Hanoi (VNA) - La Banque mondiale (BM) a officiellement reclassé le Vietnam parmi les économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, à la faveur de plusieurs années de croissance économique soutenue. Des spécialistes considèrent cette décision comme un jalon majeur du développement du pays, susceptible de renforcer davantage la confiance des investisseurs internationaux dans une économie en forte croissance.
Dans sa mise à jour publiée le 1er juillet, l’institution financière internationale indique que le revenu national brut (RNB) par habitant du Vietnam a atteint 4.970 dollars en 2025, dépassant le seuil de 4.636 dollars fixé par la Banque mondiale pour accéder à la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.
Les Philippines franchissent également ce seuil, avec un revenu national brut par habitant de 4.850 dollars en 2025, rejoignant ainsi le Vietnam dans cette catégorie.
Selon la Banque mondiale, les performances du Vietnam reposent essentiellement sur un modèle de croissance tiré par les exportations. Pour les Philippines, la progression vers cette nouvelle catégorie résulte d’une expansion plus équilibrée de l’ensemble des principaux secteurs économiques. La Banque mondiale estime que cette évolution traduit une transformation plus globale de l’économie, plutôt qu’une croissance portée par un seul secteur d’activité.
Avec cette reclassification, les cinq principales économies de l’Asie du Sud-Est — Singapour, la Malaisie, la Thaïlande, le Vietnam et les Philippines — appartiennent désormais toutes au groupe des économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure ou des économies à revenu élevé.
Le Vietnam confirme ainsi sa place parmi les économies affichant les meilleures performances de croissance en Asie. Les autorités vietnamiennes se sont fixé pour objectif d’atteindre une croissance à deux chiffres dès 2026, en s’appuyant notamment sur la poursuite des réformes visant à améliorer l’environnement des affaires et sur l’accélération des investissements dans les infrastructures.
De leur côté, les Philippines adoptent une approche plus prudente pour les prochaines années. Les autorités de Manille ont récemment revu à la baisse leurs objectifs de croissance pour la période 2026-2030, invoquant les incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient ainsi que les conséquences économiques du phénomène climatique El Niño. -VNA