Le Département général des produits aquatiquesdu Vietnam et celui du Myanmar créeront un groupe de travail decoopération aquicole.
Cette décision a été prise lors d'un entretien, lundi à Hanoi, entre leministre de l'Agriculture et du Développement rural, Cao Duc Phat, etle ministre birman de l'Agriculture et de l'Irrigation, Myint Hlaing.
La première réunion du groupe se tiendra au 2e semestre à Hanoi.
Les deux parties souhaitent renforcer la coopération dans la formation,l'échange de résultats de recherche, d'avancées scientifiques et detechniques agricoles.
Le Vietnam propose au Myanmar defaire une étude avant de signer une convention de coopérationsylvicole, et de mettre en oeuvre un mémorandum de coopérationagricole.
Lors de la réunion, le ministre birman MyintHlaing s'est engagé à favoriser les investisseurs vietnamiens dans ledomaine agricole, concrètement à autoriser les entreprisesvietnamiennes à louer des terrains à échéance de 50 ans et plus.
Pour sa part, le ministre Cao Duc Phat a annoncé que plusieursentreprises vietnamiennes étaient prêtes à coopérer avec le Myanmardans la plantation d'hévéa, de canne-à-sucre et l'industriemanufacturière.-AVI
Vietnam : le secteur des produits de la mer mise sur l'innovation technologique et la durabilité
Le Vietnam se classe actuellement au troisième rang mondial des exportateurs de produits aquatiques, avec des produits présents sur plus de 170 marchés. En 2025, la production du secteur a atteint près de 10 millions de tonnes, pour une valeur d’exportation dépassant 11 milliards de dollars, confirmant son rôle de pilier de l’économie nationale.
L’aquaculture — notamment l’élevage de crevettes et de pangasius — constitue le principal moteur du secteur, représentant plus de 60 % de la production totale. Parallèlement, le pays s’oriente vers une réduction progressive de l’exploitation halieutique, tout en renforçant le respect des réglementations relatives à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
Dans le même temps, le Vietnam accélère sa transition vers des modèles de production à haute valeur technologique, plus respectueux de l’environnement et inscrits dans une logique de durabilité.