Hanoi (VNA) – L’économie vietnamienne a conservé une dynamique soutenue au cours du deuxième trimestre et du premier semestre 2026, enregistrant une croissance du PIB supérieure aux attentes malgré les incertitudes mondiales persistantes, ce qui témoigne de la résilience de l’économie et de la gestion souple des politiques par le gouvernement.
Nguyên Thi Huong, directrice de l’Office national des statistiques (NSO), relevant du ministère des Finances, a fait savoir que le l’économie vietnamienne a affiché une croissance de 8,39% en glissement annuel au deuxième trimestre 2026. La croissance sur les six premiers mois a atteint 8,18 %, dépassant les 7,63 % enregistrés à la même période 2025.
L’agriculture, la sylviculture et l’aquaculture sont demeurées un pilier essentiel, soutenant une expansion constante grâce à des réformes structurelles, à une adoption accrue de technologies de pointe, à une meilleure gestion du codage des zones de culture, à un renforcement de la lutte contre les maladies du bétail et à une protection accrue des forêts.
Au cours du deuxième trimestre, l’agriculture, la sylviculture et l’aquaculture ont progressé de 3,87 %, contribuant à hauteur de 5,66% à la croissance économique globale. L’industrie et la construction ont connu une expansion de 9,81%, représentant 47,2 % de la croissance totale, tandis que le secteur des services a progressé de 8,09%, y contribuant pour 4,14%.
L’agriculture a continué d’afficher une croissance soutenue, portée par une demande intérieure stable et l’expansion des marchés d’exportation. La valeur ajoutée agricole a progressé de 3,57%, contribuant à hauteur de 3,83 points de pourcentage à la croissance globale, tandis que la sylviculture et l’aquaculture ont enregistré des hausses respectives de 3,98 % et 4,88 %.
Dynamique de la production industrielle
Le secteur industriel a maintenu une dynamique soutenue, porté par la reprise des commandes à l’exportation, le renforcement des moteurs de croissance et l’impact positif des investissements publics. La valeur ajoutée industrielle a progressé de 9,86% au premier semestre, contribuant à hauteur de 40,35% à la croissance économique globale.
Le secteur de la transformation et de la fabrication est demeuré le principal moteur de la croissance, progressant de 10,23% et contribuant à hauteur de 33,07% à la croissance globale.
Selon la directrice du NSO, cette croissance est attribuable aux efforts visant à renforcer les chaînes d’approvisionnement ainsi qu’à la capacité d’adaptation flexible des entreprises face aux nouvelles exigences du marché international.
La production et la distribution d’électricité ont augmenté de 9,34%, tandis que les services d’approvisionnement en eau, de gestion des déchets et de traitement des eaux usées ont progressé de 7,72%. Le secteur minier a progressé de 6,67%. Le secteur de la construction a également enregistré une hausse de 9,51%, contribuant pour 6,85% à la croissance globale.
Le secteur des services a enregistré une croissance de 8,09% au premier semestre, porté par une consommation des ménages plus vigoureuse ainsi que par le dynamisme des activités de commerce, de transport et de tourisme. Plusieurs branches majeures des services — notamment le transport et l’entreposage, le commerce de gros et de détail, l’hébergement et la restauration, ainsi que la finance, la banque et l’assurance — ont continué d’afficher de solides performances.
Le secteur des services continuait de représenter la part la plus importante, soit 43,52%, suivi par le secteur de l’industrie et de la construction avec 37,66%. L’agriculture, la sylviculture et l’aquaculture représentait 10,61% — un léger recul par rapport aux 11,28% enregistrés à la même période 2025.
Percée portée par les forces endogènes
Nguyên Thi Huong a analysé qu’au cours du premier semestre 2026, la conjoncture internationale a poursuivi sa mutation instable et incertaine. L’enlisement des hostilités au Moyen-Orient fragilise un peu plus la sécurité globale tout en perturbant gravement la logistique mondiale, les marchés énergétiques et les tarifs du fret international.
Plusieurs grandes institutions économiques internationales ont revu à la baisse leurs perspectives économiques mondiales pour 2026. Le FMI, l’ONU et Fitch Ratings ont ainsi amputé leurs estimations de 0,2 point de pourcentage, tandis que l’OCDE et la Banque mondiale se sont montrées légèrement plus clémentes en réduisant les leurs de 0,1 point de pourcentage. Par conséquent, les perspectives de croissance globale pour 2026 s’annoncent mitigées, oscillant dans une fourchette basse comprise entre 2,4% et 3,1%.
Dans ce contexte, des institutions internationale ont prédit que le Vietnam devrait se hisser en tête de la croissance économique en Asie du Sud-Est. Les projections pour la région s’établissent en effet entre 4,7% et 5,2% pour l’Indonésie, 4,2% et 4,7% pour la Malaisie, 3,2% et 4,4% pour les Philippines, 3,0% et 3,5% pour Singapour, et seulement 1,5% à 1,8% pour la Thaïlande.
À titre de comparaison, le Vietnam dépasse ses voisins avec un taux attendu entre 6,5% et 7,2%. Ces chiffres anticipés témoignent de la haute estime que porte la communauté internationale aux politiques de gestion économique et au potentiel du Vietnam.
Nguyên Thi Huong a souligné que le perfectionnement institutionnel et la réforme administrative ont effectivement créé de «nouveaux espaces de développement » et renforcé la connectivité régionale. Cette dynamique a facilité la mobilisation et l’utilisation efficaces des ressources, améliorant ainsi l’efficacité et la performance de la gestion publique. Alors que le monde évolue vers le numérique, l’intelligence artificielle et l’écologie, le Vietnam a su réagir vite pour repositionner ses chaînes de valeur et s’adapter aux nouvelles exigences mondiales. – VNA