Eurekakids, un groupe de guidesvolontaires, a été fondé par des jeunes du delta du Mékong pour mieuxpropager l'image du pays natal qui possède de nombreuses potentialitéstouristiques, surtout dans les domaines écologique, agricole etfluvial.
C'était à l'initiative de Phan Tuân Quôc, étudiant en langueanglaise de l'Université des sciences sociales et humaines de Hô ChiMinh-Ville et fondateur d'Eurekakids, un groupe de guides volontairespour les touristes étrangers au delta du Mékong. Ce modèle de guidesvolontaires n'est pas nouveau car il en existe un à Hô Chi Minh-Villeappelé Saigon Hotpot mais qui ne "travaille" qu'à la mégapole du Sud.
Alors, Quôc a eu l'idée de fonder un groupe de guides volontairespour présenter les beaux paysages naturels et l'esprit d'amitié deshabitants du delta du Mékong aux étrangers. Il a partagé son envie avecquelques amis, tous nés dans la région deltaïque. Tous sont tombésd'accord et Eurekakids est né en août 2007 avec 5 membres : Phan TuânQuôc, Dô Thi My Quyên, Lê Thi Truc Lan Thanh, Vo Thu Huong et NguyênViêt Thùy Trang.
Sa principale activité est d'élaborer des circuits sur mesureselon la demande des clients. Le programme est discuté par les guideset les "clients" mais Eurekakids s'efforce de faire connaître auxtouristes les traits culturels caractéristiques du Nam Bô commehomestay, participation aux fêtes locales, gastronomie (y comprisvisite de marchés et préparation de plats), présentation des artsparticuliers etc.
"Dans les premiers temps, ce n'était pas facile. Étant tousétudiants, nous avons dû faire face à des difficultés. Manque de temps,d'argent, d'expériences... Le nom du groupe n'est pas connu, ce quifreinait les touristes. Il y a eu des moments où nous avons vouluabandonner", partage Tuân Quôc. Mais avec enthousiasme et jeunesse,Eurekakids a surmonté les difficultés. La joie et la force du groupe,c'est de voir le sourire, la surprise et l'attachement des visiteursaux paysages et à la culture de son pays natal. Quôc n'a pas caché sajoie quand 2 étudiants tchèques ont exprimé leur satisfaction après unevisite : "Prendre le repas au sol et avec des baguettes est difficilepour nous, Européens, mais nous aimons car nous avons pu vivre dans laculture locale, ce qui est très important lors de visites".
Pour sa part, Eurekakids gagne beaucoup de ce travail volontaire.C'est une bonne occasion de pratiquer une langue étrangère. Après uneannée d'activité, ce groupe a "grandi", passant de 5 membres au début à30 qui parlent bien l'anglais, le français, le chinois, le japonais,l'allemand, l'espagnol, le russe, etc.
"C'est grâce à ces voyages que je trouve ma +maturité+ quand mesconnaissances culturelles, sociales ainsi que celles sur les vestigeshistoriques et les valeurs traditionnelles sont de plus en plus riches.Ce qui est plus important, c'est que j'ai eu confiance, pour garder madécision et la création après des accidents professionnels et dessituations inattendues", exprime Quôc.
Lors des voyages, Eurekakids s'est élargi avec un groupe decollaborateurs de la province de Dông Thap. Il ne cache pas sonambition d'établir un réseau dans toutes les provinces du delta duMékong. Quôc déclare : "C'est une bonne occasion pour les étudiants etélèves du delta du Mékong de pratiquer une langue étrangère et devenirplus confiants dans la vie quotidienne".
Actuellement, Eurekakids couve l'initiative d'organiser uneconférence sur don ca tài tu (chant du Nam Bô). "La culture est le lienreliant les personnes de différentes nationalités. Aider les touristesà comprendre notre culture est une façon de propager l'image du paysaux étrangers", affirme Quôc. -AVI
Vietnam–Russie : vers une coopération accrue pour accompagner la hausse des flux touristiques
Avec plus de 500.000 visiteurs russes accueillis au Vietnam au cours des quatre premiers mois de 2026, un niveau nettement supérieur à celui des années précédentes, les échanges touristiques entre les deux pays entrent dans une phase de forte croissance.