Phu Tho (VNA) - Dans la province de Phu Tho (Nord), la mise en œuvre du prélèvement d’échantillons d’ADN contribue à raviver l’espoir de ramener les héros morts pour la Patrie à leurs familles sous leur propre nom.
Durant la période de pointe du 4 au 11 juillet, la police de la province de Phu Tho, en coordination avec les unités concernées, a collecté 14.615 échantillons d’ADN auprès des proches de martyrs dans 148 unités à travers la province.
Il s’agit d’une source de données importante pour la constitution d’une banque banque de gènes des proches des martyrs, permettant d’identifier et de faire correspondre les restes de martyrs dépourvus d’informations.
Le prélèvement d’échantillons d’ADN auprès des proches de martyrs est une tâche particulièrement importante qui contribue à la mise en œuvre efficace de la campagne de 500 jours visant à intensifier la recherche, le rassemblement et l’identification des restes de soldats morts pour la Patrie, a souligné Hà Van Quyêt, secrétaire du Parti de la commune de Vinh Tuong.
Venu de bonne heure au lieu de prélèvement d’échantillons d’ADN dans la commune de Vinh Tuong, Nguyên Viêt Minh, originaire de la commune de Vinh Thành, nourrit l’espoir de retrouver son frère aîné, le martyr Nguyên Hông Dinh, mort sur le champ de bataille de B2 (zone stratégique englobant le Sud et l’extrême sud du Centre) en 1972.
Ce sexagénaire s’est démené plusieurs années durant, en vain, pour rechercher la tombe de son frère aîné, qui s’est engagé dans l’armée en 1967, et dont la famille n’avait aucune autre piste quant au lieu de sa sépulture que son acte de décès reçu après la réunification nationale.
Ce prélèvement biologique m’apporte une lueur d’espoir de voir mon grand frère retrouvé, identifié et remis à ses proches dans son pays natal, après plus de 50 ans de séparation, a partagé Nguyên Viêt Minh.
À 76 ans, Pham Thi Ao, originaire du village de Dông Phu, commune de Vinh Thành, supporte toujours le poids de la douleur de sa famille face à la perte de ses proches tombés au champ d’honneur et restés encore non identifiés : son père Pham Van Chuc qui s’est sacrifié durant la résistance anti-française (1946-1954), et son frère aîné Pham Van Uoc, en 1965 sur le front du Sud.
Elle a confié que sa mère et de nombreux autres membres de sa famille sont décédés les uns après les autres avant d’avoir pu réaliser leur souhait de retrouver les tombes de leurs proches morts pour la Patrie. Portant toujours cette responsabilité, elle espère seulement que la science permettra de les identifier afin de pouvoir ramener son père et son frère aîné dans leur pays natal.
Nguyên Viêt Minh et Pham Thi Ao font partie de plus de 1.400 proches de martyrs de six communes et quartiers de Vinh Tuong, Vinh Thanh, Vinh An, Vinh Phu, Vinh Hung et Tho Tang, à se faire prélever des échantillons d’ADN sur le site de la commune de Vinh Tuong.
Une scène tout aussi dense s’est déroulée sur le site de collecte de la commune de Yên Lac, où plus de 1.200 échantillons d’ADN ont été prélevés dans les communes de Yên Lac, Tê Lô, Nguyêt Duc et Liên Châau.
Du personnel était présent à chaque étape, accompagnant les donneurs lors de leur inscription, prélevant les échantillons biologiques et mettant à jour les dossiers numériques, afin de garantir le bon déroulement de l’opération et le respect des procédures établies.
Selon le commandant Nguyên Hoàng Long, un responsable de la police de la province de Phu Tho, après huit jours de mise en œuvre, les forces de l’ordre ont collaboré étroitement avec tous les niveaux et secteurs pour recueillir un grand nombre d’échantillons biologiques auprès des proches des martyrs, afin de constituer la base de données ADN.
Le programme a non seulement atteint ses objectifs en termes de quantité, mais il a également bénéficié du soutien et de la participation actifs des familles. Les personnes âgées incapables de se rendre directement aux points de prélèvement, la police a fourni une assistance à domicile.
Grâce aux progrès scientifiques et technologiques, à l’action coordonnée du gouvernement et à la coopération des familles, le Vietnam poursuit sa mission d’identification des soldats tombés pour l’indépendance et la liberté nationales.
Le 8 juillet, le Premier ministre Lê Minh Hung a publié une dépêche officielle exhortant les ministères, les agences et les collectivités locales à intensifier leurs efforts de recherche, de rassemblement et d’identification des restes des martyrs. Il a qualifié cette tâche de devoir politique sacré et d’expression profonde de la tradition vietnamienne de gratitude envers ceux qui se sont sacrifiés pour la nation.
Au 8 juillet, les autorités avaient retrouvé les restes de 1.312 martyrs, dont 396 au Vietnam, 174 au Laos et 742 au Cambodge. Des prélèvements avaient été effectués dans 35.925 tombes anonymes des cimetières militaires du pays, et des échantillons biologiques avaient été recueillis auprès de 93.464 proches.
Plus de 53.000 de ces échantillons ont été intégrés à la base de données nationale. Les autorités préservent également plus de 11 600 échantillons de restes humains et accélèrent les analyses ADN afin d’établir les identités. – VNA