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Hanoi (VNA) - La lutte contre la corruption, le gaspillage et les dĂ©rives au Vietnam est entrĂ©e dans une nouvelle phase. AprĂšs des annĂ©es marquĂ©es par une offensive dĂ©terminĂ©e, menĂ©e selon le principe « sans zone interdite, sans exception », les rĂ©sultats obtenus ont profondĂ©ment transformĂ© la perception et lâefficacitĂ© de cette bataille. DĂ©sormais, lâenjeu ne consiste plus seulement Ă sanctionner sĂ©vĂšrement les infractions, mais aussi Ă prĂ©venir les abus dĂšs leur origine, tout en crĂ©ant un environnement favorable Ă lâinnovation, Ă lâinitiative et au dĂ©veloppement national.
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Vingt annĂ©es de mise en Ćuvre de la RĂ©solution du 3e PlĂ©num du ComitĂ© central du Parti du Xe mandat ont permis dâopĂ©rer une Ă©volution significative, tant dans la prise de conscience que dans les mĂ©thodes dâaction. Si, dans les premiĂšres annĂ©es, les autoritĂ©s rencontraient encore des difficultĂ©s pour prouver les actes de corruption, identifier les motivations intĂ©ressĂ©es ou rĂ©cupĂ©rer les biens dĂ©tournĂ©s, les mĂ©canismes actuels de dĂ©tection, dâenquĂȘte, de poursuites et de jugement sont devenus plus rigoureux, coordonnĂ©s et efficaces.
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De nombreuses affaires particuliĂšrement graves dans des secteurs sensibles tels que le foncier, la finance, la banque, les marchĂ©s boursiers, la santĂ© ou encore lâĂ©ducation ont Ă©tĂ© traitĂ©es avec fermetĂ©, illustrant clairement la dĂ©termination du Parti et de lâĂtat Ă ne tolĂ©rer aucun privilĂšge ni immunitĂ©.
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Lâun des progrĂšs majeurs rĂ©side dans le renforcement de la discipline et du contrĂŽle du pouvoir au sein du Parti. Pour la premiĂšre fois, cinq rĂšglements spĂ©cifiques ont Ă©tĂ© adoptĂ©s afin de prĂ©venir la corruption et les comportements nĂ©gatifs dans des domaines essentiels : le travail des cadres, lâinspection et la supervision, les activitĂ©s judiciaires, lâĂ©laboration des lois ainsi que la gestion des finances et des biens publics.
Ces textes ne constituent pas de simples mesures isolées. Ils forment progressivement un véritable systÚme de « garde-fous » destiné à prévenir les dérives dÚs les premiers signes, contribuant ainsi à préserver la stabilité politique, soutenir le développement socio-économique et renforcer la confiance populaire.
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La mĂ©thode de traitement des infractions a Ă©galement Ă©voluĂ©. Alors quâauparavant lâaccent Ă©tait mis principalement sur la sĂ©vĂ©ritĂ© des sanctions, lâapproche actuelle associe dĂ©sormais rigueur et humanitĂ©. Les autoritĂ©s procĂšdent Ă une distinction plus prĂ©cise des responsabilitĂ©s, examinent attentivement les motivations des contrevenants et encouragent ceux-ci Ă rĂ©parer volontairement les dommages causĂ©s. Cette orientation a permis dâamĂ©liorer considĂ©rablement le recouvrement des avoirs dĂ©tournĂ©s et de limiter les pertes pour lâĂtat.
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Un autre tournant important a Ă©tĂ© lâextension de cette dynamique du niveau central vers les provinces. La crĂ©ation des ComitĂ©s directeurs provinciaux de lutte contre la corruption a contribuĂ© Ă mettre fin Ă la situation dite du « centre chaud, base froide », en assurant une mobilisation plus homogĂšne de lâensemble du systĂšme politique. LâexpĂ©rience montre dâailleurs que lĂ oĂč les comitĂ©s du Parti et les autoritĂ©s locales font preuve de dĂ©termination et dâexemplaritĂ©, les rĂ©sultats sont plus tangibles et plus efficaces.
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ParallĂšlement, la dĂ©cision dâautoriser les procĂšs par contumace pour les personnes ayant fui Ă lâĂ©tranger traduit une volontĂ© claire de ne laisser aucun crime impuni et de renforcer lâeffet dissuasif de la loi.
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La lutte contre le gaspillage est dĂ©sormais considĂ©rĂ©e au mĂȘme niveau que celle contre la corruption. Le traitement des douze projets dĂ©ficitaires et inefficaces relevant du ministĂšre de lâIndustrie et du Commerce en constitue une illustration concrĂšte.
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Dans cette continuitĂ©, le Bureau politique a rĂ©cemment adoptĂ© plusieurs conclusions et orientations visant Ă lever les obstacles qui freinent certains projets, notamment dans le domaine foncier. Lâexigence de finaliser, dĂšs le deuxiĂšme trimestre 2026, le rĂ©examen et le traitement des projets retardĂ©s, en attribuant des responsabilitĂ©s prĂ©cises Ă chaque localitĂ©, dĂ©montre une volontĂ© dâagir concrĂštement et rapidement afin dâĂ©viter le blocage des ressources et de soutenir lâobjectif dâune croissance Ă deux chiffres dans les annĂ©es Ă venir.
