Hanoi (VNA) – Les pays membres de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP) ont importé pour environ 4.250 milliards de dollars de marchandises en 2025, mais les produits vietnamiens ne représentaient qu’environ 1% de leurs marchés, ce qui met en évidence un vaste potentiel de croissance des exportations, a-t-on appris d’un séminaire organisé lundi 28 septembre par le ministère de l’Industrie et du Commerce (MoIT).
Intervenant lors de l’événement, Nguyên Thi Trang, conseillère commerciale de l’Office du commerce du Vietnam au Mexique, a indiqué que le Mexique avait importé pour environ 664 milliards de dollars de marchandises en 2025, alors que les exportations vietnamiennes vers ce marché ne s’élevaient qu’à environ 7 milliards de dollars, soit près de 1% du total.
Ngô Chung Khanh, directeur adjoint du Département du développement des marchés étrangers et du commerce multilatéral du MoIT, a précisé que les produits vietnamiens ne représentent également qu’environ 1% des importations du Canada et du Mexique, deux marchés avec lesquels le Vietnam a conclu des accords de libre-échange dans le cadre du CPTPP.
Le responsable a souligné que, pour vendre des produits sur ces marchés, les entreprises doivent d’abord satisfaire aux règles d’origine afin de bénéficier des préférences tarifaires du CPTPP. Elles doivent également se conformer aux normes techniques, aux exigences en matière de droit du travail et d’environnement, ainsi qu’aux réglementations d’importation propres à chaque marché.
Nguyên Thi Trang a toutefois averti que l’accès à un marché et aux préférences tarifaires ne se traduit pas automatiquement par des commandes. Les importateurs mexicains accordent également une grande importance à la qualité et aux spécifications des produits, aux certifications, à la capacité de production, aux quantités minimales de commande, aux délais de livraison et à la capacité d’assurer un approvisionnement stable.
La capacité à transformer ces opportunités en commandes concrètes dépend encore largement des capacités propres à nos entreprises, a ajouté la conseillère commerciale.
L’Office du commerce du Vietnam au Mexique a récemment organisé la venue de huit entreprises mexicaines au Vietnam pour participer à une série d’événements « Vietnam International Sourcing » au début septembre.
À l’issue de ces rencontres, si quatre entreprises ont transformé l’essai en signant des accords commerciaux avec des fournisseurs vietnamiens, une entreprise vietnamienne a compromis ses chances dès le premier contact avec un partenaire potentiel, faute de collaborateurs maîtrisant l’anglais.
Selon Nguyên Thi Trang, les entreprises souhaitant pénétrer le marché mexicain devraient commencer par examiner leurs produits, les codes SH (Système harmonisé), les règles d’origine, les tarifs douaniers liés au CPTPP, les normes techniques ainsi que les exigences en matière d’importation. Elles devraient ensuite évaluer leur compétitivité, identifier les segments de clientèle pertinents, tester la demande du marché, rechercher des acheteurs et assurer un suivi après avoir établi des contacts.
Face à la diversité de la zone CPTPP, les entreprises vietnamiennes doivent abandonner toute approche uniforme. Dô Thi Thuy Huong, vice-présidente et secrétaire générale de l'Association des industries électroniques du Vietnam (VEIA), les a recommandé à se conformer rigoureusement aux exigences techniques, environnementales, de traçabilité et de livraison.
Pour soutenir les entreprises, le MoIT élabore un système de gestion de la mise en œuvre des ALE reposant sur trois piliers : la diffusion d’informations via le portail gouvernemental dédié aux ALE, l’évaluation des résultats de leur mise en œuvre au niveau local, et la création d’un écosystème d’utilisation des ALE reliant les organismes de gestion, les autorités locales, les associations, les entreprises, les prestataires de services logistiques et financiers, ainsi que les autres parties prenantes des chaînes de production et d’exportation. – VNA