Hanoi (VNA) – Le Premier ministre Lê Minh Hung a appelé jeudi 15 octobre à une action décisive et coordonnée pour la mise en œuvre du programme cible national sur le développement socio-économique et culturel, le développement rural, le développement des zones de minorités ethniques et montagneuses pour la période 2026–2035, soulignant que la population ne doit pas avoir à attendre que les politiques et les soutiens lui parviennent.
En présidant la conférence de lancement, le Premier ministre – également à la tête du Comité directeur central dédié – a souligné que ce nouveau programme regroupe quatre anciens programmes cibles nationaux. Il a précisé que son déploiement couvre un large éventail de secteurs, de bénéficiaires et de ressources.
Pour mettre en œuvre le programme approuvé par la résolution n°46/2026/QH16 de l'Assemblée nationale, le gouvernement a promulgué le décret n°367/2026/ND-CP, précisant le contenu, les mécanismes et les politiques d'application du programme. D'autre part, par la décision n°1966/QD-TTg, le Premier ministre a officialisé la réorganisation du comité directeur central, tout en fixant les orientations pour sa restructuration à l'échelle locale.
Le décret n°367/2026/ND-CP cadre de manière exhaustive le programme en détaillant son contenu, ses mécanismes d’application et ses mesures d’accompagnement, permettant un déploiement immédiat sur le terrain. Dans la grande majorité des cas, les ministères et organismes concernés pourront s’en saisir directement, s’affranchissant ainsi de la rédaction de directives complémentaires.
Le chef du gouvernement a salué les contributions concrètes des participants et a reconnu les difficultés liées à l’intégration des programmes cibles nationaux. Parmi celles-ci figurent l’ampleur du nouveau programme, la complexité des exigences de coordination, la consolidation incomplète des comités de pilotage dans certaines localités, les capacités de mise en œuvre inégales sur le terrain, les limites du suivi et du compte rendu numériques, ainsi que les difficultés à mobiliser les financements de contrepartie et autres ressources.
Il a exhorté les ministères, les secteurs et les localités à identifier rapidement ces problèmes et à prendre des mesures sans délai, en définissant clairement les pouvoirs, les rôles et les responsabilités de chaque niveau et organisme.
En s’appuyant sur le principe directeur «politiques coordonnées – action unifiée», le Premier ministre a souligné que les populations doivent être placées au cœur du programme, plutôt que d’être considérées comme de simples bénéficiaires passifs d’une aide. L’intégration doit permettre des améliorations concrètes, réduire la fragmentation et les doubles emplois, et garantir la continuité des politiques et des missions durant la phase de transition.
Il a appelé à une responsabilisation claire, en confiant à un organisme chef de file la responsabilité principale de chaque mission. La décentralisation et la délégation de pouvoir doivent s’accompagner de ressources adéquates, de capacités de mise en œuvre, ainsi que de mécanismes d’inspection et de supervision. Les autorités locales doivent être habilitées à prendre des décisions, à organiser la mise en œuvre et à assumer la responsabilité finale des résultats.
Le financement public doit se concentrer sur des missions essentielles ayant un impact direct sur le quotidien des populations, a-t-il souligné. Parmi les priorités absolues figurent l’accès à l’eau potable, aux terrains d’habitation et de production, ainsi qu’à des conditions de vie fondamentales.
Cet effort financier doit cibler en priorité les zones défavorisées, montagneuses ou peuplées par des minorités ethniques, tout en soutenant les groupes vulnérables et les bénéficiaires de politiques publiques sociales. Enfin, il a insisté sur la nécessité de bannir les investissements dispersés ou redondants, afin de prévenir toute perte, tout gaspillage ou tout comportement répréhensible.
Le chef du gouvernement a indiqué que l’efficacité des programmes publics se mesurera désormais aux progrès réels, à la bonne gestion des ressources et à l’impact concret sur le quotidien des citoyens. Chaque responsable doit précisément définir les rôles, les actions, les calendriers et les objectifs attendus. La performance des dirigeants d’organismes sera directement évaluée à l’aune des résultats obtenus sur le terrain.
Il a engagé la responsabilité directe des ministres, chefs d’organismes et présidents de Comités populaires provinciaux quant à l’avancement, la qualité et l’efficacité de leurs missions. Désormais, chaque entité doit traiter ses dossiers de compétence de manière proactive. Il n’est plus question d’attendre une intervention extérieure, de se défausser de ses responsabilités ou de tolérer les lacunes dans l’exécution.
En tant qu’organe permanent du Comité directeur central, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement se voit confier un rôle pivot de coordination. Sa mission s’articule autour du soutien direct aux localités pour surmonter leurs difficultés, de l’activation d’un système de questions-réponses, ainsi que du renforcement du suivi et de la gestion des données des programmes. Sur le plan institutionnel, le ministère doit également finaliser le règlement intérieur du Comité directeur central, distribuer les tâches entre ses membres et soumettre le programme de travail pour 2026 au plus tard le 20 octobre.
Le ministère des Finances est appelé à équilibrer les ressources disponibles afin de finaliser l’allocation des fonds du budget central pour 2026, tout en amorçant la préparation des plans et prévisions pour 2027. Ces financements devront être ciblés avec précision en fonction des objectifs fixés, des bénéficiaires désignés et des missions à accomplir, avec une priorité absolue accordée aux zones défavorisées.
Les ministères concernés ont jusqu’à la fin octobre 2026 pour arrêter définitivement les objectifs des programmes, les normes techniques et les directives professionnelles. En parallèle, les autorités provinciales et municipales sont appelées à accélérer le décaissement des fonds reportés de la période 2021-2025, concevoir leurs feuilles de route annuelles et quinquennaux, puis finaliser la composition de leurs comités de pilotage d’ici le 25 octobre.
Le Premier ministre a par ailleurs souligné que l’attribution des fonds ne dépendrait pas uniquement du rythme des décaissements, même si la capacité d’exécution et le leadership des autorités locales demeurent des critères décisifs. En parallèle, les localités sont appelées à mobiliser des fonds de contrepartie.
Pour y parvenir, les localités devront orchestrer au mieux leurs différents leviers financiers. L’enjeu réside dans leur capacité à mobiliser des fonds de contrepartie et à combiner efficacement toutes les ressources légitimes à leur disposition : budgets des politiques publiques, crédits commerciaux, contributions des entreprises et des coopératives, sans oublier l’implication directe des communautés.
En conclusion de la conférence, le Premier ministre Lê Minh Hung a réitéré le rôle crucial de ce programme pour le développement économique, culturel et social, notamment dans les zones rurales, habitées par des minorités ethniques et montagneuses.
Afin d’en garantir le succès, il a appelé les ministères, les agences et les collectivités territoriales à faire preuve d’une plus grande responsabilité, d’une coordination plus étroite et d’une action plus décisive, insistant sur le fait que la mise en œuvre doit se traduire par des améliorations concrètes dans la vie des populations et soutenir le développement durable. – VNA