Le Vietnam se fait un nom sur la carte médicale du monde

Le secteur de la santé du Vietnam a fait des progrès et appliqué avec succès des techniques difficiles dans les domaines de la médecine , aidant le Vietnam à faire son nom sur la carte médicale mondiale.
Le Vietnam se fait un nom sur la carte médicale du monde ảnh 1Le Professeur-Docteur Trân Binh Giang, directeur de l’Hôpital d’amitié Viêt-Duc et ses collègues réalisent un cas de chirurgie laparoscopique.  Photo : VNA

Hanoï (VNA) – Ces dernières années, le secteur de la santé du Vietnam a fait d’importants progrès et appliqué avec succès des techniques difficiles dans les domaines de la médecine , aidant le Vietnam à faire son nom sur la carte médicale mondiale. 

Selon le Professeur-Docteur Trân Binh Giang, directeur de l’Hôpital d’amitié Viêt-Duc - la chirurgie laparoscopique au Vietnam est un domaine médical proche du développement du monde en la matière. Seulement 5 ans après le premier cas de chirurgie laparoscopique réalisé dans le monde (en 1987), le Vietnam a également effectué sa premier opération du cas de ce genre. Pour l’heure, grâce à cette intervention, les opérations les plus complexes telles que la résection rénale, la résection hépatique, la gastrectomie... ont été réalisées dans le pays.

Etant le pionnier de l'introduction de la chirurgie laparoscopique au Vietnam, le Professeur-Docteur Trân Binh Giang a également apporté une contribution importante à la chirurgie laparoscopique des glandes surrénales et est le premier inventeur de la méthode de traitement conservatrif des organes rompus.

Le Vietnam se fait un nom sur la carte médicale du monde ảnh 2Les médecins étrangers viennent au Vietnam pour apprendre la thyroïdectomie laparoscopique, Photo : VNA

Après la technicité de la chirurgie laparoscopique, en 2002, l’ouvrage de recherche scientifique du Professeur-Docteur Trân Binh Giang sur la chirurgie laparoscopique des surrénales a été publié à l'échelle internationale. Jusqu'à présent, l'hôpital Viêt- Duc devient un centre majeur dans le monde pour la chirurgie surrénalienne. Cette technique a également été transférée aux médecins dans les provinces.

La technicité de chirurgie laparoscopique a permis de réduire le coût de l'examen et du traitement ainsi que le raccourcissement du séjour à l'hôpital pour les patients. En outre, le Professeur-Docteur Tran Binh Giang est également le premier expert à pratiquer une chirurgie laparoscopique pour remplacer l'aorte abdominale et retirer la masse duodénale pancréatique - qui sont des techniques difficiles, que seuls quelques grands centres médicaux dans le monde peuvent effectuer.

Chaque année, l'Hôpital Viêt-Duc effectue près de 80.000 cas d’intervention chirurgicale dont des interventions difficiles telles que les greffes multi-donneurs pour les patients en état de mort cérébrale et les greffes de cœur, de poumon, de foie et de rein, entre autres. 

D'autre part, les techniques de traitement et de chirurgie cardiovasculaires du Vietnam se sont également rapprochées du niveau mondial, aidant les Vietnamiens atteints de maladies cardiovasculaires à pouvoir effectuer leur traitement médical dans le pays.

Pham Manh Hung, directeur de l'Institut national de cardiologie, a déclaré que son entité continue de promouvoir les chirurgies cardiovasculaires mini-invasives, ainsi que l'application de techniques avancées dans ce domaine.

On peut dire que le domaine de la cardiologie dans le secteur de la santé au Vietnam s'est développé parallèlement à d'autres pays de la région et d'Asie, a déclaré Pham Manh Hung.

Lors des grandes conférences sur la cardiologie en Asie, en Europe ou aux Etats-Unis, le comité d’organisation invite toujours les experts de l'Institut national de cardiologie pour partager des expériences.

Pendant ce temps, le Professeur agrégé-Docteur Tran Ngoc Luong, ancien directeur de l'Hôpital central d'endocrinologie, a inventé sa propre technique unique de thyroïdectomie laparoscopique, ouvrant une nouvelle voie dans le traitement des maladies liées à la thyroïde.

Pratiquée depuis 2003 au Vietnam, la méthode «Dr. Luong» consiste à retirer la thyroïde par voie axillaire. La petite incision pratiquée permet, après opération, de ne conserver qu’une minuscule cicatrice, de moins d’un centimètre. Autres avantages de cette technique : son coût pour le patient, la durée de l’intervention et la possibilité de la réaliser au Vietnam. Alors qu’en République de Corée ou à Singapour, une thyroïdectomie classique nécessite deux heures d’opération pour une facture s’élevant entre 8.000 et 10.000 dollars, au Vietnam, une thyroïdectomie laparoscopique  ne dure qu’une demi-heure, avec une fourchette de prix variant de 300 à 400 dollars. 

