Hanoï (VNA) – Au cours des huit premiers mois de 2026, les exportations vietnamiennes de riz sont estimées à 6,03 millions de tonnes, pour une valeur de près de 2,91 milliards de dollars, en baisse respectivement de 5 % et de 10,7 % sur un an. Toutefois, les prix à l’exportation montrent des signes de reprise depuis juillet, laissant espérer une amélioration du chiffre d’affaires au cours des derniers mois de l’année.
Selon le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, le prix moyen à l’exportation s’est établi à 481,5 dollars la tonne sur les huit premiers mois, en baisse de 5,9 %. En juillet, il a toutefois atteint 511 dollars la tonne, en hausse de 5,8 % sur un an, une première depuis le début de l’année.
Sur le marché intérieur, les prix du paddy ont légèrement reculé au cours de la semaine dernière. Dans la province d’An Giang, le paddy frais OM 18 et Dai Thom 8 s’est négocié entre 6 600 et 6 700 dongs/kg, tandis que l’OM 5451 et l’OM 34 se sont établis respectivement entre 6 500-6 600 et 5 900-6 000 dongs/kg. Le prix de l’IR 50404 est resté stable à 6 300-6 400 dongs/kg.
Le riz vietnamien 5 % brisures s’échange actuellement autour de 438-442 dollars la tonne. Les entreprises du delta du Mékong suivent de près le niveau du fleuve, craignant qu’un faible débit ne réduise les apports de limons et n’affecte les rendements de la prochaine campagne.
Pour l’ensemble de 2026, les exportations de riz devraient générer environ 3,94 milliards de dollars, soit une baisse de 4 % par rapport à 2025, principalement en raison des faibles prix enregistrés en début d’année. La reprise observée depuis juillet devrait toutefois soutenir les recettes au second semestre.
Sur le marché asiatique, les prix du riz indien poursuivent leur hausse. Le riz étuvé 5 % brisures atteint 366-371 dollars la tonne, contre 364-369 dollars la semaine précédente. En Thaïlande, le riz 5 % brisures se négocie à 465 dollars la tonne, contre 450-460 dollars auparavant, porté notamment par une forte demande des Philippines.
Au Bangladesh, face à la hausse des prix intérieurs, le gouvernement envisage de renforcer les restrictions à l’exportation, voire d’interdire temporairement les exportations de certaines variétés de riz parfumé afin de stabiliser le marché domestique. -VNA