Hanoi (VNA) – Le président de l’Assemblée nationale, Trân Thanh Mân, a souligné mardi 4 août une nouvelle approche pour la vulgarisation et l’éducation juridiques, passant d’une mentalité d’octroi de l’information à une logique axée sur le service et le soutien aux citoyens pour renforcer leur capacité à se protéger par le droit.
Lors d’un débat en groupe sur le projet de loi amendée sur la vulgarisation et l’éducation juridiques, dans le cadre de la première session extraordinaire de l’Assemblée nationale de la 16e législature, il a plaidé pour ce que la vulgarisation et l’éducation juridiques sortait de l’ornière et pour devenir un moteur de la construction d’une culture du respect de l’état de droit.
Le législateur suprême a déclaré que l’exigence selon laquelle «Les citoyens vivent et travaillent suivant la Constitution et la loi» ne peut devenir réalité s’ils ont entièrement accès au droit, une claire compréhension du droit et une pleine application du droit.
Il a proposé d’accélérer la transformation numérique dans la vulgarisation et l’éducation juridiques, en évitant une numérisation mécanique et en visant une interaction multidirectionnelle.
Selon le président de l’Assemblée nationale, la numérisation de la vulgarisation et de l’éducation juridiques se limite actuellement à la publication en ligne des documents sur des portails électroniques, ce qui peine à attirer le public. Par conséquent, le projet de loi doit prévoir la mise en place d’un écosystème numérique national pour la vulgarisation du droit et du savoir juridique.
Soulignant que le mécanisme d’interaction ne doit pas se faire à sens unique, allant des organismes de l’Etat aux échelons inférieurs, il a suggéré que le projet de loi doit inclure des dispositions sur un mécanisme de recueil de commentaires, d’évaluation du niveau de prise de connaissance, et de mesure de l’accès des citoyens au droit dans l’environnement numérique.
Cela implique également de définir clairement les groupes cibles et de personnaliser les contenus de la vulgarisation et de l’éducation juridiques, a-t-il indiqué, recommandant d’élaborer des critères quantitatifs permettant d’identifier les groupes cibles en fonction de la région, de l’âge et du secteur d’activité.
Le président de l’Assemblée nationale a également demandé de remédier aux insuffisances de ressources et au statut du Conseil de coordination de la vulgarisation et de l’éducation juridiques, de déterminer le quota d’heures de services d’assistance juridiques relatifs à la diffusion et à l’éducation juridiques pour les avocats et les juristes au titre de responsabilité sociétale des avocats.
Le président de l’Assemblée nationale a souligné la nécessité d’intégrer l’enseignement juridique dans les écoles, en passant de se gaver de théories aux approches visuelles et expérientielles à travers des simulations de procès, des scénarios de débats scolaires et l’analyse des comportements en ligne sur les réseaux sociaux.
S’exprimant sur les modes de vulgarisation et d’éducation juridiques dans l’environnement numérique avec l’application de l’intelligence artificielle, la députée Leo Thi Lich (de la délégation parlementaire de Bac Ninh) a souligné que la réglementation limitant l’accès à l’information juridique aux seuls comptes vérifiés nécessitait des précisions quant à sa portée, afin de ne pas restreindre le droit constitutionnel des citoyens d’accéder à l’information juridique et de la partager.
Elle a également proposé d’intégrer sans délai au projet de loi des principes de contrôle de la qualité des contenus, des mécanismes de contrôle a posteriori et une définition des responsabilités en matière de lutte contre la désinformation, notamment celle générée ou manipulée par l’IA. – VNA