À cause des températures accablantes, les Saïgonnais limitent aumaximum leurs déplacements durant la journée. C'est pourquoi lesservices de vente à domicile s'épanouissent. Et ils acceptentvolontiers pour chaque livraison de payer de 1.000 à 3.000 dôngs defrais.
Au lieu de prendre le déjeuner au restaurant, les employés d'uneboutique de vêtement de la rue Vo Thi Sau (3e arrondissement) se sontentendus avec un vendeur de riz pour qu'il livre plats à midi,moyennant 1.000 dôngs de frais pour chaque part.
"J'achète également à des marchants ambulants des bouteilles d'eaupotable ou des jus de fruit glacés, et ce bien que les prix soient unpeu plus élevés, fait savoir Mme Mai, gérante de cette boutique. Unkilogramme de prune coûte 15.000 dôngs, tandis qu'au marché c'estseulement 12.000 à 13.000 dôngs".
D'après Mme Huyên, propriétaire d'une échoppe ambulante de viandeet de légumes, bien que le prix soit plus élevé qu'au marché, cestemps-ci, les gens préfèrent que les vendeurs viennent directement àleur domicile ou sur leur lieu de travail. "Ces derniers temps, mesventes ont doublé", se réjouit-elle.
Toujours en raison de la canicule, les crèmes solaires, notammentcelles à base de fruits ou de plantes médicinales, se vendent comme despetits pains. Selon les commerçants, les ventes ont doublé, voiretriplé.
Aux marchés de Bên Thành et Thai Binh (1er arrondissement), lesprix ont grimpé en raison de la forte demande. "Nous vendons surtoutdes crèmes anti-U.V et des crèmes mixtes, c'est-à-dire servant à lafois au maquillage et à la protection contre les rayons du soleil",confie une commerçante du marché Thai Binh.
Gants, collants et masques de protection... se vendent aussi à lapelle. Là aussi, les prix ont enflé. Les masques de protection entissu, au prix de 15.000 à 16.000 dôngs, sont les articles préférés.
Face à la forte demande, les vendeurs de billets de loterie et decigarettes installés sur les trottoirs se sont mis eux aussi à vendregants et masques de protection. Autant profiter de la manne... - AVI