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Ces rĂ©sultats ont fait de la lutte contre la corruption, le gaspillage et les dĂ©rives lâun des points marquants du travail de consolidation et de rĂ©novation du Parti. Toutefois, les nouvelles ambitions du pays exigent dĂ©sormais dâaller plus loin. Le Vietnam sâest fixĂ© lâobjectif de devenir, dâici 2045, un pays dĂ©veloppĂ© Ă revenu Ă©levĂ©. Dans ce contexte, la lutte contre la corruption ne peut plus ĂȘtre envisagĂ©e uniquement comme une mission politique ou disciplinaire ; elle doit Ă©galement servir directement le dĂ©veloppement Ă©conomique et social.
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Câest prĂ©cisĂ©ment dans cet esprit que la RĂ©solution n°04-NQ/TW du deuxiĂšme PlĂ©num du ComitĂ© central du Parti du 14e mandat affirme simultanĂ©ment deux exigences : poursuivre avec dĂ©termination la prĂ©vention et la rĂ©pression de la corruption, du gaspillage et des dĂ©rives, tout en favorisant activement le dĂ©veloppement socio-Ă©conomique et une croissance rapide et durable.
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Une autre orientation particuliĂšrement importante rĂ©side dans la volontĂ© dâappliquer les sanctions de maniĂšre « rigoureuse, rapide, humaine et convaincante », tout en tenant compte du contexte historique spĂ©cifique de chaque affaire. Cette approche vise Ă protĂ©ger les cadres innovants, crĂ©atifs et audacieux qui agissent pour lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, afin dâĂ©viter une situation de paralysie administrative liĂ©e Ă la peur de commettre des erreurs.
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Ă lâheure oĂč la science, la technologie, lâinnovation et la transformation numĂ©rique deviennent des moteurs centraux du dĂ©veloppement, les autoritĂ©s considĂšrent Ă©galement nĂ©cessaire dâadapter le cadre juridique afin de traiter de maniĂšre appropriĂ©e les risques objectifs liĂ©s aux nouvelles initiatives. La possibilitĂ© dâexclure ou de rĂ©duire la responsabilitĂ© pĂ©nale dans les cas oĂč il nâexiste pas de motivation personnelle et oĂč les consĂ©quences ont Ă©tĂ© volontairement rĂ©parĂ©es constitue ainsi un signal fort destinĂ© Ă encourager la crĂ©ativitĂ© sans relĂącher la discipline.
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Plus fondamentalement encore, le ComitĂ© central souhaite dĂ©sormais passer dâune logique essentiellement centrĂ©e sur la « lutte » Ă une stratĂ©gie de « prĂ©vention Ă la racine ». Cette orientation repose sur quatre piliers visant Ă faire en sorte que les individus « ne veuillent pas », « ne puissent pas », « nâosent pas » et « nâaient pas besoin » de commettre des actes de corruption.
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Cette approche systĂ©mique et globale accorde une place centrale au perfectionnement des institutions, au renforcement de la transparence, au contrĂŽle du pouvoir et Ă la promotion dâune culture de lâintĂ©gritĂ© dans toute la sociĂ©tĂ©.
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Dans ce cadre, la lutte contre le gaspillage apparaĂźt comme une urgence majeure. Il ne sâagit plus seulement de rĂ©duire les dĂ©penses inutiles, mais aussi dâĂ©viter le gaspillage des ressources matĂ©rielles, du temps et des opportunitĂ©s de dĂ©veloppement. Le rĂ©examen des projets bloquĂ©s et la levĂ©e des obstacles administratifs afin de « libĂ©rer les ressources » tĂ©moignent dâune nouvelle mĂ©thode directement liĂ©e aux objectifs de croissance Ă©conomique.
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La RĂ©solution 04 souligne Ă©galement le rĂŽle dĂ©cisif des dirigeants et des responsables locaux. LâexpĂ©rience montre que lâefficacitĂ© de la lutte contre la corruption dĂ©pend largement du sens des responsabilitĂ©s, du courage politique et de lâexemplaritĂ© des chefs de file. Il devient donc nĂ©cessaire non seulement de sanctionner sĂ©vĂšrement les responsables laissant survenir des violations, mais aussi de mettre en place des mĂ©canismes protĂ©geant et encourageant ceux qui prennent lâinitiative de dĂ©tecter et de traiter rapidement les risques.
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Enfin, un aspect particuliĂšrement notable rĂ©side dans la mĂ©thode de mise en Ćuvre. La rĂ©solution ne se limite pas Ă des orientations gĂ©nĂ©rales : elle est concrĂ©tisĂ©e par huit missions prioritaires et cent quatorze tĂąches prĂ©cises, assorties dâun calendrier, dâobjectifs et de responsabilitĂ©s clairement dĂ©finis. Cette dĂ©marche marque une avancĂ©e importante dans les mĂ©thodes de gouvernance, en garantissant que les dĂ©cisions politiques soient effectivement appliquĂ©es dans la pratique.
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La lutte contre la corruption, le gaspillage et les dĂ©rives est donc entrĂ©e dans une nouvelle Ă©tape de son dĂ©veloppement : une Ă©tape oĂč la fermetĂ© dans le combat sâaccompagne dâune prĂ©vention proactive et dâun environnement plus favorable au dĂ©veloppement.
Certes, combattre ce « flĂ©au intĂ©rieur » nâa jamais Ă©tĂ© une tĂąche facile. Mais au regard des rĂ©sultats dĂ©jĂ obtenus, de la mĂ©thode de plus en plus rigoureuse et scientifique adoptĂ©e par les autoritĂ©s, ainsi que du soutien de la population, il existe aujourdâhui de solides raisons de croire que cette bataille continuera Ă produire des rĂ©sultats durables, contribuant Ă bĂątir une gouvernance intĂšgre, transparente et moderne, au service dâun Vietnam prospĂšre et durable. - VNA
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