Lors d'un point de presse organisé jeudi àWashington par "Agent Orange in Vietnam Information Initiative", DavidDevlin-Foltz, expert de haut rang de l'Institut de recherche Aspen, aprécisé qu'avant de partir pour le Vietnam, Mme Hillary Clinton a étéinformée du Programme d'action pour la période 2010-2019 qui a étéélaboré par le groupe de dialogue Etats-Unis-Vietnam sur l'agentorange/dioxine afin de restituer la fertilité aux terrains contaminés,de reconstituer l'écosystème détruit, ainsi que de développer lesservices de soutien des victimes vietnamiennes de l'agent orange et deleur famille.
Ce programme d'action appelle également legouvernement américain à participer d'une manière plus significative aufinancement du budget de 300 millions de dollars défini pour les dixannées de ce programme.
David Devlin-Foltz a espéré quela délégation d'officiels américains discutera de ce problème avec legouvernement vietnamien et que Mme Hilary Clinton incitera fortementson gouvernement comme les compagnies américaines à augmenter leursinvestissements au Vietnam.
Selon lui, la coopérationentre secteurs public et privé doit être renforcée, celle-ci devantimpliquer selon lui tant des gouvernements, des entreprises que desfonds, dans le but d'améliorer les capacités et les ressources propresà aboutir à une issue définitive du problème de l'agent orange/dioxineau Vietnam.
En effet, il s'agit pour lui d'une poursuitenécessaire de l'implication déjà de tels acteurs, tels la FondationFord, le Fonds Bill and Melinda Gates, le Fonds Atlantic Philanthropiesainsi que plusieurs entreprises américaines qui ont contribuésignificativement à un tel règlement.
Estimant que ceproblème a grevé durant des années les relations entre les deux pays,David Devlin-Foltz a ajouté qu'il est temps désormais que ceux-cis'investissent réellement dans le traitement de ce problème qui possèdeune dimension profondément humanitaire envers le peuple du Vietnam.
Selon lui, les membres du groupe de dialogue Etats-Unis-Vietnam surl'agent orange/dioxine ont reconnu qu'il y existe de nombreusesopportunités d'action commune pour en finir avec la dioxine, notammenten matière de réadaptation fonctionnelle en faveur des handicapésvietnamiens, de chaîne alimentaire ainsi que de restitution des terrescontaminées à la culture.
Lors de ce point de presse,Bob Edgar, ancien représentant américain et actuellement président del'organisation non gouvernementale Common Cause, a affirmé quel'engagement de soutenir le Vietnam pris par les sénateurs Tom Harkin,Pat Leahy et Sheldon Whitehouse est très important.
Il aaffirmé que leur engagement contribuera non seulement, à court terme,au renforcement de la coopération entre les deux pays dans le règlementdes problèmes relatifs à l'agent orange/dioxine, mais aussi à plus longterme, à développer des relations de partenariat avec le gouvernementvietnamien. - AVI