Rapport sur la santé mentale et le bien-être psychosocial des enfants

L'UNICEF a organisé le 6 février à Hanoï un colloque sur les résultats de recherches en matière de santé mentale et du bien-être psychologique des enfants, jeunes et adolescents du Vietnam.

Hanoi, 7 février (VNA) - Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), en collaboration avec le ministère vietnamien du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales, a organisé un colloque sur les résultats de recherches en matière de santé mentale et du bien-être psychologique des enfants, jeunes et adolescents dans certaines provinces et villes du Vietnam, le 6 février à Hanoï.

Rapport sur la santé mentale et le bien-être psychosocial des enfants ảnh 1Colloque sur la santé mentale et le bien-être psychologique des enfants, des jeunes et des adolescents, le 6 février à Hanoï. Photo : Mai Huong/CVN 

Les problèmes de santé mentale et de bien-être psychologique sont de plus en plus répandus au Vietnam, et particulièrement chez les jeunes. L’absence de service de santé mentale est particulièrement observable dans les régions reculées. Cela entraîne de nombreux suicides pour cause de troubles mentaux. Ce rapport a été réalisé par L'Overseas Development Institute (ODI).

''Nous savons également que les problèmes de santé mentale chez les enfants peuvent avoir des conséquences à l’âge adulte. Si les problèmes ne sont pas traités à temps, cela portera atteinte au développement des enfants, à leurs résultats scolaires'', a indiqué Friday Nwaigwe, représentant en chef adjoint de l’UNICEF. ''Les enfants atteints de troubles mentaux sont confrontés à des défis majeurs à cause de la discrimination, de la stigmatisation, et d’un phénomène d’isolement dont ils sont victimes, ainsi qu’au manque d’accès aux soins de santé'', a-t-il ajouté.

Selon le rapport, les services de santé mentale et les services psychosociaux fournis par des centres de patronage, des hôpitaux psychiatriques, et des salles de consultation de psychologie dans les écoles, restent encore trop largement limités. Aussi, les ressources humaines dans le secteur de la médecine, spécialisées dans la santé mentale, sont encore très modestes au Vietnam.

Des résultats encourageants

''Des recherches ont permis d’apporter des éléments contribuant à aider les localités à  élaborer un système de service visant à répondre aux besoins de service de santé mentale et de bien-être psychologique au Vietnam'', a souligné Dào Hông Lan, la vice-ministre du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales.

Rapport sur la santé mentale et le bien-être psychosocial des enfants ảnh 2Les services de santé mentale et les services psychosociaux fournis par des salles de consultation de psychologie dans les écoles restent encore trop largement limités. Photo : Thu Hoài/VNA/CVN

Le rapport a également donné des recommandations sur l’importance du gouvernement vietnamien dans le renforcement et l’amélioration de la qualité et l’augmentation des ressources humaines dans le secteur public en général et de la santé en particulier. L'étude souligne également la nécessité de sensibiliser la population sur les enjeux liés à l’état psychologique des enfants. Il pointe du doigt le manque de politiques, et d’aides financières. Ce rapport enfin insiste sur l’importance de la famille, et surtout de l’école dans l’équilibre psychologique des enfants.

Cette étude confirme que le suicide est un problème majeur au Vietnam, notamment chez les jeunes, bien que le taux de suicide chez les adolescents au Vietnam soit plus faible que les pays de la région. On s’inquiète de voir ce taux augmenter. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre des mesures pour résoudre ces problèmes.

L'étude permettra d’émettre des recommandations sur la manière d’améliorer l’état de santé mentale de la jeunesse et constituera une bonne base d’étude pour des programmes nationaux mis en place dans le futur, comme le Programme national sur le soutien social pour les personnes atteints d’une maladie mentale, le Programme national sur les soins de santé, ou la Stratégie nationale concernant la santé mentale pendant la période 2016-2025 et à l’horizon 2030. - CVN/VNA

Voir plus

Le pourcentage de personnes pratiquant régulièrement une activité physique a augmenté de 10 %. Photo : Vietnamplus

Le Vietnam place le sport au cœur de sa stratégie de santé publique

Le Vietnam renforce sa stratégie de santé publique en mettant l’accent sur la prévention et la pratique sportive. Objectif : améliorer la condition physique, prolonger l’espérance de vie en bonne santé et construire une société plus dynamique, au service d’un développement durable.

"Dans une ferme de vaches laitières à Gia Lai. La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Photo: VNA

Les mesures se renforcent pour empêcher l’entrée du virus de la fièvre aphteuse

Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.