Le Vietnam n'est pas une exception en Asie, où le rouge estconsidéré comme portant bonheur. C'est la raison pour laquelle, lors duTêt, cette couleur est omniprésente : sentences parallèles, enveloppesd'étrennes, fleurs de pêcher ou fruits du kumquat, carpe-monture du"Génie du Foyer"... et bien sûr, xôi gâc.
Le riz gluant est un grand classique de la nourriturevietnamienne. Les mets à base de riz gluant peuvent se déguster à toutmoment de la journée, salés ou sucrés, mais sont aussi incontournableslors d'événements plus cérémonieuses. Aucune famille vietnamienne nemarquerait dignement les grands événements de la vie (fêtesreligieuses, fiançailles, Têt,...) sans offrir aux ancêtres, à lafamille et aux amis un plat de riz gluant.
Il existe deux mots pour désigner le riz gluant : "gao nep", quiest le riz gluant simple non cuisiné. Et "xoi" qui désigne le rizgluant à la vapeur et accommodé avec divers ingrédients. Dans ledeuxième cas, un suffixe caractéristique lui est toujours accolé : auxharicots mungos, à la noix de coco... et à la momordique.
Pour faire du xôi gâc, les ingrédients sont riz gluant bien sûr,chair de momordique, lait de coco concentré, huile, sucre et alcool.Après avoir laissé tremper le riz dans l'eau pendant au moins sixheures, il faut l'égoutter, ajouter les ingrédients, puis faire cuirele tout à la vapeur pendant 20 minutes en mélangeant de temps en temps.En fin de cuisson, l'on peut réajuster le goût à sa guise en ajoutantdes pincées de sucre.
La préparation varie d'une région à l'autre. Dans le Sud, parexemple, l'on ajoute de la noix de coco râpée tandis que dans le Nord,ce sont les haricots mungos qui ont la préférence. Mais quels quesoient les ajouts, ce plat simple est toujours savoureux. Le bonheur neréside-t-il pas souvent dans les choses les plus simples ? - AVI