Diên Biên vibre au rythme du Festival culturel de l’ethnie Hmong

Porté par la participation de 11 provinces, le 4e Festival culturel de l’ethnie Hmong s’est ouvert à Dien Bien en 2026. Véritable carrefour d’échanges, cet événement s’impose comme un puissant vecteur de rapprochement communautaire, tissant des liens de solidarité et de compréhension mutuelle entre les différentes ethnies du pays.

Un espace culturel hmong animé au Festival culturel de l’ethnie Hmong. Photo: VNA
Un espace culturel hmong animé au Festival culturel de l’ethnie Hmong. Photo: VNA

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Dien Bien (VNA) - Le coup d’envoi de la 4e édition du Festival culturel de l’ethnie Hmong est donné. Du 9 au 11 octobre 2026, cet événement phare rassemble artisans, artistes, sportifs et membres de la communauté venus de 11 provinces du pays : Dien Bien, Tuyen Quang, Phu Tho, Thai Nguyen, Son La, Cao Bang, Lai Chau, Lao Cai, Thanh Hoa, Nghe An et Dak Lak. Plus qu’un simple lieu de rencontres et d’échanges, ce rendez-vous s’affirme comme une véritable vitrine pour sublimer et faire rayonner des traditions uniques, précieusement préservées au fil des générations.

Au cœur de ces espaces culturels, habitants et visiteurs plongent dans l’intimité d’un savoir-faire ancestral : la confection des tenues traditionnelles hmong. Du filage délicat des fibres au tissage rigoureux du lin, chaque geste — qu’il s’agisse du dessin à la cire d’abeille ou de la broderie minutieuse des motifs — exige une dextérité rare, une patience infinie et des années d’apprentissage. Plus qu’un simple apparat esthétique, les ornements qui parent ces vêtements racontent une histoire : ils dessinent la vision du monde d’un peuple et scellent l’identité profonde de toute une communauté.

Au-delà des savoir-faire traditionnels — comme le tissage du lin, la décoration à la cire d’abeille, la broderie de costumes ou la forge —, ces espaces culturels célèbrent tout l’artisanat local, de la confection des gâteaux bánh dày aux spécialités régionales.

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Sur place, la magie opère par les sens : le choc métallique du marteau du forgeron et le rythme cadencé du pilonnage du riz s’entremêlent au ballet silencieux des femmes penchées sur leurs métiers à tisser. De cette effervescence naît l’atmosphère si singulière des hautes terres. Plus qu’une simple démonstration, chaque geste redonne vie au quotidien, aux coutumes et à l’identité culturelle unique de la communauté Hmong.

Portée par les vibrations envoûtantes du khen — la célèbre flûte de bambou hmong —, une vague d’énergie populaire a déferlé sur l’événement. Entre chants folkloriques, danses rythmées et défilés de costumes traditionnels, l’atmosphère est vite devenue électrique, notamment grâce aux compétitions de jeux traditionnels comme le lancer de pa pao, la toupie, la poussée de bâton ou encore le tir à la corde.

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Bien plus qu’un simple divertissement, ces festivités ont offert une vitrine éclatante à la diversité culturelle locale, célébrant aussi bien les arts de la scène et le savoir-faire vestimentaire que la richesse gastronomique et les rituels communautaires.

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Venus de plusieurs provinces, les délégations et les habitants ont profité de ce carrefour d’échanges pour dévoiler leurs coutumes uniques. Une immersion festive qui rappelle l’essentiel : la nécessité de préserver et de faire rayonner cette identité précieuse face aux défis de la modernité.

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Pour Trinh Ngoc Chung, directeur du Département de la culture des ethnies, la 4e édition du Festival de la culture Hmong dépasse le simple cadre festif : elle revêt une portée politique, culturelle et sociale majeure pour la communauté. Au-delà de la célébration, cet événement concrétise l’engagement de l’État en faveur de la sauvegarde des patrimoines minoritaires. Il offre surtout aux populations une opportunité unique d’agir comme les premiers acteurs de la transmission de leur propre héritage.

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Selon le responsable, l’avenir du patrimoine ethnique repose entièrement sur les communautés locales. Loin d’être de simples spectatrices des politiques publiques, ces populations en sont les véritables moteurs : ce sont elles qui font vivre, protègent et transmettent leur culture au quotidien.

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Cette transmission repose avant tout sur des visages : les artisans, les anciens et les gardiens des savoirs ancestraux. Pour que leurs compétences et leurs coutumes ne s’éteignent pas, un soutien et une reconnaissance accrus sont indispensables. Enfin, pour pérenniser cette dynamique, il devient crucial de partager et de multiplier les initiatives communautaires qui ont fait leurs preuves, garantissant ainsi que ces traditions restent une réalité vibrante et solidement ancrée dans le présent. - VNA

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