Dans son article "Pourquoi Hanoi et Kuala Lumpur ont laissé Alger à latraîne", Alain Faujas a écrit : "La patrie de Ho Chi Minh a inventé un"communisme de marché" qui lui vaut des taux de croissance supérieursen moyenne à 5% par an, alors qu'elle n'est pas particulièrementavantagée en terme de ressources naturelles et que la taille de sapopulation (86 millions d'habitants) pouvait se révéler un handicap".
En vingt ans, le taux d'extrêmement pauvreré (moins de 1,08 dollars parjour) y est tombé de 70% de la population à 11%, a estimé Alain Faujasqui a précisé trois différences en approchant l'Algérie au Vietnam et àla Malaisie.
La première différence tient à l'ouvertureinternationale sans faille que Hanoi et Kuala Lumpur ont conduite. En1995, le Vietnam a adhéré à l'Association des nations du Sud-Estasiatique (ASEAN). En 1999, il a signé un accord commercial bilatéralavec les Etats-Unis. En 2007, il est entré à l'Organisation mondiale duCommerce (OMC), ce qui lui a valu une explosion de ses exportations et11 milliards de dollars d'investissement étranger par an, près dequatre fois plus que l'Algérie.
Deuxième différence, leVietnam ne se limite pas à fabriquer des chaussures, et a misé sur tousles compatiments : café (il est le premier producteur mondial derobusta), caoutchouc, mais aussi des produits électroniques, ettourisme.
Troisième différence, ces deux pays ont maintenu le choix de l'entreprise privée, même dans la tempête de 1997.
L'auteur a conclu: La Banque mondiale et le Fonds monétaireinternational ne tarissent pas d'éloges sur le Vietnam, qui ne revientpar sur ses engagements, lui. - AVI