteuse

Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.