Hô Chi Minh-Ville enregistre une flambée de pieds-mains-bouche et de dengue

Du début de l’année à la mi-avril, la ville a recensé 12 063 cas de syndrome pieds-mains-bouche – soit une augmentation de 164 % par rapport à l’année précédente – dont cinq décès.

Un patient hospitalisé pour le traitement de la maladie pieds-mains-bouche. Photo : vietnamnet.vn
Un patient hospitalisé pour le traitement de la maladie pieds-mains-bouche. Photo : vietnamnet.vn

Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Hô Chi Minh-Ville a enregistré une forte augmentation des cas de syndrome pieds-mains-bouche et de dengue, avec plusieurs décès liés à ces maladies signalés depuis le début de l’année, selon le Département municipal de la santé.

Dans son rapport trimestriel publié le 11 mai, le département indique que les cas de syndrome pieds-mains-bouche ont explosé en avril, avec 5.243 cas hospitalisés et ambulatoires recensés, soit une hausse de 163,6% par rapport au mois précédent et de plus de 109 % par rapport à la même période l’an dernier.

Du début de l’année à la mi-avril, la ville a recensé 12.063 cas de syndrome pieds-mains-bouche, soit une augmentation de 164% par rapport à l’année précédente, dont cinq décès. Au 3 mai, le nombre cumulé d’infections s’élevait à 15.104 cas.

Les zones présentant les taux d’incidence de syndrome pieds-mains-bouche les plus élevés (pour 100.000 habitants) étaient la zone spéciale de Côn Dao, la commune de Binh Khanh et la commune de Long Diên.

Parallèlement, le nombre cumulé de cas de dengue du début de l’année à la mi-avril a atteint 13.738, soit une hausse de plus de 71% par rapport à la même période l’an dernier. Au 3 mai, ce nombre s’élevait à 15.935 cas.

La ville a enregistré un décès lié à la dengue depuis le début de l’année. Parmi les zones présentant des taux d’infection élevés, on compte la commune de An Nhon Tây, le quartier de Tây Nam et le quartier de Tây Thanh.

Par ailleurs, Hô Chi Minh-Ville a recensé 168 cas de rougeole, 18 cas de Covid-19 et un cas de variole, sans aucun décès lié à ces maladies.

Concernant la méningite à méningocoque, le Département de la santé a indiqué avoir demandé aux services compétents d’organiser des formations pour tous les établissements de santé de la ville afin de renforcer les compétences professionnelles, la capacité de prise en charge et les mesures de prévention des infections.

Les hôpitaux de niveau supérieur ont également été chargés d’apporter un soutien technique et des conseils aux établissements de niveau inférieur afin de garantir la mise en œuvre cohérente et efficace des mesures de prévention et de traitement des maladies.

Le Département de la santé a soumis une proposition au Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville en vue d’obtenir l’approbation d’un programme de vaccination élargi couvrant la période 2026-2028.

Malgré l’augmentation des infections, le département a indiqué que la situation sanitaire globale dans la ville restait sous contrôle, aucun foyer majeur de maladie infectieuse dangereuse n’ayant été signalé.

Le secteur de la santé poursuivra la mise en œuvre de mesures préventives et les efforts de surveillance afin de contenir proactivement les épidémies, a-t-il ajouté.

Le professeur Pham Van Quang, chef du Département de soins intensifs et de contrôle des intoxications de l’Hôpital pour enfants n°1, a déclaré que l’hôpital avait récemment admis plusieurs cas graves de choc dengue accompagnés d’une défaillance multiviscérale.

Les médecins de l’hôpital ont récemment sauvé une fillette de 10 ans, originaire de la province de Dông Thap, atteinte d’un syndrome de choc dengue sévère et d’une grave réaction inflammatoire ayant entraîné d’importantes lésions hépatiques.

La patiente présentait une forte fièvre depuis cinq jours, accompagnée de vomissements et de douleurs abdominales, avant d’être admise dans un hôpital local. Le cinquième jour de sa maladie, un syndrome de choc dengue lui a été diagnostiqué, alors qu’elle était également en surpoids.

Malgré une réhydratation intraveineuse intensive, son taux d’enzymes hépatiques a été multiplié par 100.

Après son transfert à l’Hôpital pour enfants n° 1, son état s’est aggravé : insuffisance respiratoire, instabilité hémodynamique et aggravation des lésions hépatiques.

Les médecins ont immédiatement mis en place une assistance respiratoire, un traitement anti-choc à base d’albumine, des transfusions sanguines et des produits sanguins pour stabiliser la coagulation. Cependant, la patiente a continué à souffrir d’une forte fièvre persistante.

Des examens complémentaires ont révélé qu’elle souffrait d’un syndrome d’hémophagocytose associé à la dengue, avec une réaction inflammatoire extrêmement sévère et un taux de ferritine proche de 50 000 µg/L.

Après concertation entre les équipes de soins intensifs et d’hématologie, les médecins ont décidé d’administrer un traitement anti-inflammatoire. Au bout de 24 heures, la fièvre de la patiente a baissé et les lésions hépatiques se sont progressivement stabilisées.

Après une semaine de soins intensifs, ses fonctions hépatique, rénale et de coagulation sanguine sont revenues à la normale. Elle est désormais alerte, s’alimente normalement et sa sortie de l’hôpital est prévue dans les prochains jours.

Le professeur Pham Van Quang a averti que, bien que rare, le syndrome d’hémophagocytose lié à la dengue est extrêmement dangereux et peut entraîner une insuffisance hépatique, une insuffisance rénale, des troubles de la coagulation et le décès en l’absence de traitement rapide.

Il a conseillé aux parents de consulter rapidement un médecin si leurs enfants présentent une fièvre durant deux à trois jours, accompagnée de douleurs abdominales, de vomissements persistants ou de saignements, pendant la saison de la dengue. — VNA



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