En outre, le médecin a également étudié et amélioré d'autres techniques chirurgicales, telles que la sympathectomie pour traiter la transpiration des mains avec un temps opératoire de trois à quatre minutes et l'anesthésie avec un tube endotrachéal à lumière unique, entre autres.- VNA

Voir plus

Da Nang investit massivement dans la modernisation de ses équipements médicaux, en privilégiant l'efficacité des tests et de l'imagerie diagnostique selon les normes internationales. Photo : VNA

Le Vietnam mise sur le tourisme médical pour créer de la valeur ajoutée

Le développement du tourisme médical ouvre de nouvelles perspectives, contribuant à diversifier les produits touristiques, à améliorer la qualité des services de santé et à créer de la valeur supplémentaire pour l'économie. Fort de son système de santé, de sa médecine traditionnelle et de ses ressources naturelles et médicinales abondantes, le Vietnam dispose de nombreux atouts pour développer le tourisme médical.

Soins de santé et séances de kinésithérapie pour les patients à l’hôpital de Da Nang. Photo : VNA

La médecine traditionnelle, un atout pour le tourisme de bien-être

Grâce à la richesse de ses ressources médicinales et à son patrimoine de médecine traditionnelle, le Vietnam dispose d’atouts importants pour développer le tourisme de bien-être. La valorisation de ce potentiel passe toutefois par la préservation des ressources génétiques, la normalisation de la production, la recherche scientifique et la création de produits et services à forte valeur ajoutée, alliant soins de santé et patrimoine culturel.

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. Photo: VNA

L’Hôpital central de Huê établit un record : un rein conservé 18 heures avant une transplantation à longue distance

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. L’une d’elles a notamment permis de transporter un rein sur plus de 1 800 km, avec environ 18 heures d’ischémie froide, illustrant les progrès de la médecine vietnamienne en matière de conservation des organes et de coordination des équipes médicales.

Le 13 mars 2026, l’hôpital Việt Đức a réalisé une série de transplantations à partir d’un donneur en état de mort cérébrale. Photo : VNS

Transplantation d’organes : la médecine vietnamienne franchit de nouveaux caps.

Avec 34 centres spécialisés et la maîtrise de techniques complexes, notamment les transplantations de plusieurs organes et les greffes en « domino », le Vietnam renforce ses capacités dans le domaine de la transplantation, tout en poursuivant le développement de la recherche et le transfert de technologies médicales de pointe.

Chirurgie robotique de transplantation d’organes à l’hôpital Binh Dân. Photo: VNA

La médecine vietnamienne consacre son expertise dans les greffes multiples

Grâce à son réseau de 34 centres de transplantation actifs, le système de santé national a dépassé le stade des greffes d’organes isolés et maîtrise désormais des interventions d’une grande complexité. Ces avancées médicales et les recherches associées sont aujourd’hui en lice pour le prestigieux Prix Hô Chi Minh des sciences et technologies.

Vaccination des enfants contre la grippe pour réduire le risque de propagation de la grippe A. Photo: VNA

Forte hausse des cas de grippe A au sein de la communauté

Hô Chi Minh-Ville a recensé 34 664 cas d’infections respiratoires aiguës au cours de la première semaine d’octobre, soit une hausse de plus de 64 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Face à la progression de la grippe A, les autorités sanitaires appellent la population à renforcer les mesures de prévention, notamment auprès des personnes vulnérables.

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. Photo: VNA

Le Vietnam entend développer une médecine traditionnelle globale, moderne et scientifique

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. La stratégie nationale adoptée à l’horizon 2030, avec une vision jusqu’en 2045, mise sur l’intégration des soins traditionnels et modernes, le développement de l’industrie des plantes médicinales, l’innovation scientifique et la valorisation des savoirs ancestraux, tout en renforçant le rayonnement international du pays.

Le camélia doré, une plante médicinale précieuse, est largement cultivé dans la province de Thai Nguyen. Photo diffusée par la VNA

La science et la technologie révolutionnent la filière des plantes médicinales

Fort de ses riches ressources médicinales et d’une longue tradition en la matière, le Vietnam possède le potentiel de développer une filière de plantes médicinales compétitive à l’échelle internationale. Toutefois, pour concrétiser ce potentiel, il est nécessaire de mettre en œuvre des politiques plus vigoureuses et de recourir davantage à la science et à la technologie.