Can Tho (VNA) – L’Association vietnamienne de la filière rizicole (VIETRISA), en coordination avec le Département municipal de l’Agriculture et de l’Environnement de Can Tho et l’Institut international de recherche sur le riz (IRRI), a organisé le 13 mai un atelier consacré à l’évaluation du respect des procédures culturales dans le cadre du projet de « Développement durable d’un million d’hectares de riziculture de haute qualité et à faibles émissions, associé à la croissance verte dans le delta du Mékong d’ici 2030 ».
Cette initiative constitue une étape importante vers la mise en place d’un système de données transparentes, servant de base à l’attribution du label « Riz vert vietnamien à faibles émissions », afin de renforcer la compétitivité du riz vietnamien sur les marchés internationaux.
Au cours de la période 2024-2025, les localités du delta du Mékong ont déployé des procédures techniques de culture de riz de haute qualité et à faibles émissions conformément aux orientations du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement. À Can Tho, le modèle a été expérimenté dans 11 coopératives avec l’appui technique de l’IRRI à travers l’outil numérique ViRiCert.
Selon le professeur associé et docteur Nguyên Van Hung, expert de l’IRRI, l’outil ViRiCert repose sur un système d’évaluation fondé sur dix étapes essentielles du processus de production rizicole durable, allant de la gestion de l’eau et de la préparation des sols jusqu’à la récolte et au traitement des résidus de paille.
Le système d’évaluation comprend trois niveaux. Le niveau 0 concerne les exploitations ne répondant pas encore aux critères requis. Le niveau 1, correspondant à une « production rizicole verte et à faibles émissions », exige un score supérieur à 50%, au moins une phase de drainage intermédiaire des rizières et l’absence de brûlage des pailles. Le niveau 2, intitulé « Riz vert vietnamien à faibles émissions », requiert un score minimum de 75%, deux périodes de drainage au cours de la saison culturale et l’interdiction totale du brûlage des résidus agricoles.
Selon les experts, cette certification de niveau 2 constitue un véritable « passeport vert », permettant au riz vietnamien d’accéder plus facilement aux marchés exigeant des normes élevées en matière de développement durable et de réduction des émissions.
Pour les coopératives, l’évaluation repose non pas sur le nombre de membres mais sur la proportion des superficies cultivées conformes aux critères établis. Une coopérative est reconnue au niveau 2 lorsque plus de 75% des surfaces exploitées par ses membres satisfont aux exigences du programme.
La ville de Can Tho considère le projet d’un million d’hectares de riz comme une mission prioritaire dans la restructuration moderne et écologique de la filière rizicole. Les autorités locales ont approuvé un plan de mise en œuvre couvrant 64 communes et quartiers, représentant une superficie de plus de 170.800 hectares et impliquant 171 coopératives et groupes coopératifs.
À l’issue des évaluations pilotes menées auprès d’environ 400 agriculteurs à Can Tho, l’IRRI a estimé les premiers résultats encourageants, la majorité des producteurs atteignant un niveau de conformité proche de 75%. Parmi eux, 48% ont atteint le niveau 2 et 40% le niveau 1. Toutefois, certains agriculteurs n’ont pas satisfait aux critères requis en raison de l’absence de drainage intermédiaire ou du maintien de la pratique du brûlage des pailles après récolte.
Selon Nguyên Thị Giang, directrice adjointe du Département de l’Agriculture et de l’Environnement de Can Tho, l’application des outils numériques a permis aux coopératives d’adopter progressivement un mode de gestion basé sur les données, renforçant ainsi la transparence et la fiabilité des informations de production.
Elle a également souligné une évolution positive de la sensibilisation des agriculteurs, désormais plus attentifs à la tenue des journaux de culture, au respect des procédures techniques et à la protection de l’environnement agricole.
Les experts estiment que la numérisation des processus de culture contribue non seulement au suivi de la production, mais constitue également une base essentielle pour la traçabilité des produits, l’attribution de codes de zones de culture et la mise en place future de mécanismes de certification des produits rizicoles à faibles émissions.
Lors de l’atelier, les autorités, les entreprises et les coopératives ont discuté du perfectionnement des critères d’évaluation et de la normalisation des données de production afin de déployer prochainement le label « Riz vert vietnamien à faibles émissions ».
Selon Lê Thanh Tung, vice-président et secrétaire général de VIETRISA, ce label ne représente pas seulement une marque commerciale, mais aussi un engagement du secteur rizicole vietnamien en faveur de la qualité, de la transparence et de la responsabilité environnementale face aux exigences croissantes des marchés mondiaux.
Dans le cadre du programme, les organisateurs ont remis des certificats de conformité aux coopératives répondant aux critères établis à Can Tho. Cette étape marque le début de la construction d’un système d’identification de marque pour le riz vietnamien à faibles émissions, contribuant à promouvoir la croissance verte dans le delta du Mékong.
Dans les temps à venir, VIETRISA poursuivra sa coopération avec l’IRRI et les unités relevant du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement afin de finaliser les critères techniques et le logo de certification, tout en élargissant l’application d’outils numériques tels que ViRiCert pour développer une production rizicole plus transparente, durable et à forte valeur ajoutée.- VNA
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