L’EVIPA stimule les flux de capitaux de l’UE au Vietnam

Les engagements pris par le Vietnam dans le cadre de l’Accord de protection des investissements signé avec l’UE devraient permettre au pays d’attirer les investissements de grands groupes mondiaux.
Hanoi (VNA) – Les engagements pris par le Vietnam dans le cadre de l’Accord de protection des investissements signé avec l’Union européenne (UE) devraient permettre au pays d’attirer les investissements de grands groupes mondiaux.
L’EVIPA stimule les flux de capitaux de l’UE au Vietnam ảnh 1L’UE est le 5e investisseur étranger du Vietnam. Photo: VNA

L’adoption de l’Accord de protection des investissements UE-Vietnam (EVIPA) n’ouvrira pas seulement un nouveau chapitre entre les deux parties, mais fera également du Vietnam un pôle de flux d’investissements et de commerce mondiaux.

Selon le ministère vietnamien du Plan et de l’Investissement, l’EVIPA encouragera l’afflux d’investissement direct étranger (IDE) de l’UE au Vietnam, notamment dans certains secteurs et services professionnels tels que la finance, les télécommunications, les transports et la grande distribution.
 
L’EVIPA aidera le Vietnam à améliorer la qualité de ses investissements étrangers et à attirer davantage d’investisseurs dans les domaines à fort potentiel, tels que l’industrie de transformation et de fabrication utilisant des technologies avancées, les énergies propres et renouvelables ou les services financiers et bancaires. Cet accord soutiendra également le pays dans le développement de son économie privée, autrement dit dans sa restructuration, l’amélioration de ses institutions et de son environnement d’investissement.

Être à la hauteur des exigences de l’UE

Pour attirer les investissements de l’UE, le Vietnam doit se préparer en matière d’infrastructures, électricité, eau, ressources humaines et installations de parcs industriels afin d’être prêt à accueillir les entreprises de l’UE venues investir. Concernant les défis, le plus important réside dans l’adoption des standards stricts du marché européen. Certaines mises aux normes pourraient s’avérer insurmontables, comme par exemple le traitement des déchets électroniques…

Les exigences rigoureuses pour l’introduction de biens et de services sur le marché de l’UE demanderont aux entreprises de modifier leur système de gestion et d’évaluation de la qualité; de s’adapter aux standards relatives à la sécurité et l’hygiène alimentaire, la protection de l’environnement, la sécurité sociale contribuent à la lutte contre le changement climatique. L’EVIPA permettra au Vietnam de mener à bien ses réformes, d’améliorer son climat d’investissement et de rendre sa structure économique plus moderne et efficace, mieux adaptée aux besoins de l’industrie 4.0. La mise en œuvre de cet accord devrait également être le moteur d’une 2e vague de réformes au Vietnam.
 
Le Dr Phan Huu Thang, ancien directeur du Département de l’investissement étranger relevant du ministère du Plan et de l’Investissement, a déclaré que le Vietnam s’efforcerait d’améliorer ses systèmes juridique et politique, et surmonter les difficultés actuelles pour perfectionner davantage son environnement d’investissement. En outre, il faudra fournir une liste des projets appropriés, et préparer les infrastructures à accueillir les futurs investisseurs européens. L’EVIPA est plus détaillé et avancé que les accords similaires signés auparavant entre le Vietnam et certains membres de l’UE. Afin de saisir au mieux les opportunités, Phan Huu Thang a insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts pour améliorer la compétitivité du climat des affaires et de concevoir un plan d’action national. Par ailleurs, il est important de s’intéresser davantage à la qualité des projets étrangers qu’à la quantité.

Actuellement, le Vietnam recense plus de 2.000 projets d’investissements d’Europe, totalisant 24,7 milliards de dollars de capitaux enregistrés. Les Pays-Bas, la France, le Luxembourg et l’Allemagne sont les plus grands investisseurs. La plupart des projets venant de l’UE sont concentrés dans des zones dont les infrastructures sont développées comme Hanoi, la province de Quang Ninh (Nord), Hô Chi Minh-Ville et la Région économique clé du Sud. – CVN/VNA

Voir plus

La logistique, levier de croissance des exportations vietnamiennes

La logistique, levier de croissance des exportations vietnamiennes

Le Vietnam doit moderniser et mieux connecter ses infrastructures logistiques, développer le transport multimodal et accélérer la transformation numérique afin de réduire les coûts, de fluidifier les échanges et de soutenir durablement la croissance de ses exportations.

Des passagers sur le premier vol reliant Ahmedabad à Hanoï. Photo: VNA

Hanoï-Ahmedabad : une nouvelle liaison aérienne pour renforcer les échanges Vietnam-Inde

La ligne est exploitée par la compagnie aérienne nationale Vietnam Airlines à raison de quatre vols aller-retour par semaine. Il s'agit de la septième liaison de la compagnie vers l'Inde, reliant ainsi le Vietnam à cinq grandes villes de ce pays d'Asie du Sud. L'ouverture de cette ligne vise à stimuler la coopération aéronautique, les échanges commerciaux et le tourisme entre les deux nations.

L'espace de présentation des produits agricoles transformés et des produits OCOP au supermarché GO à Hanoï. Photo : VNA

L’économie vietnamienne : de nouveaux moteurs pour atteindre une croissance à deux chiffres

La reprise vigoureuse de la production et des exportations, portée par l’essor de l’intelligence artificielle (IA), des flux records d’investissements directs étrangers (IDE) et des fondamentaux budgétaires solides, constitue un point positif de l’économie vietnamienne aux yeux des analystes internationaux. Toutefois, plusieurs obstacles restent à surmonter pour maintenir une croissance durable.

Le vice-Premier ministre permanent Pham Gia Tuc préside la réunion ministérielle consacrée au projet de résolution, à Hanoi, le 3 novembre. Photo : VNA

Le gouvernement veut diversifier les marchés et moderniser la gouvernance commerciale

La résolution gouvernementale appelle à une diversification accrue des marchés d'import-export, à l’élévation de la valeur ajoutée des produits nationaux, le renforcement de l’intégration du pays dans les chaînes d’approvisionnement régionales et mondiales, et à la réduction de la dépendance à l’égard d’un nombre restreint de marchés partenaires.