Nouveaux records dans le domaine des greffes d'organes au Vietnam

Chaque année, le secteur de la transplantation d'organes au Vietnam établit de nombreuses nouvelles réalisations, confirmant sa position mondiale.
Nouveaux records dans le domaine des greffes d'organes au Vietnam ảnh 1Le patient Pham Van Vuong pratique la rééducation après la greffe réalisée par les chirurgiens de l’Hôpital central militaire 108 à Hanoï. Photo : VNA

Hanoï (VNA) - En 2020, le Vietnam a laissé une marque sur la carte médicale mondiale en réalisant avec succès la première greffe de membre offert par un donneur vivant au monde. La greffe a été réalisée par les chirurgiens de l’Hôpital central militaire 108 à Hanoï.
 
Le patient est Pham Van Vuong, 31 ans, à Hanoï. En 2016, suite à un accident de travail, sa main gauche ainsi qu’une partie de son avant-bras ont été complètement écrasées. Il avait été envoyé à l’Hôpital central militaire 108 et en raison de l’état grave de ses blessures, les médecins avaient dû amputer la partie mutilée, soit sa main gauche et un tiers de son avant-bras.

Concernant le donneur, le 3 janvier 2020, l’Hôpital central militaire 108 a accueilli un patient ayant également subi un grave accident de travail. Une partie de son bras et de son avant-bras gauche avait été sérieusement endommagée.

Après plusieurs examens poussés, les médecins ont trouvé qu’une partie du membre sectionné (à savoir une partie de l’avant-bras) était encore saine et pouvait être utilisée pour une greffe. Suite à la demande des médecins, le patient, avec l’accord de sa famille, a ainsi décidé de faire don de ce greffon à Pham Van Vuong, candidat idéal qui répondait à tous les critères.
 
Le prof.-docteur Nguyen The Hoang, directeur adjoint de l'hôpital, qui a directement participé à la greffe, a informé que pour pouvoir pratiquer cette chirurgie, l'hôpital avait trois ans pour préparer les bases juridiques et scientifiques nécessaires et les procédures liées à l'éthique médicale, le traitement après une greffe...
 
Évaluant la greffe, le prof.-docteur Pham Gia Khanh, président de l'Association vietnamienne de transplantation d'organes, a estimé: «C'est une transplantation merveilleuse. La technique de greffe de membre est très compliquée, les pays avancés ont des décennies de recherche mais n'ont jamais été en mesure de réaliser une greffe de membre à partir d'un donneur vivant car il y a un risque rare d'amputation mains et jambes encore éligibles à la transplantation.

Nouveaux records dans le domaine des greffes d'organes au Vietnam ảnh 2Le médecin examine un patient après une greffe de rein. Photo: VNA

Selon le prof.-docteur Mai Hong Bang, directeur de l'hôpital, depuis 1998, seules 89 greffes de membres avaient été réalisées dans le monde. Tous les membres avaient été prélevés sur des donneurs en état de mort cérébrale.

Toujours en 2020, une série de greffes d'organes spéciaux ont été effectuées par des médecins vietnamiens.

C'est le bilan de la transplantation d'organes de l'Hôpital de l'amitié Viet Duc (Vietnam-Allemagne). En 13 jours, du 30 août au 12 septembre, les médecins ont réalisé 23 greffes d'organes, dont trois cœurs, quatre foies et 16 reins, grâce à 15 organes de donneurs de cerveau.
 
Les médecins de l'Hôpital de l'amitié Viet Duc ont également atteint le pic de 1.000 greffes de rein le 28 septembre.
 
A l’Hôpital central militaire 108 à Hanoï, le 16 septembre, les médecins ont réalisé avec succès le 4e cas de transplantation d'organes multi-tissus. Les médecins ont effectué la transplantation de deux poumons pour un patient ; la transplantation hépatique pour un patient souffrant d'insuffisance hépatique aiguë ; la greffe de deux reins pour deux patients atteints d'insuffisance rénale chronique terminale. Le même jour, les médecins ont réussi à transplanter deux avant-bras pour un homme de 18 ans. Actuellement, toutes les blessures de ce jeune homme ont été guéries, les membres vivent bien.
 
En outre, l'hôpital a également coopéré avec le Centre national de coordination pour recueillir et transplanter le cœur d'un patient atteint de myocardite dilatée en phase terminale à l'Hôpital de l'amitié Viet Duc.
 
A l'Académie de médecine militaire, pendant deux jours, les 27 et 28 octobre, des médecins ont effectué avec succès deux transplantations intestinales, marquant le passage du Vietnam à la conquête réussie de la technique de transplantation intestinale - l'une des transplantations les plus difficiles dans le domaine de la transplantation d'organes.
 
Toujours en 2020, l'Hôpital des enfants de Ho Chi Minh-Ville a mis en œuvre avec succès la séparation des jumelles siamoises Diêu Nhi et Truc Nhi. Nées le 6 juillet 2019 à l'Hôpital Hùng Vuong de Hô Chi Minh-Ville, ces petites filles étaient en effet jointes par l’abdomen pelvien avec des membres pleins, deux organes génitaux et un anus. Les deux bébés avaient deux vessies situées de chaque côté de l'abdomen commun, avec un double utérus vaginal.

Nouveaux records dans le domaine des greffes d'organes au Vietnam ảnh 3Les jumelles siamoises Diêu Nhi et Truc Nhi quittent l'hôpital le 7 octobre. Photo : Hôpital des enfants de Ho Chi Minh-Ville.

