"Il ne se passe pas un jour sans que je n'ai de remords pour cequi s'est passé ce jour là à My Lai", a-t-il avoué mercredi dernierdevant les membres du Club des Kiwanis de l'agglomération de Columbus,en Géorgie (Sud des Etats-Unis).
"J'éprouve des remords pour les Vietnamiens qui ont été tués, pourleurs familles, pour les soldats américains impliqués et pour leursfamilles. Je suis profondément désolé", a-t-il dit. William Calley, âgéaujourd'hui de 66 ans, a été condamné à vie en 1971 pour avoir tué 22civils vietnamiens non armés parmi les 504 victimes du massacre, engrande partie des femmes, des enfants et des vieillards.
Le 16 mars 1968, le jeune sous-lieutenant William Calley et seshommes débarquent en hélicoptère sur le village de My Lai. En quelquesheures, ils vont quasiment rayer la localité de la carte. Le massacrede My Lai, révélé plusieurs mois plus tard, va marquer un tournant dansl'opinion publique américaine à l'égard de la guerre du Vietnam etsusciter une réprobation internationale.
Après avoir tenté d'étouffer le scandale, le Pentagone finit partraduire trois officiers devant une cour martiale. Le lieutenant Calleysera le seul condamné. Sa peine de prison à vie est commuée enassignation à résidence par le président Nixon. Il est remis en libertésur parole trois ans plus tard mais n'a jamais recouvré ses droitsciviques. Il s'est ensuite reconverti dans la bijouterie, puis dans lesassurances.
Depuis sa libération, il avait toujours refusé de s'exprimer surla guerre du Vietnam. Et puis, cette semaine, l'ancien lieutenant adécidé de rompre le silence. Lors de la réunion du Club des Kiwanis, ila répondu pendant une trentaine de minutes à plusieurs questions liéesà cette tuerie. -AVI
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