Hanoi (VNA) - Dans le cadre de son engagement à réduire la pollution de l’environnement lors de la COP26, le Vietnam commencera à contrôler les émissions des véhicules à partir du 1er janvier 2025, conformément à la loi sur la sécurité routière, récemment adoptée par l’Assemblée nationale.
Cette loi impose des tests d’émissions pour les motos dans des centres certifiés conformément aux lois sur la protection de l’environnement.
L’Institut de stratégie et de développement des transports du ministère des Transports a signalé qu’entre 2005 et 2022, le taux de croissance annuel des motos au Vietnam était en moyenne d’environ 9,1 %.
Actuellement, il y a environ 69,2 millions de motos immatriculées, dont environ 45,5 millions sont activement utilisées dans tout le pays.
Dans les grandes villes, les motos sont le principal moyen de transport et la plus grande source d’émissions.
Des études menées à Hanoi, Hô Chi Minh-Ville et Dà Nang révèlent que les motos de plus de cinq ans ont tendance à dépasser les normes d’émissions actuelles, celles de plus de dix ans émettant beaucoup plus de polluants.
Les motos de plus de dix ans constituent plus de 50% du parc total de motos dans ces villes. Plus précisément, à Hanoi, ce chiffre est de 72,58 %, à Hô Chi Minh-Ville, de 68% et à Dà Nang, de plus de 59%.
Nguyên Xuân Thuy, ancienne directrice de la Maison d’édition Transport, a souligné que les tests d’émissions contribuent non seulement à réduire la pollution de l’environnement et à améliorer la qualité de vie, mais sensibilisent également le public à l’entretien régulier des véhicules pour respecter les normes d’émissions, améliorant ainsi la sécurité des véhicules et de la circulation.
Khuong Kim Tao, ancien directeur adjoint de l’administration du Comité national de sécurité routière, a noté que le Vietnam n’a actuellement aucune réglementation sur la durée de vie des motos.
Ces réglementations ne s’appliquent qu’aux véhicules comme les camions, les bus et les taxis. Le contrôle des émissions des motos, bien que rendu obligatoire par la loi sur la circulation routière de 2008, a rencontré de nombreux défis dans sa mise en œuvre.
La reprise de ces efforts est essentielle pour respecter les engagements environnementaux pris par le Vietnam lors de la COP26.
Cependant, il a conseillé que la mise en œuvre devrait être soigneusement étudiée pour éviter de perturber le développement socio-économique tout en contrôlant efficacement les émissions.
Khuong Kim Tao a suggéré qu’il est important de fixer des normes d’émissions pour les motos nouvellement fabriquées, assemblées et importées.
Le remplacement progressif des moteurs à essence par des batteries et l’établissement d’un seuil de qualité pour les émissions des motos existantes sont des étapes nécessaires.
Pour les motos plus anciennes et plus polluantes, l’entretien ou le remplacement du moteur pourrait garantir qu’elles atteignent des niveaux d’émissions acceptables dans un délai plus court.
La définition de normes de qualité des émissions spécifiques nécessitera des recherches approfondies par des organismes de réglementation spécialisés pour minimiser l’impact sur le nombre de véhicules nécessitant un entretien.
Les programmes de soutien financier devraient aider à remplacer les vieilles motos par des neuves.
En outre, Khuong Kim Tao a recommandé de développer des centres de contrôle des émissions de motos avec des cadres juridiques appropriés pour garantir l’efficacité et minimiser les inconvénients pour le public.
La mise en œuvre efficace de ces mesures peut réduire considérablement les émissions des motos, contribuant ainsi à un environnement plus propre et à une meilleure santé publique. – VNA