Pour rappel, la transplantation d'organes au Vietnam a été marquée par la greffe rénale pour le patient Vu Manh Doan (40 ans) en insuffisance rénale terminale du donneur de 28 ans, son frère, le 4 juin 1992 à l'Hôpital militaire 103.

Chaque année, le secteur de la transplantation d'organes au Vietnam établit de nombreuses nouvelles réalisations, confirmant sa position mondiale.

Le Vietnam, qui compte 19 centres de transplantation d'organes, a fait de grands progrès dans les techniques de transplantation de tissus et d'organes.- VNA

Voir plus

La première greffe de pénis provenant d’un donneur en état de mort cérébrale au Vietnam. Photo: VNA

Le Vietnam réussit sa première greffe de pénis à partir d’un donneur en mort cérébrale

L’Hôpital d'amitié Viêt Duc à Hanoi a réalisé avec succès la première greffe de pénis provenant d’un donneur en état de mort cérébrale au Vietnam. Cette intervention constitue une étape importante dans le développement des greffes de tissus composites complexes et témoigne de la maîtrise croissante des techniques chirurgicales de pointe par les équipes médicales vietnamiennes.

Le Docteur Nguyên Thanh Xuân réalise une opération chirurgicale crânienne. Photo: VNA

Le Vietnam veut développer un écosystème national de santé spécialisé

La transformation fondamentale en matière de santé spécialisée dans la période à venir consiste à passer d’une approche d’investissement dans certains établissements de santé spécialisés dans chaque localité à l’organisation d’un réseau de santé spécialisé multiniveau dont les acteurs assument des rôles bien définis, sont étroitement interconnectés et se soutient mutuellement.

Le prélèvement multi-organes réussi à l’Hôpital de Bai Chay permet de sauver cinq patients. Photo: VNA

Cinq patients sauvés après un prélèvement multi-organes réussi à l’Hôpital de Bai Chay

L’Hôpital de Bai Chay s’est coordonné avec le Centre national de coordination des greffes d’organes et des spécialistes afin d’assurer une prise en charge optimale du donneur, d’évaluer la qualité des organes et de préparer les interventions chirurgicales. Les équipes médicales ont prélevé avec succès le cœur, un foie et deux reins, tandis que les poumons ne répondaient pas aux critères nécessaires pour une transplantation.

Séance de travail entre des responsables de l'Université de médecine de Hanoï et l'Université de médecine de Sofia. Photo: VNA

Le Vietnam et la Bulgarie elargissent leur cooperation dans la formation, la recherche medicale et la pharmacie

L'Université de médecine de Hanoï et l'Université de médecine de Sofia ont signé un protocole d'accord de coopération. L'accord a été paraphé par le Professeur-Docteur Nguyen Huu Tu et le Professeur Boycho Landjov, recteur de l'Université de Médecine de Sofia, établissant un cadre de coopération à long terme dans la formation, la recherche scientifique et les échanges académiques.

Des habitants patientent pour le bilan de santé dans le quartier de Tan Binh. Photo : Journal "Tin tức và Dân tộc" (Informations et Minorité ethnique)

Hô Chi Minh-Ville veut achever le bilan de santé universel d’ici le 15 décembre

Hô Chi Minh-Ville accélère sa campagne de 150 jours pour offrir un bilan de santé à l’ensemble de la population. Plus de 732.000 habitants ont déjà été examinés et disposent d’un dossier médical électronique. Les autorités mobilisent 480 établissements de santé afin d’atteindre une couverture de 100 % avant le 15 décembre.

Des grappes de graines de ginseng Ngoc Linh à maturité. Photo : Do Truong/VNA

Da Nang : le berceau du meilleur ginseng au monde

Situé entre 1.500 et 2.000 mètres d'altitude, sous la canopée de la forêt primaire du mont Ngoc Linh, dans la commune de Tra Linh (ville de Da Nang), s'étend le terroir naturel du ginseng Ngoc Linh. Réputé pour sa richesse exceptionnelle en 52 composés de saponines, ce ginseng endémique à forte valeur économique est appelé à devenir une culture médicinale stratégique. La ville de Da Nang entend développer cette filière en misant sur une culture planifiée et une industrie de transformation à forte valeur ajoutée.

Le nombre de touristes étrangers visitant Hô Chi Minh-Ville pour des séjours touristiques combinés à des soins médicaux est en hausse. Photo : VNA

Le Vietnam fait du tourisme médical le nouveau fer de lance de sa stratégie nationale

Le Vietnam dispose de tous les leviers nécessaires pour devenir un segment à haute valeur ajoutée de l'industrie touristique mondiale. La stabilité politique du pays, combinée à un environnement sécurisé et à un réseau aérien en pleine expansion et de diverses attractions touristiques attrayantes, offre un socle idéal pour le déploiement de soins de santé de classe mondiale.

Différentes variétés de soja sont présentées lors de la conférence. Photo fournie par les organisateurs

L’alimentation à base de plantes réduit le risque de maladies non transmissibles

Il est prouvé que la consommation de jusqu’à 800 grammes de fruits et légumes par jour peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires de 20 à 32%. Par ailleurs, les personnes consommant le plus de céréales complètes présentent un risque de développer un diabète de type 2 inférieur d’environ 30% à celui des groupes à faible consommation.