Hanoi (VNA) – Le Premier ministre Lê Minh Hung a souligné mercredi 21 octobre que l’objectif ultime des amendements apportés à plusieurs lois dans le secteur de la santé est d’éliminer les intermédiaires superflus et de garantir aux patients ainsi qu’aux établissements hospitaliers un accès aux médicaments et aux équipements médicaux à des prix raisonnables.
Intervenant lors d’un débat en groupe dans le cadre de la deuxième session de la 16e législature, il a indiqué que le gouvernement avait soumis ces propositions d’amendement en urgence afin de combler les lacunes juridiques et de corriger les pratiques de mise en œuvre qui ont entraîné une hausse des coûts.
Les textes au menu des députés comprennent, entre autres, le projet de loi modifiant et complétant des dispositions de la Loi sur les enfants, le projet de loi sur les personnes âgées, le projet de loi sur l’examen et le traitement médicaux, le projet de Loi sur la pharmacie, le projet de loi sur les personnes âgées, et le projet de loi modifiant et complétant des dispositions de la Loi sur l’assurance sociale.
Le chef du gouvernement a précisé que des inspections et des enquêtes, menées par le ministère de la Sécurité publique et l’Inspection du gouvernement, ont mis en évidence des défaillances au niveau de la législation, des documents d’orientation et des circulaires du ministère de la Santé, ainsi qu’au stade de l’application des textes. Ces lacunes ont favorisé la prolifération d’intermédiaires et une augmentation excessive des coûts.
De nombreux médicaments — en particulier les médicaments de marque — ainsi que des dispositifs médicaux sont importés. Même lorsque les fabricants développent leur production nationale, le Vietnam demeure dépendant des matières premières importées, la capacité de production locale ne couvrant qu’une faible part de la demande.
Le Premier ministre Lê Minh Hung a fait référence à une enquête concernant l’entreprise Viêt My, dans laquelle des marchandises auraient transité par plusieurs sociétés étrangères avant d’atteindre les importateurs vietnamiens à des prix nettement surévalués. De telles pratiques alourdissent les coûts de santé, pèsent sur les patients et exercent une pression supplémentaire sur le budget de l’État ainsi que sur le Fonds d’assurance-maladie.
Les coûts ont été poussés à des niveaux excessivement élevés et déraisonnables, a-t-il déclaré, en appelant les députés de l’Assemblée nationale — notamment ceux qui travaillent dans le secteur de la santé et en milieu hospitalier — à contribuer à l’amélioration du projet de loi.
Si les entreprises doivent être autorisées à réaliser des bénéfices, ceux-ci doivent rester raisonnables, a-t-il indiqué. Les médicaments et le matériel médical répondent à des besoins de santé essentiels et ne sauraient être laissés entièrement aux seules forces du marché. L’État doit veiller à ce que les prix demeurent abordables, compte tenu notamment des dépenses importantes à la charge des patients.
Le gouvernement est déterminé à collaborer avec les organismes compétents afin de modifier la Loi sur la pharmacie et la Loi sur l’examen et le traitement médicaux, garantissant ainsi une plus grande transparence dans l’acquisition de matériel médical et la fixation des prix des médicaments. Parmi les solutions envisagées figurent la centralisation des achats pour les produits d’usage courant et la négociation directe entre les hôpitaux et les fournisseurs pour les produits spécialisés.
Il s’est également interrogé sur les raisons pour lesquelles les hôpitaux privés pouvaient se procurer des médicaments et du matériel à des prix raisonnables, contrairement aux hôpitaux publics, et a insisté sur la nécessité d’un examen approfondi des mécanismes d’approvisionnement et d’appel d’offres. Il a mis en garde contre toute collusion entre les entreprises pharmaceutiques et de matériel médical étrangères visant à contrôler le marché.
Intervenant dans le débat, le député Duong Minh Tuân, de la délégation parlementaire de Hô Chi Minh-Ville, a proposé une réglementation exigeant que les décisions d’achat prennent en compte l’intégralité du coût du cycle de vie du matériel médical, y compris les produits chimiques brevetés, les produits biologiques et les pièces détachées.
Il a exhorté l’organisme rédacteur à veiller à ce que les évaluations des marchés publics prennent en compte à la fois les prix d’achat initiaux et les dépenses d’exploitation à long terme, tout en soulignant la nécessité de renforcer le respect par les fournisseurs des lois pertinentes et de maintenir une gestion étatique efficace des équipements médicaux. – VNA