Croissance du nombre de cas de maladies non transmissibles
Le nombre de cas de maladies non transmissibles augmente rapidement au Vietnam. Si on n’agit pas immédiatement pour lutter contre celles-ci, leur progression deviendra irrésistible.
Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.
Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.
Le Vietnam met activement en œuvre l'approche «Une seule santé» dans le cadre du One Health Partnership (OHP), sous l'égide du ministère de l'Agriculture et de l’Environnement, et en étroite coordination avec le ministère de la Santé, les autres ministères concernés et les partenaires internationaux.
Le professeur-Docteur Nguyên Huy Hoàng, directeur adjoint de l’Institut de biologie de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies, et son équipe de recherche ont mené un projet intitulé « Analyse des mutations génétiques chez des patients vietnamiens atteints de maladies rares sélectionnées à l’aide de la technologie de séquençage de l’exome entier ». Ce projet, réalisé de 2022 à 2024, vise à élucider les causes génétiques de ces maladies au sein de la population vietnamienne.
Le secteur de la santé et l’ensemble de la société s’efforcent d’innover pour mieux protéger et améliorer la santé de la population, la santé maternelle et infantile étant considérée comme un pilier essentiel du développement durable du pays.
Ce programme novateur, fondé sur les principes de la médecine familiale, ambitionne d’instaurer un suivi médical continu, proactif et global pour chaque citoyen. Ces équipes mobiles se rendent désormais directement au domicile des habitants, en accordant une attention prioritaire aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux populations les plus vulnérables.
Du 5 au 7 avril 2026, la France accueillera le One Health Summit, avec une priorité claire: identifier des solutions concrètes, durables et efficaces pour prévenir les risques, sanitaires, alimentaires et environnementaux, qui menacent nos populations et notre planète.
Le Déparrtement de la Santé de Hô Chi Minh-Ville a lancé, le 5 avril, une campagne inédite de dépistage gratuit déployée simultanément sur 64 sites au profit de 16 000 habitants. Cette opération d'envergure marque un tournant stratégique pour la mégapole, qui ambitionne de passer d'une médecine curative passive à une gestion proactive de la santé.
Le ministère de la Santé, en coordination avec la Télévision vietnamienne, a organisé le 5 avril au soir, à Hanoï, un programme politico-artistique intitulé « Une population en bonne santé – un pays prospère », en réponse à la première Journée de la santé pour tous (7 avril).
Cette initiative vise à rapprocher les services de santé des habitants et à renforcer les soins médicaux de proximité, avec pour objectif à long terme d’étendre les services de santé préventifs aux quelque 15 millions d’habitants de la ville.
Un meeting marquant la Journée nationale de la santé du 7 avril, placée sous le thème : « Prévenir activement les maladies – Pour un Vietnam en bonne santé » a eu lieu dans la matinée du 5 avril, au parc Thong Nhat à Hanoï.
Selon le ministère de la Santé, le marché vietnamien du tourisme médical, estimé à environ 700 millions de dollars en 2024, pourrait atteindre près de 4 milliards de dollars d’ici 2033, avec une croissance annuelle moyenne de 18 %. Ces projections témoignent du fort potentiel de ce secteur.
Les participants bénéficieront d’un bilan de santé complet grâce à un processus simplifié en un seul lieu, comprenant la mesure de la tension artérielle, l’évaluation de la taille et du poids, le calcul de l’IMC et l’évaluation du risque cardiovasculaire, des analyses de sang, un examen général et des consultations spécialisées en médecine interne, pédiatrie, obstétrique, ophtalmologie, ORL, dentisterie et oncologie.
Le Département de la Santé de la province de Ca Mau et celui de Hô Chi Minh-Ville ont signé, le 2 avril, un protocole d’accord sur la coopération dans le domaine de la santé pour la période 2026–2030.
Face à plus de 25.000 cas de syndrome pieds-mains-bouche enregistrés au premier trimestre 2026, les autorités sanitaires vietnamiennes renforcent la formation médicale, actualisent les protocoles de traitement et appellent à une vigilance accrue, notamment sur l’approvisionnement en médicaments et les mesures de prévention.
Le ministère de la Santé a demandé de renforcer le triage des patients, les capacités de traitement et la lutte contre l’infection dans l’ensemble du système de santé, face à une recrudescence du syndrome pieds-mains-bouche, notamment dans le sud du pays.
Depuis le début de l’année 2026, Hanoi a signalé un total de 29 cas de Covid-19 dans 22 quartiers et communes, sans aucun décès. Ce chiffre représente une augmentation par rapport à la même période en 2025, où seulement cinq cas avaient été enregistrés.
L’intelligence artificielle s’impose comme un levier majeur pour renforcer le dépistage précoce des maladies non transmissibles au Vietnam, dans un contexte où ces pathologies, responsables de plus de 70 % des décès dans le monde, connaissent une progression rapide. En combinant politiques publiques et transformation numérique, le secteur de la santé accélère sa transition vers une approche préventive, visant à améliorer la qualité des soins et à réduire durablement la charge sanitaire.
Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville, les établissements de santé locaux ont recensé 10.886 cas de syndrome main-pied-bouche au cours des douze premières semaines de 2026, dont 1.992 hospitalisations et 221 cas graves. Il est à noter que le nombre de cas graves a augmenté rapidement, certains patients présentant une détérioration rapide nécessitant une intervention médicale intensive.
Détecté dans plusieurs pays, le variant BA.3.2, surnommé « Cigale », présente une capacité accrue à échapper aux anticorps, sans provoquer pour l’instant de vague épidémique.