Systèmes de santé : la phase pilote du PHSSR est mis en œuvre au Vietnam

La phase pilote du « Partenariat pour la durabilité et la résilience des systèmes de santé » (PHSSR) sera mise en œuvre dans huit pays, dont le Vietnam.
Systèmes de santé : la phase pilote du PHSSR est mis en œuvre au Vietnam ảnh 1L’ambassadeur du Royaume-Uni au Vietnam, Gareth Ward (premier à partir de la droite), et des membres de l'équipe d’experts au Vietnam, lors de la cérémonie de présentation du PHSSR au Vietnam. Photo : dangcongsan.vn
Hanoï (VNA) – La phase pilote du « Partenariat pour la durabilité et la résilience des systèmes de santé » (PHSSR) sera mise en œuvre dans huit pays, dont le Vietnam.

Le PHSSR (Partnership for Health System Sustainability and Resilience) a été lancé par la London School of Economics (LSE), le Forum économique mondial (WEF) et AstraZeneca, motivés par un engagement commun à améliorer la santé de la population, à travers et au-delà de la pandémie de COVID-19.

Des nouveaux modèles de soins aux mécanismes de financement innovants et aux technologies de pointe, PHSSR vise à faire changer les choses, en identifiant les solutions transférables ayant le plus grand potentiel et en soutenant leur adoption pour offrir une meilleure santé et de meilleurs soins pour tous.

Le phase pilote, qui se poursuit jusqu’à janvier 2021, se concentre sur huit pays: la France, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne, la Russie, l'Espagne, le Royaume-Uni et le Vietnam. Dans ces huit pays, des équipes d'experts en politique et en économie de la santé ont été réunies pour diriger la mise en œuvre du cadre pilote et le développement d'études de cas dans leurs contextes locaux.

Le Vietnam est l’unique pays asiatique à accueillir la phase pilote du PHSSR. L'équipe d’experts au Vietnam appliquera un nouveau cadre développé par la LSE pour mener une enquête rapide sur la durabilité et la résilience du système de santé national, identifiant ainsi des solutions pratiques pour améliorer ces aspects au profit du peuple vietnamien.

Selon l’ambassadeur du Royaume-Uni au Vietnam, Gareth Ward, les échanges de connaissances et d’expériences aideront son pays et le Vietnam à renforcer les systèmes de santé de chaque pays et à mieux se préparer aux crises sanitaires qui pourraient survenir à l'avenir.-VNA

Voir plus

Da Nang investit massivement dans la modernisation de ses équipements médicaux, en privilégiant l'efficacité des tests et de l'imagerie diagnostique selon les normes internationales. Photo : VNA

Le Vietnam mise sur le tourisme médical pour créer de la valeur ajoutée

Le développement du tourisme médical ouvre de nouvelles perspectives, contribuant à diversifier les produits touristiques, à améliorer la qualité des services de santé et à créer de la valeur supplémentaire pour l'économie. Fort de son système de santé, de sa médecine traditionnelle et de ses ressources naturelles et médicinales abondantes, le Vietnam dispose de nombreux atouts pour développer le tourisme médical.

Soins de santé et séances de kinésithérapie pour les patients à l’hôpital de Da Nang. Photo : VNA

La médecine traditionnelle, un atout pour le tourisme de bien-être

Grâce à la richesse de ses ressources médicinales et à son patrimoine de médecine traditionnelle, le Vietnam dispose d’atouts importants pour développer le tourisme de bien-être. La valorisation de ce potentiel passe toutefois par la préservation des ressources génétiques, la normalisation de la production, la recherche scientifique et la création de produits et services à forte valeur ajoutée, alliant soins de santé et patrimoine culturel.

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. Photo: VNA

L’Hôpital central de Huê établit un record : un rein conservé 18 heures avant une transplantation à longue distance

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. L’une d’elles a notamment permis de transporter un rein sur plus de 1 800 km, avec environ 18 heures d’ischémie froide, illustrant les progrès de la médecine vietnamienne en matière de conservation des organes et de coordination des équipes médicales.

Le 13 mars 2026, l’hôpital Việt Đức a réalisé une série de transplantations à partir d’un donneur en état de mort cérébrale. Photo : VNS

Transplantation d’organes : la médecine vietnamienne franchit de nouveaux caps.

Avec 34 centres spécialisés et la maîtrise de techniques complexes, notamment les transplantations de plusieurs organes et les greffes en « domino », le Vietnam renforce ses capacités dans le domaine de la transplantation, tout en poursuivant le développement de la recherche et le transfert de technologies médicales de pointe.

Chirurgie robotique de transplantation d’organes à l’hôpital Binh Dân. Photo: VNA

La médecine vietnamienne consacre son expertise dans les greffes multiples

Grâce à son réseau de 34 centres de transplantation actifs, le système de santé national a dépassé le stade des greffes d’organes isolés et maîtrise désormais des interventions d’une grande complexité. Ces avancées médicales et les recherches associées sont aujourd’hui en lice pour le prestigieux Prix Hô Chi Minh des sciences et technologies.

Vaccination des enfants contre la grippe pour réduire le risque de propagation de la grippe A. Photo: VNA

Forte hausse des cas de grippe A au sein de la communauté

Hô Chi Minh-Ville a recensé 34 664 cas d’infections respiratoires aiguës au cours de la première semaine d’octobre, soit une hausse de plus de 64 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Face à la progression de la grippe A, les autorités sanitaires appellent la population à renforcer les mesures de prévention, notamment auprès des personnes vulnérables.

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. Photo: VNA

Le Vietnam entend développer une médecine traditionnelle globale, moderne et scientifique

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. La stratégie nationale adoptée à l’horizon 2030, avec une vision jusqu’en 2045, mise sur l’intégration des soins traditionnels et modernes, le développement de l’industrie des plantes médicinales, l’innovation scientifique et la valorisation des savoirs ancestraux, tout en renforçant le rayonnement international du pays.

Le camélia doré, une plante médicinale précieuse, est largement cultivé dans la province de Thai Nguyen. Photo diffusée par la VNA

La science et la technologie révolutionnent la filière des plantes médicinales

Fort de ses riches ressources médicinales et d’une longue tradition en la matière, le Vietnam possède le potentiel de développer une filière de plantes médicinales compétitive à l’échelle internationale. Toutefois, pour concrétiser ce potentiel, il est nécessaire de mettre en œuvre des politiques plus vigoureuses et de recourir davantage à la science et à la technologie.