Les compétences numériques et en IA obligatoires pour les diplômés universitaires

Conformément à la circulaire n° 54/2026/TT-BGDDT relative aux programmes d’enseignement supérieur, les résultats d’apprentissage doivent être définis comme des compétences mesurables et évaluables, fournissant la base de la conception des programmes, de l’enseignement, de l’évaluation, de l’amélioration de la qualité, de la reconnaissance des crédits et de la délivrance des diplômes.

Visite guidée du système du Centre d'innovation Industrie 4.0 de l'Université internationale Miên Dông. Photo : VNA
Visite guidée du système du Centre d'innovation Industrie 4.0 de l'Université internationale Miên Dông. Photo : VNA

Hanoi (VNA) – Un nouveau règlement du ministère de l’Éducation et de la Formation (MoET) exigera de tous les étudiants universitaires qu’ils obtiennent leur diplôme en possédant des compétences numériques et des connaissances en intelligence artificielle (IA), marquant la première fois que ces compétences deviennent des acquis d’apprentissage obligatoires pour les programmes de licence.

Cette exigence figure parmi les dispositions clés de la circulaire n°54/2026/TT-BGDDT du MoET relative aux programmes d’enseignement supérieur. Cette circulaire établit un cadre unifié pour la conception, la mise en œuvre et l’assurance qualité des programmes de licence, de master et de doctorat.

Conformément à la circulaire, les acquis d’apprentissage doivent être définis comme des compétences mesurables et évaluables, servant de base à la conception des programmes, à l’enseignement, à l’évaluation, à l’amélioration de la qualité, à la validation des crédits et à la délivrance des diplômes.

Pour les programmes de licence, les diplômés devront démontrer des compétences numériques, des connaissances en IA, une maîtrise d’une langue étrangère et la capacité de s’adapter et de poursuivre un apprentissage tout au long de la vie.

Les programmes de master devront doter les étudiants de compétences en recherche, en innovation, en connaissances appliquées et en développement. Les programmes de doctorat doivent favoriser l’autonomie en recherche, l’aptitude à proposer de nouvelles technologies ou solutions, à produire des publications scientifiques ou des résultats de recherche appliquée, et à orienter la recherche et l’innovation.

La circulaire fixe également le nombre minimal de crédits requis pour chaque niveau de qualification. Les programmes de licence et les qualifications de niveau 6 doivent comporter au moins 120 crédits, tandis que les programmes spécialisés requièrent un minimum de 150 crédits. Les programmes de master doivent inclure au moins 45 crédits et les programmes de doctorat 90 crédits.

Les cursus doivent clairement définir les objectifs pédagogiques, les acquis d’apprentissage, le contenu des cours, les méthodes d’enseignement, l’évaluation et les conditions d’assurance qualité. Ils doivent également préciser les composantes obligatoires et optionnelles afin de permettre aux étudiants de construire des parcours d’apprentissage adaptés à leurs aptitudes et à leurs objectifs professionnels.

Outre les connaissances fondamentales et spécialisées, les programmes de licence doivent inclure une formation complémentaire en langues étrangères, en compétences numériques, en intelligence artificielle et dans d’autres domaines et compétences essentiels.

Par ailleurs, les programmes académiques et axés sur la recherche doivent renforcer la recherche scientifique et les activités d’innovation, tandis que les programmes appliqués doivent privilégier la formation pratique, les stages, l’expérience professionnelle et les projets concrets.

La circulaire introduit également des exigences détaillées pour les programmes interdisciplinaires, multidisciplinaires, à double majeure, majeure-mineure et intégrés, ainsi que pour les parcours spécialisés tels que les programmes de licence avec mention en ingénierie et les licences avec mention, entre autres.

Ce règlement fournit un cadre juridique aux établissements d’enseignement supérieur pour élaborer des programmes académiques adaptés aux spécificités de chaque discipline, aux objectifs de formation et aux besoins du marché du travail, tout en garantissant les acquis d’apprentissage et en maintenant un enseignement de qualité.

Il renforce également les exigences relatives au corps professoral. Dans les programmes de licence, les enseignants-chercheurs titulaires d’un doctorat doivent assurer au moins la moitié du programme spécialisé. Cette proportion passe à au moins 75% pour les programmes spécialisés de niveau 7 et les masters. Tous les enseignants-chercheurs titulaires d’un doctorat doivent être titulaires d’un doctorat, mener des recherches actives et publier dans le domaine scientifique, et satisfaire aux exigences d’encadrement des doctorants.

Afin de garantir la qualité, les établissements d’enseignement supérieur doivent fournir des infrastructures de pratique adéquates, des bibliothèques, des ressources d’apprentissage numériques, des plateformes informatiques et d’autres systèmes de soutien pédagogique.

Des dispositions spéciales sont également introduites pour des disciplines telles que les sciences de la santé, la formation des enseignants, les arts, le sport, les minorités ethniques et les langues rares, reflétant leurs exigences professionnelles et de formation spécifiques. – VNA

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