Lamaison est étroitement attachée aux cinq générations de la famillePham. Son propriétaire, Pham Thi Tê, 96 ans, a confié qu'en 1890, dèsla naissance de la rue Hang Bac (rue des Orfèvres), sa famille a quittéson village natal de Châu Khê, province de Hai Duong (Nord), afin devenir s'installer à Hanoi pour exercer le métier traditionnel de safamille, la joaillerie.
En 1920, sa famille a acheté unterrain de plus de 500 m² ayant pignon sur deux rues de Hang Bac etDinh Liêt pour construire une maison-jardin de deux étages comportant16 pièces.
La maison est empreinte de la culturevietnamienne avec des figures de tête du dragon sur ses pignons, desbalcons ornés des motifs décoratifs, et des plantes d'ornement, desmontagnes artificielles, des petits bassins à poissons sur la terrasse,tout en présentant également des éléments architecturaux français,notamment pour ses escaliers en bois et ses grandes salles à plusieursfenêtres.
La maison possède un jardin de 180 m² avecplusieurs plantes d'ornement, notamment un rang d'aréquiers deplusieurs dizaines de mètres de haut qui ont été plantés dès saconstruction.
D'une grande valeur, cette maison-jardinest présentée par les experts japonais dans le livre "Hanoi et ses 36quartiers" (The 36 Guild street area Hanoi's Ancient Quarter).
Selon Pham Tuân Long, chef adjoint du Comité de gestion d'anciennesrues de Hanoi, la maison-jardin est l'une des trois architecturesfondamentales des anciennes rues de Hanoi.
Auparavant,la capitale disposait de deux autres maisons-jardins au 41 rue Hang Dao(rue de la Soie) et au 103 rue Hang Bac, mais elles ont disparu durantles années 60 du dernier siècle, seule celle du 115 rue Hang Bac ayantsurvécu jusqu'à nos jours.
En juin dernier, le Comité populaire de Hanoi a approuvé le projet de conservation et de réhabilitation de cette maison. - AVI